Archives par mot-clé : ESA

Le cadeau du père Noël est arrivé : Ariane V s’est envolée le 25 décembre 2021

Ariane V (VA 256) s’est envolée à Noël de Kourou, Guyane française, le 25 décembre à 13h20 (Suisse). Photo : ESA / CNES

The James Webb Space Telescope was successfully deployed into the intended orbit approximately 28 minutes after being launched by an Ariane 5 launch vehicle (Ariane Flight VA256) from Ariane Launch Complex No. 3 (ELA 3) at Guiana Space Centre in Kourou, French Guiana, on 25 December 2021, at 12:20 UTC (09:20 local time, 07:20 EST, 13:20 CET).

Some statistics 

  • 256th launch of an Ariane rocket since 1979
  • 338th Arianespace mission
  • 112th launch of an Ariane 5 rocket since 1996
  • 85th satellite for ESA launched by Arianespace
  • 79th launch of an Ariane 5 ECA rocket since 2002
  • 87th flight of a Vulcain 2 engine
  • 111th flight of an HM7B engine
  • 2nd Ariane 5 launch targeting L2 Lagrange point
  • 7th launch from the Guiana Space Center in 2021
  • 3rd Ariane 5 launch in 2021

Sur la radio RFJ
Mon passage à La Matinale du 25 décembre 2021

Coordination scientifique zurichoise pour l’instrument MIRI

Test des instruments scientifiques. Les trois unités du proche infrarouge ont été refroidies à environ -233°C, tandis que l’instrument du moyen infrarouge a atteint une température encore plus basse de -266°C, pour un total de 116 jours. – Photo : NASA/Goddard/C. Gunn

[Courrendlin, December 25, 2021, rke, English below] Dans le cadre du consortium de l’instrument MIRI, l’EPFZ coordonne et chapeaute l’assemblage, les tests et l’intégration de l’appareil infrarouge MIRI. Et ce, grâce aux deux chercheurs suisses Simon Lilly et le Dr Adrian Glauser.

L’Institut de physique et d’astrophysique des particules (IPA) du département de physique de L’École polytechnique fédérale de Zurich (MIRI) fait partie du consortium MIRI (Mid-Infrared Instrument) du télescope spatial James Webb. MIRI est développé conjointement par les États-Unis et un consortium européen (CE) financé par des fonds nationaux, sous l’égide de l’Agence spatiale européenne. Le CE est responsable de l’optique, du banc optique, de l’assemblage, de l’intégration et des tests de l’instrument MIRI.  MIRI sera refroidi à 7 K et sera la partie la plus froide du JWST. Cette gamme de longueurs d’onde, associée à la sensibilité inédite du JWST, ouvrira une nouvelle ère de la recherche en astrophysique.

Transféré à l’EPFZ en 2008
Initialement, la contribution suisse était dirigée par le Dr Alexander Zehnder à l’Institut Paul Scherrer (PSI). En 2008, le projet a été transféré à l’EPFZ. Depuis 2007, le Dr Adrian Glauser est le chef de projet national suisse pour la participation au consortium de l’instrument MIRI pour le JWST et supervise les contributions des partenaires industriels suisses, RUAG Aerospace et SYDERAL. Il est soutenu dans son travail par le professeur Polychronis Patapis. Le professeur Manuel Guedel (Université de Vienne et professeur associé à l’EPFZ) est le co-chercheur principal suisse, le professeur Simon Lilly et le Dr Adrian Glauser sont les co-chercheurs suisses du consortium MIRI, respectivement.

MIRI est un instrument (imageur et spectromètre) de l’extrême puisqu’il collecte les rayonnements les plus longs (entre 5 et 29 microns) donc les moins chauds. Il est refroidi en dessous de la température déjà très froide de l’ensemble du télescope, jusqu’à -266°C par un liquide cryogénique, et il est équipé d’un coronographe (par « masque de phase ») qui permet d’éviter que l’image froide soit inondée par la lumière de la source lumineuse la plus proche (le plus souvent l’étoile de la planète visée). L’objet est cosmologique, recherche de la « première lumière » au sortir des « âges sombres », et astrophysiques, la formation des étoiles et la formation des systèmes planétaires.

Pourquoi le Webb observe-t-il dans l’infrarouge ?
En observant dans l’infrarouge, le Webb révélera tout un univers jusque là caché à nos yeux : des étoiles et des systèmes planétaires se formant dans des nuages de poussière et la première lumière des premières étoiles et galaxies jamais formées.

Pierre Brisson

Merveille technologique
Lire l’excellent article de Bierre Brisson président de la Mars Society Switzerland, membre du comité directeur de l’Association Planète Mars (France), économiste de formation (University of Virginia), ancien banquier d’entreprises de profession, planétologue depuis toujours.

Les autres contributions suisses

Contributeurs au JWST : 8 Suisses dans le coup !

Au nombre de 306 dans le monde dont 153 américains, 14 canadiens et 173 européens dont 8 suisses :

  • Syderal SA, Neuchâtel
  • Swiss Space Office, Berne
  • RUAG, Zurich
  • Physikalisches Institut, Berne
  • Paul Scherrer Institute, Villigen
  • Observatoire de Genève
  • ETH, Institute for Particle Physics and Astrophysics, Zurich
  • APCO Technologies SA, Aigle

La participation Suisse concerne surtout MIRI, l’instrument le plus délicat du JWST puisque c’est celui qui observera dans l’environnement le plus froid.

ZURICH. Contamination Control Cover. Ce couvercle, développé par RUAG Space, protégera MIRI contre la contamination externe pendant la phase de refroidissement des tests et après le lancement.
En outre, ce cryo-mécanisme fait office d’obturateur optique pour l’instrument afin de permettre l’étalonnage à bord et de protéger les détecteurs contre les objets brillants (photo ci-dessous)

NEUCHÂTEL. Cryo-câbles. Ces câbles, développés par l’entreprise neuchâteloise SYDERAL SA sont constitués de 250 fils électriques qui relient les mécanismes cryogéniques, les sources d’étalonnage et les capteurs de température du banc optique froid avec l’électronique chaude (Photo ci-dessous)

Zurich scientific coordination for the MIRI instrument

Adrian Glauser with a model of the James Webb Space Telescope, which will begin its journey into space in the next few days. (Image: ETH Zurich/D-​Phys/Heidi Hostettler)

As part of the MIRI consortium, ETH Zurich is coordinating and leading the assembly, testing and integration of the MIRI infrared instrument. This is thanks to two Swiss researchers Simon Lilly and Dr Adrian Glauser

The Institute for Particle Physics and Astrophysics (IPA) at the ETH Zürich Department of Physics is part of the James Webb Space telescope Mid-​Infrared Instrument (MIRI)call_made consortium. MIRI is jointly developed by the USA and a nationally funded European Consortium (EC) under the auspices of the European Space Agency. The EC is responsible for the optics, optical bench, and assembly, integration, and test of the MIRI instrument. 

The Mid Infrared Instrument (MIRI) is one of the four science instruments on JWST and the only one which covers the poorly explored wavelength ranges from 5 μm to 28 μm. Therefore, MIRI will be cooled at 7 K and is the coldest part in the JWST. This wavelength range combined with the border breaking sensitivity of JWST will initiate a new age of astrophysical research.

Initially, the Swiss contribution was led by Dr. Alexander Zehnder at the Paul Scherrer Institute (PSI). In 2008, the project was transferred to ETH Zurich. Since 2007, Dr. Adrian Glauser serves at Swiss National Project Lead for participation in the MIRI Instrument Consortium for the JWST and oversees the contributions of the Swiss industry partners, RUAG Aerospacecall_made and SYDERAL SAcall_made. He is supported in his work by Polychronis Patapis. Prof. Manuel Guedel (University of Vienna and Associate Professor at ETH Zurich) serves as the Swiss co-​Principle Investigator, Prof. Simon Lilly and Dr. Adrian Glauser as Swiss co-​Investigators for the MIRI Consortium, respectively.

Swiss industry contribution

Contamination Control Cover on its mechanical support bracket manufactured by RUAG Aerospace (Image: MIRI)
  • Contamination Control Cover. The cover, developed by RUAG Aerospacecall_made, will protect MIRI against external contamination during the cooldown phase of the tests and after the launch. Additionally, this cryo-​mechanism acts as an optical shutter for the instrument to allow on-board calibration and to protect the detectors against bright objects.

  • NEUCHÂTEL. Cryo-​Cables. These cables, developed by SYDERAL SAcall_made consist of 250 electrical wires which connect the cryogenic mechanisms, calibration sources and temperature sensors of the cold optical bench with the warm electronics.
Cryotest facility at PSI equipped with the SYDERAL cables ready for cryogenic performance testing (Image: MIRI)

Ce samedi 30 mai (21h35), Dragon devrait quand même passer sur la Suisse… au crépuscule des dieux

[Courrendlin, Switzerland, May 29, 2020, rke]
Vous avez été nombreux à intervenir sur ma dernière news dont le titre est : « Dragon ne passera plus au-dessus de la Suisse, mais sur les Pyrénées. » En fait, j’aurais dû dire : « Dragon ne sera pas visible au-dessus de la Suisse de nuit, mais le sera sur les Pyrénées. » C’est vrai, je n’étais pas sur la bonne orbite…
Photo ci-dessus : Spot the Station on Friday May 29, 2020.

Claude Nicollier, notre astronaute national 4 étoiles – je veux rappeler par là qu’il a réalisé 4 missions dans l’espace, dont une (un peu comme opticien) pour réparer la myopie du télescope Hubble (décembre 1999) – a laissé un commentaire très précis sur ma précédente News. 

Claude Nicollier :
« En fait, samedi soir, l’ISS et le Crew Dragon (s’il est lancé) passeront au-dessus du nord de la Suisse, exactement comme l’ISS l’a fait le soir du 27 mai (sans Crew Dragon), mais, comme le lancement du Crew Dragon aura lieu environ 1h11min plus tôt (21h22 le 30 mai contre 22h33 le 27 mai), l’ISS se lèvera vers 21h35 en direction du nord-ouest de la Suisse, seulement 17 minutes environ après le coucher du soleil à l’horizon astronomique, suivi de Crew Dragon sur la même trajectoire vers 21h45 (si elle est lancée). Le ciel sera tout simplement trop lumineux pour voir l’ISS ou le Crew Dragon. Le passage au-dessus des Pyrénées mentionnées dans l’article sera une orbite complète plus tard ! »

Souvenirs, souvenirs. En 1992, confiné sur orbite, avec le masque !
Pionnier – August 7, 1992. STS-46 European Space Agency (ESA) Mission Specialist (MS) Claude Nicollier, wearing goggles, face mask, and rubber gloves, reviews inflight maintenance (IFM) checklist procedures before starting waste collection system (WCS) fan separator repair. One of two fan separators used to transfer waste water from the waste management compartment (WMC) to the waste water tank has failed. The suspected accumulation of water in the separator was believed to have occurred during a test dumping of waste water at a lower than normal pressure to evaluate the performance of new nozzles. The WMC is located on the middeck of Atlantis, Orbiter Vehicle (OV) 104. – Photo : NASA

Précurseur ! En 1992, lors de son premier vols dans l’espace, le spécialiste de mission (MS) de l’Agence spatiale européenne (ESA) Claude Nicollier, portant des lunettes de protection, un masque facial et des gants en caoutchouc, passe en revue les procédures de la liste de contrôle de l’entretien en vol (IFM) avant de commencer la réparation du séparateur du ventilateur du système de collecte des déchets (WCS). L’un des deux séparateurs de ventilateur utilisés pour transférer les eaux usées du compartiment de gestion des déchets (WMC) vers le réservoir d’eaux usées est tombé en panne. L’accumulation suspecte d’eau dans le séparateur aurait eu lieu lors d’un essai de déversement d’eaux usées à une pression inférieure à la normale pour évaluer les performances de nouvelles buses. Le WMC est situé sur le pont intermédiaire de la navette spatiale Atlantis (OV) 104. – Photo : NASA

La station en vue
Comme la station spatiale (dont le premier « bout » a été mis sur obite en 1998) gravite autour de la Terre à 420 km à son apogée en 1,5 heure, cet ensemble issu de différents pays (NASA, Roscosmos, ESA, Jaxa et ASC) survole la Terre 16 fois par jour. Pour vous aider à y voir plus clair, voici un lien du site où il est possible de suivre la trajectoire de la station et… plus tard, de sa capsule Dragon qui y sera accroché.

  • Le site pour suivre l’ISS et Drag (lorsque la capsule y sera accrochée) : cliquez ici – click here
  • Website to follow the ISS and Dragon (when the capsule will be attached to it)

Saturday, Dragon should still pass over Switzerland… at the twilight of the gods

The ISS. – Photo : NASA

[Courrendlin, Switzerland, May 29, 2020, rke]
Many of you have spoken on my last news item, the title of which is: « Dragon will no longer fly over Switzerland, but over the Pyrenees. « In fact, I should have said: « Dragon won’t be visible over Switzerland at night, but will be visible over the Pyrenees.  » That’s right. I was actually in the wrong orbit.

Space Station Facts – the various modules : 240 individuals from 19 countries have visited the International Space Station. In 24 hours, the space station makes 16 orbits of Earth, traveling through 16 sunrises and sunsets

Claude Nicollier, our 4-star national astronaut – I want to remind you that he has carried out 4 missions in space, including one (a bit like an optician) to repair the myopia of the Hubble telescope (December 1999) – left a very precise comment on my previous news.
Claude Nicollier:
« In fact, on Saturday evening, ISS and the Crew Dragon (if launched) will come over northern Switzerland, exactly like ISS did the evening of May 27 (without Crew Dragon following it), but, as the Crew Dragon launch will be about 1h11min earlier (21h22 on May 30 vs. 22h33 May 27), ISS will rise at about 21h35 in the north-west direction from Switzerland, only about 17 minutes after sunset at the astronomical horizon, followed by Crew Dragon on the same track at around 21h45 (if launched). The sky will be simply too bright to see either ISS or the Crew Dragon. The pass over the Pyrenees mentioned in the article will be one full orbit later! »

The station in sight
Since the space station (the first « tip » of which was put on obite in 1998) orbits the Earth at 420 km at its apogee in 1.5 hours, this ensemble from different countries (NASA, Roscosmos, ESA, Jaxa and CSA) flies over the Earth 16 times a day. To help you see more clearly, here is a link to the site where it is possible to follow the trajectory of the station and… later, of its Dragon capsule that will be attached to it.