Archives de catégorie : SPACEX

2020 : l’envol, entre pélicans et fusées habitées

Back to Switzerland from Cape Canaveral.

Retour de la tour de lancement de SLS de son pas de tir SLC-39B à sa halle d’assemblage VAB. Photo prise le 19 décembre 2019 lors de son roll-in avec, en fond, le pas de tir SLC-39A de SpaceX. – Photo : rke

En ce vendredi 27 décembre 2019, me voilà enfin de au bercail. Cette année écoulée, je totalise donc 4 press-trip aux USA où j’ai pu assister à 6 lancements. Voir ma liste : cliquez ici

L’envol de pélicans, photo que j’ai prise sur la plage du Canaveral National Seashore, une aire protégée américaine située sur les bords de l’océan Atlantique, en Floride. Créée le 3 janvier 1975, elle protège 233,35 km² dans les comtés de Brevard et Volusia. Grâce au centre spatial. Sinon, il y aurait des hôtels. – Photo : rke
The Gateway will serve as orbital outpost to support human and scientific exploration of the Moon. As a command and service modulein lunar orbit, the Gateway can be evolved to support longer duration lunar missions, and exploration farther into the solar system. American companies will regularly deliver supplies like oxygen, fuel and food to the Gateway for NASA. La passerelle servira d’avant-poste orbital pour appuyer l’exploration humaine et scientifique de la Lune. En tant que module de commande et de service en orbite lunaire, la passerelle peut être modifiée pour soutenir des missions lunaires de plus longue durée et l’exploration lointaine dans le système solaire. Des entreprises livreront régulièrement à ce Gateway des fournitures telles que de l’oxygène, du carburant et de la nourriture pour le compte de la NASA. – Image de synthèse : NASA

La décennie 20 est à nos portes, une étape importante dans le domaine spatial. D’abord avec le programme Artemis de reconquête de la Lune dont le calendrier de d’y poser un homme – et une femme – fin 2024 (exigé par Trump) est difficilement tenable, mais pas impossible. Dans les coulisses du centre spatial, on y croit. C’est en tous cas l’impression que j’en ai eu ce 19 décembre 2019 lors de la conférence de presse en plein air. Le test de l’étage principal de la fusée (Space Launch System SLS) n’est pas au programme avant 2021. Avec sa hauteur de 65 mètres, la première partie de cette fusée est le plus haut étage de que la NASA ait construit depuis les Saturn V des missions Apollo. Le SLS mesure (pour sa version habitable avec la capsule habitable Orion), 98 m alors que Saturn V mesurait 111 m. Cette grosse fusée reprend les mêmes principes que l’ex. programme lunaire Ares abandonné par la présidence Obama.

Entre Soyouz et Boeing

En revanche, cela devrait bouger davantage cette année du côté des vols habités avec la reprise des lancements de Cap Canaveral. Et non plus du Kazakhstan, après huit ans d’embarquement des astronautes américains dans des Soyouz russes par l’agence Roscosmos. D’une part, Boeing est un peu dans l’expectative pour savoir si sa capsule Starliner CST-100 est à relancer à vide, suite à sa mauvaise mise en orbite pour atteindre la Station spatiale internationale (ISS). Mais suite à son succès du retour sur terre – sur coussins d’air – il y a de fortes chances que United Launch Alliance (ULA) envisage quand même un lancement habité. Affaire à suivre ces prochaines semaines.
D’autre part, SpaceX doit aussi miser sur une année 2020 prudente, plutôt que trépidante, avant d’envoyer les astronautes de la NASA dans la capsule Dragon. Un autre essai, suite à celui avorté en mars 2019 (explosion), doit d’abord confirmer que l’engin spatial est sûr en cas de pépin pour qu’il puisse revenir sur Terre indépendamment de la fusée… si elle explose.

Conférence de presse en plein air peu avant la lancement de Starliner de Boeing, le 19 décembre 2019. Open-air press conference shortly before the launch of Boeing’s Starliner on 19 December 2019.
– Photo : rke

Starship : patience et rêve

Bref, l’année 2020 sera une année tremplin pour la reprise des vols habités. Mais, question de réalisme technique, stratégique et sécuritaire, je vois les missions humaines plutôt reprendre en 2021. Quoi qu’il en soit, c’est bien la décennie 20 qui promet d’être haletante avec les missions privées. D’abord SpaceX avec sa toute grosse fusée Starship de 118 m (!) de haut (ex. BFR, Big Falcon Rocket) mais qui encore besoin d’importants essais moteurs et structurels de son 1er étage (qui en comprend 2). D’ailleurs, les tests ont lieu depuis Boca Chica, au sud du Texas. Quant aux vols de touristes avec cette big fusée, je les vois plutôt vers la fin de cette décennie. Quant à la colonisation de la planète Mars, les écueils sont tellement grands, que l’objectif reste utopique. Mais, on peut rêver.

Virgin Galactic et Blue Origin

Back of the SLS launch tower from its SLC-39B launch pad to its VAB assembly building. Photograph taken on December 19, 2019 during its roll-in with the SpaceX SLC-39A launch pad in the background. . Photo : rke

Enfin, l’entreprise Virgin Galactic, discrète ses derniers temps, envisage des vols touristiques avec son avion parabolique aéroporté SpaceShipTwo, soit 8 personnes promises à 110 km d’altitude (mais réellement à 80 km) pour 5 minutes d’apesanteur. Donc pas de vol en orbite. Et encore Blue Origin. La société spatiale du patron d’Amazon Jeff Bezos a réalisé le mercredi 11 décembre 2019 son douzième vol d’essai de sa fusée pour touristes (18 m de haut). Le test s’est toutefois déroulé sans passager, repoussant sans doute à fin 2020 les premiers vols commerciaux, eux aussi paraboliques.

2020: take-off, between pelicans and manned rockets

On this Friday, December 27, 2019, I am finally back home in Switzerland. This past year, I’ve had 4 press-trips in the USA where I’ve been able to attend 6 launches. See my list : click here.

The flight of pelicans, a photo I took on the beach of the Canaveral National Seashore, an American protected area located on the shores of the Atlantic Ocean, in Florida. Created on January 3, 1975, it protects 233.35 km² in the counties of Brevard and Volusia. Thanks to the space center. Otherwise, there’d be hotels. – Photo: rke

The twenties are at our doorstep. It represents an important step in the space field. First with the Artemis program of reconquest of the Moon, whose schedule to land a man – and a woman – at the end of 2024 (required by Trump) is difficult to maintain, but not impossible. Behind the scenes at the space centre, people believe in it. At least that’s the impression I got on December 19, 2019 during the press conference in the open air (see photos). The test of the main stage of the rocket (Space Launch System SLS) is not scheduled before 2021. With its height of 213 feet, the first part of this rocket is the highest stage that NASA has built since the Saturn V for the Apollo missions. Let us recall that the SLS will measure (for its inhabitable version with the Orion habitable capsule), 322 feet whereas Saturn V measured 364 feet. This big rocket, which already dates from 2011, is based on the same principles as the former Ares lunar program, abandoned by the Obama presidency.

Between Soyuz and Boeing

La tour du pas de tir SLC-39B transportée par les quatre crawleurs.Regardez la grandeur de la 4×4, au milieu de l’image en bas. The tower of the SLC-39B launch pad carried by the four crawlers.look at the size of the 4×4, in the middle of the picture below. – Photo : rke

On the other hand, it should move more this year on the side of manned flights with the resumption of launches from Cape Canaveral. And no more Kazakhstan, after eight years of boarding American astronauts in Russian Soyuz by the Roscosmos agency. On the one hand, Boeing is a little expectant to know if its Starliner CST-100 capsule is to be re-launched empty, following its poor placing in orbit to reach the International Space Station (ISS). But following its successful return to earth – on air cushions – there is a good chance that the United Launch Alliance (ULA) will still consider a manned launch. To be continued in the coming weeks.
On the other hand, SpaceX must also bet on a cautious, rather than hectic, 2020 before sending NASA astronauts in the Dragon capsule. Another test, following the one aborted in March 2019 (explosion), must first confirm that the spacecraft is safe in case of a glitch so that it can return to Earth independently of the rocket… if it explodes.

Miami Airport : mon retour le 27 décembre 2019.

Starship: between being patient and dreaming

Back of the SLS launch tower from its SLC-39B launch pad to its VAB assembly building.
– Photo : rlke

n short, the year 2020 will be a springboard year for the resumption of human spaceflight. But, a matter of technical, strategic and security realism, I see human missions rather resume in 2021. In any case, the 1920s promise to be a breathtaking decade for private missions. First, SpaceX with its very big Starship rocket, 387 feet (!) high (e.g. BFR, Big Falcon Rocket) but which still needs important engine and structural tests of its first stage (which includes two stages). Moreover, the tests are taking place from Boca Chica, in South Texas. As for tourist flights with this big rocket, I see them rather towards the end of this decade. As for the colonization of the planet Mars, the pitfalls are so great, that the objective remains utopian. But we can dream.

Virgin Galactic & Blue Origin

Miami at night from my seat 34A in the Boeing 777 300-ER of Swiss International Airlines.
– Photo : rke
Landing at Zuriche on 28 December 2019. Duration of the flight: 8h15! From Miami to Zurich. – Photo : rke

Finally, the Virgin Galactic company, discreetly in its last days, is considering tourist flights with its parabolic airborne SpaceShipTwo, that is to say 8 people promised at an altitude of 68 miles (but really 50 miles) for 5 minutes of weightlessness. So no flight in orbit.
And again Blue Origin. The space company of Amazon boss Jeff Bezos realized on Wednesday, December 11, 2019 his twelfth test flight of his rocket for tourists (59 feet high). The test, however, took place without passengers, postponing the first commercial flights, also parabolic, until the end of 2020.

Falcon 9 : colis express japonais de télécommunication sur orbite

[Cape Canaveral, December 17, 2019, rke. English below] – Photo du haut : SpaceX a lancé sa fusée Falcon 9 avec JCSAT-18/Kacific-1 lundi 16 décembre (19h10, locale, pile à l’heure). Le lancement, le 77e pour un Falcon 9, a vu le satellite de communications commerciales s’élever sur une orbite de transfert géostationnaire (GTO). La fenêtre de lancement était d’une heure et 28 minutes.  – Photo : rke

Falcon 9 on takeoff. – Photo : rke

Mission express pour SpaceX. Je dis express, parce que les lancements sont dorénavant tellement bien rodés, que les fusées décollent au pas cadencé. Ce n’est en tous cas pas une affaire banale, même si, apparemment, les lancements se suivent et se ressemblent. D’ailleurs, le premier étage de la fusée Falcon 9 de ce vol, a déjà volé deux fois, et, ce qui extraordinaire, c’est de le voir filer dans les airs après une troisième utilisation. Ça, c’est aussi un exploit… et pas de la routine.

En deux mots, Falcon 9 a donc lancé à l’heure pile 19h10 locale ce 16 décembre (1h10 en Suisse ce 17 décembre), de Cap Canaveral, un gros satellite de télécommunication de 6,9 tonnes (15’335 pounds) qui, comme son nom l’indique, doit couvrir la région Asie-Pacifique à 36’000 km d’altitude à 150 degrés de longitude Est. 

Pour populations isolées de l’Asie Pacifique

The settings. – Photo : rke
The 4 folded feet of falcon 9. – Photo : rke

Propriété des entreprises Kacific et Sky Perfect JSAT Corp, un opérateur satellite établi basé à Tokyo, cet engin relira les populations isolées télécoms (bande Ka et Ku), dont 600 millions de personnes, mais également pour toutes sortes de services gouvernementaux : écoles hôpitaux, bureaux postaux, postes de police et casernes de pompiers. Express, cela a été aussi l’occasion pour nous reporters, en ce lundi 16 décembre. Comme SpaceX s’est complètement occupé de nous (et pas la NASA), on a eu l’occasion de poser nos caméras à distance seulement 5 heures avant le lancement, ce qui est plutôt rare. Au départ du Samuel C. Phillips Park, on a donc posé nos appareils sur le pas de tir SLC-40 de la base aérienne de l’US Air Force. Un endroit privilégié.

Falcon 9, 30 minutes avant le décollage. – Photo : rke

Et, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas été discriminés en tant que journalistes étrangers. Une heure et demie avant le décollage, on a pu se rendre, tous, avec nos voitures, sur le CCAFS ITL Causeway, pour vois le décollage. De nuit, par temps limpide, on avait une vue très limpide de la fusée. Sauf que, un peu distrait, et trop dans la Lune, je me suis laissé à rêvasser lors de la première seconde de décollage et j’ai oublié de faire clic-clac ! Mais, surpris et paniqué, je me suis rattrapé par la suite. Voilà ce que ça donne (ci-contre).

Photos on Flickr

Le pas de tir SLC-40… – Photo : rke
Difficile de régler les appareils,
le soleil en face. – Selfie

Falcon 9: a Japanese express parcel of telecom is on orbit

SpaceX launched its Falcon 9 rocket with JCSAT-18/Kacific-1 on Monday. The launch, the 77th for the Falcon 9, saw the commercial communications satellite lofted to a geostationary transfer orbit (GTO). The 1-hour 28-minute launch window opened at 7:10 PM EST on December 16, with an on-time liftoff. – Photo : rke

Express mission for SpaceX. I say express, because the launches are now so well run in, that the rockets take off at a steady pace. In any case, this is not a trivial matter, even if, apparently, the launches follow one another and are similar. In fact, the first stage of the Falcon 9 rocket on this flight has already flown twice, and what is extraordinary is to see it fly through the air after a third use. That’s also a feat… and not routine.
In short, Falcon 9 therefore launched on time at exactly 19:10 local time on 16 December from Cape Canaveral, a large 6.9-ton (15,335 pounds) telecommunications satellite that, as its name suggests, will cover the Asia-Pacific region at an altitude of 36,000 km at 150 degrees east longitude.

The Launch & Landing of SpaceX. – Photo : rke
Always faithful, my colleague
Don Hladiuk at the adjustment. – Photo : rke

I’m too much in the moonAnd, for once, we were not discriminated against as foreign journalists. An hour and a half before takeoff, we were all able to go, with our cars, to the CCAFS ITL Causeway to see the takeoff. At night, in clear weather, we had a very clear view of the rocket. Except that, a little distracted, and too much in the moon, I let myself daydream during the first second of takeoff and I forgot to click-clack shoot to do ! But, surprised and panicked, I later caught up. This is what it looks like.

For isolated populations in Asia Pacific

Owned by Kacific and Sky Perfect JSAT Corp, a Tokyo-based satellite operator, this device will connect isolated telecom populations (Ka and Ku band), including 600 million people, but also all kinds of government services: hospitals, post offices, police stations and fire stations.Express, this was also an opportunity for us reporters on Monday, December 16. As SpaceX took full care of us (and not NASA), we had the opportunity to install our cameras remotely only 5 hours before the launch, which is quite rare. When we left Samuel C. Phillips Park, we landed our aircraft on the SLC-40 launch pad at US Air Force Base. A privileged place.

Two hours before launch. – Photo : rke

Amérique : 3 lancements cette semaine (Falcon 9, Soyouz et Atlas V)

Les quatre tours de lancement en un coup d'oeil.
[Cape Canaveral, December 15, 2019, rke. English below] – Les quatre tours de lancement en un coup d’oeil. Tout à gauche le pas de tir SLC-41 qui attend la capsule Starliner. Puis le pas de tir 39A (avec la grue). Tout au fond le SLC-40 de SpaceC et en premier plan le pas de tir 39B, avec la tour prête pour le lanceur de la NASA, SLS. – Photo : rke

Eh, oui, me revoilà aux USA pour la quatrième fois cette année (mars, avril, juillet et décembre). Ce seront mes 31es et 32es lancements accrédités sur site. Mon but ? Finir 2019 en beauté pour marquer le 50e anniversaire d’Apollo 11 (21 juillet 1969) que j’ai vécu à Pleigne (JU), ado, à l’âge de 13 ans. 

La tour de lancement SLC-41 vue de la page. – Photo : rke
Je ne suis pas à Kourou,
Mais à Cap Canaveral.

Cette semaine, je pourrai suivre trois lancements. D’abord, deux (accrédités) de Cap Canaveral : (SpaceX / Falcon 9 avec le satellite japonais JCSAT 18/Kacific 1) prévu demain lundi 16 décembre entre 7h10 et 8h38 locale (1h10 et 2h38 du matin en Suisse) et le plus important pour les Américains, Atlas 5 (CST–100 – Starliner) de Boeing prévu vendredi 20 décembre à 6h36 (locale), 12h36 (heure suisse) dont la capsule d’essai « non habitée » s’amarrera à la Station spatiale internationale (ISS), puis retournera sur Terre pour atterrir dans l’ouest des États-Unis après une croisière orbitale avant un vol d’essai en équipage de deux personnes. Un gros programme nous attend d’ailleurs cette semaine.

Et puis, je me sens un peu coupable de ne pas avoir choisir d’être à Kourou, en Guyane française, pour assister au lancement du satellite CHEOPS (Characterizing Exoplanet Satellite). Ce n’est pas une question de préférence de mission, mais d’agenda et de budget. Je ne peux pas, en effet être à la fois à Cap Canaveral et à Kourou en même temps puisque le décollage de la fusée russe Soyouz (la petite, mais la plus leste), décollera le mardi 17 décembre. Ce Soyouz transportera le premier satellite de surveillance radar COSMO-SkyMed de deuxième génération, ou CSG 1, pour l’agence spatiale italienne (ASI). Le satellite CHEOPS de l’Agence spatiale européenne (ESA) volera comme charge utile secondaire lors de la mission.

The Characterising Exoplanet Satellite, CHEOPS,
will make measurements of alien worlds
that will help determine their nature. It will focus
 on Earth-to-Neptunesized planets orbiting
 nearby bright stars, and will measure
the size of the planet as it transits in front of the star.
– Photo : ESA

… par l’Uni de Berne et de Genève
Construit par Airbus Defense and Space en Espagne avec un instrument scientifique développé en Suisse – par l’Uni de Berne et de Genève –  l’engin observera les transits de planètes autour d’autres étoiles pour mesurer leurs rayons. La fusée Soyouz 2–1b (Soyouz ST-B) utilisera un étage supérieur Fregat. Bon, comme la Guyane est en Amérique du Sud (dans le Nord), je suis quand même aux Amériques, d’où ce Blog, Press-Trip America. J’essaierai de vous commenter le lancement depuis ici, en Floride. Je ne suis doncpasaccréditépour Kourou – bien que j’ai déjà assisté à deux lancements (TVSat en 1987 et Smart One en 2003), puisque je ne suis pas sur place. Alors, à bientôt.

America: 3 launches this week (Falcon 9, Soyuz and Atlas V)

[Cape Canaveral, December 15, 2019, rke]  – Cheops will make observations of exoplanet-hosting stars to measure small changes in their brightness due to the transit of a planet across the star’s disc, targeting in particular stars hosting planets in the Earth-to-Neptune size range. The information will enable precise measurements of the sizes of the orbiting planets to be made: combined with measurements of the planet masses, this will provide an estimate of their mean density – a first step to characterising planets outside our Solar System.
– Photo : ESA

 Well, yes, I’m back in the USA for the fourth time this year (March, April, July and December). These will be my 31st and 32nd accredited on-site launches. My goal? Finish 2019 in style to mark the 50th anniversary of Apollo 11 (July 21, 1969) that I lived in Pleigne (Jura, Switzerland), a teenager, at the age of 13. 

Oops! Oops! He’s having
a little trouble, the guy. – Photo : rke
Florida Today, December 15, 2019

This week, I will be able to follow three launches. First, two (accredited for me) from Cape Canaveral: SpaceX / Falcon 9 with the Japanese satellite JCSAT 18/Kacific 1 scheduled for tomorrow Monday, December 16 between 7:10 and 8:38 a.m. local (1:10 and 2:38 a.m. in Switzerland). Then, the most important for Americans, Boeing’s Atlas 5 (CST-100 – Starliner) scheduled for Friday, December 20 at 6:36 a.m. (local), 12:36 p.m. (Swiss time) whose « uninhabited » test capsule will dock with the International Space Station (ISS), then return to Earth to land in the western United States after an orbital cruise and before a crowd test flight of two people. A big program is waiting for us this week.

Florida Today, December 15, 2019
Florida Today, December 15, 2019

CHEOPS: attacking the inhabitable planets….

And then I feel a little guilty for not choosing to be in Kourou, French Guiana, to attend the launch of the CHEOPS (Characterizing Exoplanet Satellite) satellite. It is not a question of mission preference, but of agenda and budget. I cannot, indeed, be both in Cape Canaveral and Kourou at the same time since the takeoff of the Russian Soyuz rocket (the small but the most powerful), will take off on Tuesday 17 December, 2019. This Soyuz will carry the first second-generation COSMO-SkyMed radar surveillance satellite, or CSG 1, for the Italian Space Agency (ASI). The European Space Agency (ESA) CHEOPS satellite will fly as a secondary payload during the mission.

The PAD 39B tower waits for SLS. – Photo : rke

… by the University of Bern and GenevaBuilt by Airbus Defense and Space in Spain with a scientific instrument developed in Switzerland – by the University of Bern and Geneva – the device will observe the transit of planets around other stars to measure their rays. The Soyuz 2-1b (Soyuz ST-B) rocket will use an upper Fregat stage. Well, since Guyana is in South America (in the North), I am still in the Americas, hence this blog, Press-Trip America. I’ll try to comment on the launch from here in Florida. So I am not accredited for Kourou – although I have already attended two launches (TVSat in 1987 and Smart One in 2003), since I am not there. So, see you soon.