Archives de catégorie : SPACEX

Le Nil, d’en haut à bout portant

[Cape Canaveral, June 8, 2022. rke. English below] – Elon Musk envoie le satellite de TV et d’Internet Nilesat 301 qui arrose en permanence la même zone terrestre de diffusion. Celle de l’Afrique australe et des pays du bassin du Nil. Émotions lors du décollage à Cap Canaveral.

Photo du haut : NASA / Visible Earth

Liftoff: June 8, 2022, at 5:04 p.m.

La Patrick Space Force Base, vous connaissez ? C’est le nouveau nom donné en décembre 2019 à cette base de l’US Air Force Space Command (AFSPC), au nord de Cocoa Beach. Autrement dit une base aérienne qui tire dorénavant son nom du domaine spatial de l’United States Space Force. Que de sigles !

Enfin, tout cela pour vous dire que vous pouvez vous y rendre en longeant la route 401 du port Cruise Terminal et à un moment donné, stop ! Premier poste de police, en général assez conciliante, qui vous demande où vous allez. De coutume, cela passe assez facilement. Un peu plus loin, à droite, vous pouvez parquer au musée Sands Space History Center, dont je vous ai parlé dans ma précédente News. L’endroit s’appelle Rocket Launch View Point et vous pouvez y rester, c’est un endroit officiel (voir carte). 

Si l’idée vous vient quand même de continuer la route jusqu’au deuxième poste de contrôle, vous ne passez plus, sauf, dûment accrédité. Et encore… C’est l’entrée de la Space Force. Tiens, ce nom me plaît bien. On ne passe plus là, mais, juste avant cette entrée, il est possible pour tout un chacun, à gauche de la route, de pouvoir assister, comme je l’ai expliqué précédemment, à un lancement, meilleur endroit pour voir partir une fusée du pas de tir SLC-40, propriété de SpaceX. Mais attention, que de ce pas de tir là. Les autres sites PAD 39A (Falcon) et PAD 39B (Artemis) sont plus visibles depuis Titusville.

La TV égyptienne couvre le lacement sur un littoral public

Je me suis donc réinstallé là, au même endroit que lors du lancement de SpaceX Transporter 5, en y plantant mon trépied une heure auparavant, le temps de tout sortir et d’entreprendre les réglages de mes appareils. Première chose qui m’a étonné : la présence de la TV égyptienne, laquelle était à cet endroit précis et non pas, comme de coutume, sur le site un peu plus loin réservé à la presse où l’on s’y rend, escorté. C’est quand même dommage que SpaceX n’ait pas envisagé ou autorisé une accréditation pour ces reporters qui se sont déplacés exprès depuis leur pays voir assister et retransmettre le décollage d’un de leur satellite. J’ose penser qu’il s’agit encore d’un coup de Musk, car j’imagine que cette TV égyptienne n’était pas en règle dans ses attributions d’accréditation. Hélas, je n’ai pas pu interroger les reporters égyptiens, car je m’étais installé trop loin d’eux, au bord de ce mini littoral, pour être sûr de pouvoir surveiller mon matériel.

Un ado venu de New York :

« Dites, les flammes qui sortent de la fusée, ce n’est quand même pas dangereux pour nous ? »

On est loin, mais on est bien

Je commence à m’accoutumer à ces événements et je me fais moins de soucis quant aux ajustements nécessaires pour obtenir de bonnes images, je dis bonnes, étant entendu nettes et claires. Le reste, question cadrage n’est pas important. Si loin, à 15 km à vue d’aigle, le but est de pointer la fusée en mode horizontal pour avoir, lors du décollage un champ large afin mieux capter la sortie des flammes de la fusée. Je me sens fier, car au moins 5 personnes sont venues vers moi pour avoir des renseignements :

  • Elle est où la fusée ? 
  • Là au fond, derrière les arbres au milieu de la lagune. On y voit la pointe…
  • Et le premier étage où il revient ? Ah, pour cette fois, ce ne sera pas sur terre, mais sur une barge en mer, en raison de la trajectoire.
  • Merci, vous êtes citoyen de la Floride ?
  • Non, non, je viens spécialement de Suisse…
  • Oh, la Suisse !

Du coup, deux jeunes ados s’approchent de moi et me demandent :

  • Au départ de la fusée, on doit faire attention à cause des flammes ?
  • Oh, que non, on est trop, trop loin, et même sur place, sur le pas de tir, ce sont des gouttelettes d’eau acidulée qui retombent au décollage.

L’heure du décollage arrive. J’ai l’air d’un pro avec ma casquette vissée sur la tête de travers (pas la tête, mais la casquette) et tout mon matériel. La plupart des personnes agglutinées sur cette sorte de plage sont encore inattentives au moment où Falcon 9 s’arrache du sol. J’ai déjà l’œil fixé sur mes objectifs et ce n’est que lorsque la fusée monte d’une dizaine de mètres que nous la repérons. Cette fois, ça y est, elle part !

Ambiance dans ma vidéo tournée avec mon smartphone :

Décollage : 8 juin 2022 à 17h04

La fusée Falcon 9 décolle à l’heure prévue ce mercredi 8 juin 2022, à 17h04 locale (23h04 suisse) avec à son bord Nilesat 301, un satellite égyptien de 4,1 tonnes. Il fournira des services de diffusion de télévision ultra HD et une connectivité Internet sur l’Égypte et d’autres parties de l’Afrique et du Moyen-Orient. 

Pour une meilleure communication avec les peuples africains
Propriété de l’opérateur égyptien Nilesat, largement contrôlé par le gouvernement de ce pays, ce nouveau satellite à une position d’exploitation sur une orbite géostationnaire circulaire, ou GEO, à plus de 22’000 miles (près de 36’000 kilomètres) au-dessus de l’équateur à 7 degrés de longitude ouest, où il fournira des services de télédiffusion et d’Internet. Les satellites géostationnaires sont généralement de grande taille et offrent une plus grande capacité de communication qu’un seul engin en orbite basse. En orbite géostationnaire, ils suivent le rythme de rotation de la Terre, ce qui permet à une antenne au sol de pointer au même endroit dans le ciel pour assurer une liaison continue avec le satellite.
Le processus de fabrication de Nilesat 301 a duré près de deux ans et demi. Le nouveau satellite sera l’alternative au Nilesat 201, qui expire en 2028, car il possède de nombreux avantages technologiques modernes qui lui permettent de continuer à être compétitif dans la zone de diffusion. Le Nilesat 301 comprend 38 chaînes, contre 26 chaînes pour le Nilesat 201. Le satellite étend sa couverture aux pays de l’Afrique australe et aux pays du bassin du Nil, dans le but de parvenir à une meilleure communication avec les peuples du continent africain.Il peut donc fournir des services Internet à large bande pour couvrir l’Égypte, de nouveaux projets d’infrastructure, des projets de nouvelles communautés urbaines et des champs pétroliers de la Méditerranée orientale, notamment le champ de Zohr.
Nilesat 301 est fabriqué à l’aide d’une technologie avancée qui lui permet d’identifier et de traiter lui-même toute source d’interférence, afin d’assurer une sécurité totale aux chaînes de télévision qui y opèrent.

The Nile, seen from the top at close range

[Cape Canaveral, June 8, 2022. rke] – Elon Musk is sending the Nilesat 301 TV and Internet satellite to continuously scan the same terrestrial broadcasting area. That of southern Africa and the countries of the Nile Basin. Emotions during the takeoff at Cape Canaveral.

Top Main Photo : NASA / Visible Earth

Waiting for take-off.

Do you know the Patrick Space Force Base? This is the new name given in December 2019 to this base of the US Air Force Space Command (AFSPC), north of Cocoa Beach. In other words, an air base that now takes its name from the space domain of the United States Space Force. So many acronyms!

Well, all this to tell you that you can get there by following the 401 road from the port Cruise Terminal and at a certain point, stop! The first police station, usually quite conciliatory, who ask you where you are going. Usually, it is quite easy to pass. A little further, on the right, you can park at the Sands Space History Center Museum, which I mentioned in my previous news. The place is called Rocket Launch Viewpoint and you can stay there, it is an official place (see map). 

If the idea comes to you to continue the road until the second checkpoint, you will not pass anymore, except if you are duly accredited. And again… This is the entrance of the Space Force. I like this name. You don’t pass there anymore, but, just before this entrance, it is possible for everyone, on the left side of the road, to attend, as I explained before, a launch, the best place to see a rocket leaving from the SLC-40 launch pad, property of SpaceX. But be careful, only from this launch pad. The other sites PAD 39A (Falcon) and PAD 39B (Artemis) are more visible from Titusville.

The Egyptian TV Covers the Launch on a Public Shoreline

I set up my tripod there, in the same place as during the SpaceX Transporter 5 launch, an hour before, just enough time to get everything out and start adjusting my cameras. The first thing that surprised me was the presence of the Egyptian TV, which was there and not, as usual, on the site a little further away reserved for the press, where one goes, escorted. It is a pity that SpaceX did not consider or authorize accreditation for these reporters who came on purpose from their country to see and broadcast the launch of one of their satellites. I dare to think that it is still a Musk’s trick, because I imagine that this Egyptian TV was not in order in its accreditation attributions. Alas, I was unable to interview the Egyptian reporters, as I had set myself up too far away from them, on the edge of this mini coastline, to be sure I could monitor my equipment.

A teenager from New York:

 » Hey, the flames coming out of the rocket, isn’t it still dangerous for us? »

We are far, but we are well

I’m getting used to these events and I’m less worried about the adjustments needed to get good images, I say well, being understood sharp and clear. The rest, in terms of framing, is not important. So far away, at 15 km from the eagle’s eye view, the goal is to point the rocket in horizontal mode to have at the time of the takeoff, a wide field to better capture the exit of the rocket’s flames. I feel proud, because at least 5 people came to me to have information:

  • Where is the rocket? 
  • There in the background, behind the trees in the middle of the lagoon. You can see the tip…
  • And the second floor where it returns? Ah, for this time, it will not be on land, but on a barge at sea, because of the trajectory.
  • Thank you, are you a citizen of Florida?
  • No, no, I’m from Switzerland especially…
  • Oh, Switzerland!

    So, two young teenagers come up to me and ask:
  • When the rocket leaves, should we be careful because of the flames?
  • Oh, no, we are too, too far away, and even on the launch pad, it is droplets of acidulous water which fall at the takeoff.

The hour of the takeoff arrives. I look like a pro with my cap screwed on the head (not the head, but the cap) and all my equipment. Most of the people on this sort of beach are still inattentive as Falcon 9 lifts off. I already have my eye on my lenses, and it is only when the rocket rises about ten meters that we spot it. This time, it is there, it leaves!

Atmosphere in my video shot with my smartphone: see above

Liftoff: June 8, 2022, at 5:04 p.m.

The Falcon 9 rocket lifts off on time this Wednesday, June 8, 2022, at 5:04 p.m. local time with Nilesat 301, an Egyptian satellite of 4.1 tons. It will provide ultra-HD television broadcasting services and Internet connectivity over Egypt and other parts of Africa and the Middle East.

For a Better Communication With the African People
Owned by the Egyptian operator Nilesat, largely controlled by Egypt’s government, the new satellite is destined for an operating position in a circular geostationary orbit, or GEO, more than 22’000 miles over the equator at 7 degrees west longitude, where it will provide TV broadcast and internet services. Geostationary satellites are typically large and carry more communications capacity than a single LEO telecom spacecraft. In geostationary orbit, they orbit in lockstep with Earth’s rotation, allowing an antenna on the ground to point at the same place in the sky for a continuous link with the satellite. The manufacturing process of Nilesat 301 took nearly two and a half years. And the new satellite will be the alternative to the “Nilesat 201,” which expires in 2028, as it has many modern technological advantages that enable it to continue competing in the broadcasting area.
The Nilesat 301 includes 38 channels, compared to 26 channels in “Nilesat 201.” The satellite expands its coverage to include the countries of southern Africa and the Nile Basin countries, with the aim of achieving greater communication with the peoples of the African continent.
The new satellite can provide broadband internet services to cover Egypt, new infrastructure projects, new urban community projects, and oil fields in the eastern Mediterranean, especially the Zohr Field. Nilesat 301 is manufactured using advanced technology that enables it to identify and treat any source of interference on its own, to provide complete security for the television channels operating on it.

Florida Today, June 9, 2022.

Covoiturage pour un satellite norvégien, capteur de selfies

[Cap Canaveral, May 25, 2022. rke. English below] – En une semaine, du mercredi 18 au mercredi 25 mai, j’assiste à mon 3e lancement de Cap Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk envoie en covoiturage une grappe de 53 mini satellites, dont un, norvégien, créateur de selfies. 

Lancement de Falcon 9 – Transporter-5 le mercredi 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse) – Photo : rke

Quelle journée ce mercredi 25 mai 2022. Alors que la capsule Starliner s’est amarrée solidement vendredi 20 mai à 20h28 (locale), 02h28 (Suisse) alors que les deux véhicules étaient en orbite à environ 250 miles (402 km) au-dessus de la Terre, le module est attendu sur terre ferme,ce même jour, mercredi, dans le désert de sable blanc du White Sands Missile Range dans le Nouveau-Mexique. Cela me rappelle une escapade avec un collègue, Mauricio Ranzi, que nous avions réalisée à cet endroit, non seulement pour visiter ce désert, mais aussi pour voir les installations du Spaceport America, de Virgin Galactic : cliquez ici

Lancement de Space Falcon 9, Transporter 5 le 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse). Vidéo prise par mon iPhone 13 Pro Max.

Mais, actuellement à Cap Canaveral, il m’est difficile de rejoindre le Nouveau-Mexique en avion, ou en voiture, le même jour que le décollage d’une autre fusée Falcon 9 de SpaceX -Transporter-5, dont le lancement est prévu à 14h27 (locale), 20h27 (Suisse), dont le décollage est prévu sur le pas de tir SLC-40. Il s’agit de la 165e mission de SpaceX la 22e en 2022. Et c’est le 3e lancement en une semaine réalisé à Cap Canaveral. Transporter-5 offre aux opérateurs de petits satellites des missions de régulières et dédiées de covoiturage – la cinquième du genre – pour des charges de classe réduite en dessous de 1 million de dollars par mission, qui comprend jusqu’à 200 kg de charge utile, soit 53 minisatellites que la mission doit envoyer sur orbite polaire.

Le satellite norvégien à selfies

Parmi ceux-ci, SelfieSat-1 est le premier satellite étudiant opérationnel de Norvège, entièrement construit en interne à partir de pièces prêtes à l’emploi. Son bus (châssis) contient un Raspberry Pi qui sert d’ordinateur de charge utile pour le satellite. Une fois déployé, le satellite de 1,8 kg tend un « bâton de selfie » sur lequel est montée la caméra Raspberry Pi. Pointé vers le satellite, sur lequel est monté un écran LCD, l’appareil photo prendra des images de l’écran, du satellite et de la Terre.

SelfieSat-1 qui permet de prendre des selfies de lui-même. Photo : everydayastronaut.com

Parmi d’autres satellites est embarqué un mini engin italien, soit une structure porte-satellite (ION) qui peut en contenir d’autres. C’est la société D-Orbit, basée à Côme qui en est le fournisseur. De nombreuses autres charges utiles volent également sur le Transporteur 5 et servent une grande variété de services. Ces charges utiles comprennent, entre autres, Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5 et CPOD A/B. Mais pas d’engins suisses…

Belle vue depuis le musée Air Force Space & Missile Museum

Pour ce troisième lancement en une semaine, je n’ai pas d’accréditation officielle, comme la précédente avec OFT-2/Starliner ce qui me motive à assister au décollage d’un endroit très dégagé proche du musée Air Force Space & Missile Museum. Rien à voir avec le centre des visiteurs du KSC, mais l’endroit est idéal pour observer des lancements, quoiqu’un peu loi, 12 km, on a suffisamment de vue pour capturer de bonnes images (voir celle-ci-jointe). Et surtout, c’est un lieu assez approché pour voir revenir le 1er étage, ce qui est le cas pour ce lancement. J’en suis en fait à mon 7e atterrissage, si je puis dire, voir l’exemple de l’un d’entre eux que j’ai vécu : cliquez ici.

« Dites, c’est laquelle la fusée ? »

Regards au loin, l’arrivée du 1er étage de Falcon 9

Ce mercredi 25 mai 2022 est un jour dégagé, quoiqu’un peu voilé. La température est supportable à 95 degrés F (35 degrés C). Depuis le musée, il suffit de traverser la route bien gardée qui longe le port pour arriver sur une place en herbe surplombant une lagune de la Banana River.

Trois quarts d’heure auparavant, j’installe donc mon matériel habituel. Je fixe mon Canon R3 avec un objectif (400m) sur le trépied et garde en bandoulière mon vieux boîtier Canon 5D Mark III – Objectif 28-300 (le nouveau, je l’ai laissé en Suisse), pour pouvoir intervenir lorsque la fusée est haut dans le ciel et comme deuxième appareil de secours. On ne sait jamais.

L’horizon, très plat, n’est pas tellement limpide pour voir distinctement la fusée. Mais, même avec ce ciel voilé, on la reconnaît tout de même. Il faut dire que nous sommes en plein après-midi, le soleil tape sur nos têtes et… ce n’est pas l’idéal :

  • « Dites, c’est laquelle la fusée ? Celle de droite, ou de gauche ? » me demande une dame confortablement assise avec sa fille sur une couverture. Je suis debout, affairé à mes réglages.
  • Il n’y en a qu’une, elle est à droite, au fond un peu plus loin que la tour en béton.

La dame est heureuse d’être enfin venue s’installer au bon endroit. Je remarque que j’impressionne plein de gens à mes côtés avec mon attirail. Un fan avec des jumelles (avec 50x de grossissement) s’approche de moi et me demande si j’arrive à bien distinguer la fusée dans mon objection. Je lui montre et il est surpris :

  • Oh, c’est incroyable ça ! Ce qu’on voit près…

Les geeks me scrutent avec méfiance

Avec le reflet du soleil sur l’écran du boîtier, difficile de s’en rendre compte vraiment. Du coup je me sens fier et me ragaillardis. J’aime bien le fait de venir me poser ici. À mes côtés, de jeunes ados vraiment geeks me scrutent du regard et se méfient de mes mouvements. Mais, après une heure d’attente, le moment tant attendu arrive. Entretemps, j’ai réglé mon smartphone (iPhone 13 Pro Max) en mode vidéo que j’ai fixé au sol avec un trépied et que je télécommande avec ma montre connectée. Hélas, je ne peux plus écouter la radio, vu que, si c’est le cas, je débloque le réglage du mobile qui est en mode vidéo.

Je profite d’écouter la radio des geeks qui se sont mis en ligne sur le site de SpaceX sur leur smartphone pour suivre es derniers instants du décollage. Le lancement est repoussé de huit minutes, d’où l’attente devient interminable. Une minute avant, c’est le moment de se fixer aux appareils. Les premières flammes de la fusée sont à peine perceptibles, mais au bout de seconde, Falcon 9 devient de plus en plus limpide au loin. Mercredi 14h35 (locale), 20h35 (Suisse), Transporter-5 décolle.

Lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser

Ça fonce comme un météore sur nos têtes

Il reste à attendre encore environ huit minutes pour qu’on voie le 1er étage redescendre. Comme je le décrivais précédemment sur ce blog lors de mes interventions sur place – je le rappelle, c’est mon 6eatterrissage (cliquez ici) –, le 1er étage de Falcon fonce comme un météore maîtrisé. C’est d’autant plus impressionnant lorsqu’il y en a deux qui nous tombent sur la tête (cliquez ici).

Ce mercredi 25 mai, je passe sur RFJ.

En dessous on a l’impression que le lanceur va nous tomber sur la tête. Et lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser. Mais ce n’est pas le cas, car il se redresse bien droit aux dix derniers mètres seulement. 

En tous cas, c’est l’impression qu’on en a. Autour de moi, le public s’extasie devant cet exploit devenu banal :

  • « Yeuh… Mais c’est extraordinaire », ça, confie-t-elle, béate d’admiration

Une fois l’étage au sol, on pacte nos affaires. Je regagne ma voiture sur le parc d’à côté et rentre à l’hôtel, comblé de la journée. Il ne reste plus qu’à suivre le retour de la capsule Starliner à la télé, vécu de Cap Canaveral, mais ça, c’est une autre histoire.

Space Rideshare for a Norwegian Satellite, Selfie-Taker

[Cape Canaveral, May 25, 2022. rke] – In one week, from Wednesday, May 18 to Wednesday, May 25, I am witnessing my 3rd launch from Cape Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk is sending a cluster of 53 mini-satellites, including a Norwegian selfie maker, in a carpool.

What a day this Wednesday, May 25, 2022. While the Starliner capsule docked securely on Friday, May 20, at 8:28 p.m. (local), 2:28 a.m. (Swiss) while in orbit about 250 miles (402 km) above the Earth, the module is expected to land that same day, Wednesday, in the white sand desert of the White Sands Missile Range in New Mexico. This reminds me of a trip with a colleague, Mauricio Ranzi, that we made to this place, not only to visit this desert, but also to see the facilities of the Spaceport America, from Virgin Galactic: click here

But, currently in Cape Canaveral, it is difficult for me to reach New Mexico by plane, or by car, on the same day as the liftoff of another SpaceX Falcon 9 rocket -Transporter-5, scheduled to launch at 2:27 p.m. (local), 8:27 p.m. (Swiss), which is scheduled to lift off from launch pad SLC-40 This is SpaceX’s 165th mission and 22nd in 2022. And it is the third launch in a week from Cape Canaveral. Transporter-5 offers small-satellite operators regular and dedicated carpool missions – the fifth of its kind – for small-class payloads under $1 million per mission, which includes up to 200 kg of payload, or 53 minisatellites that the mission must send into polar orbit.

The Norwegian Selfie Satellite

Of those satellites, SelfieSat-1 is the first operational student satellite from Norway, built entirely in-house from off-the-shelf parts. Its bus contains a Raspberry Pi which serves as the payload computer for the satellite. The 1.8 kg satellite will, once deployed, extend a “selfie stick” which has a Raspberry Pi camera mounted on the end. Pointed back at the satellite, which has an LCD screen mounted on it, the camera will image the screen, satellite, and Earth.

Among other satellites, an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. And an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. Numerous other payloads are also flying on Transporter 5 and serve a wide variety of services. These payloads include but are not limited to Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5, and CPOD A/B. But no Swiss satellites…

Nice View From the Air Force Space & Missile Museum

For this third launch in a week, I don’t have an official accreditation, like the previous one with OFT-2/Starliner, which motivates me to attend the takeoff from a very clear place close to the Air Force Space & Missile Museum. Nothing to do with the KSC visitors center, but the place is ideal to observe launches, although a little bit law, 12 km, we have enough view to capture good pictures (see this one attached). And above all, it is a place close enough to see the return of the 1st stage, which is the case for this launch. I’m on my 7th landing, if I may say so, see the example of one I experienced click here.

« Say, which one is the rocket? »

La carte avec les bases de lancement et d’atterrissage. Où il y a l’étoile, c’est où nous sommes. The map with the launch and landing bases. Where the star is, that’s where we are.

This Wednesday, May 25, 2022, is a clear day, albeit a bit hazy. The temperature is bearable at 95 degrees F (35 degrees C). From the museum, just cross the well-guarded road along the harbor to a grassy plaza overlooking a lagoon on the Banana River.

Three quarters of an hour earlier, I set up my usual equipment. I fix my Canon R3 with a lens (400 m) on the tripod and keep my old Canon 5D Mark III – Lens 28-300 (the new one, I left it in Switzerland), to be able to intervene when the rocket is high in the sky and as a second backup camera. One never knows.

The horizon, very flat, is not so clear to see the rocket clearly. But, even with this veiled sky, we recognize it all the same. It is necessary to say that we are in full afternoon, the sun taps on our heads and… it is not the ideal:

–  » Say, it is which the rocket? The one on the right, or the one on the left? » asks a lady sitting comfortably with her daughter on a blanket. I am standing, busy with my adjustments.

– There is only one, it is on the right, at the back a little further than the concrete tower.

The lady is happy to have finally come to the right place. I notice that I am impressing a lot of people beside me with my paraphernalia. A fan with binoculars (with 50x magnification) approaches me and asks if I can distinguish the rocket in my objection. I show him and he is surprised.

– Oh, this is incredible! What you can see close up…

The Geeks Scrutinize Me With Distrust

With the reflection of the sun on the screen of the box, it is difficult to realize it really. So, I feel proud, and I’m rejuvenated. I like the fact that I come to settle here. Beside me, some really geeky young teenagers scrutinize me with their eyes and are suspicious of my movements. But, after an hour of waiting, the long-awaited moment arrives. In the meantime, I set my smartphone (iPhone 13 Pro Max) to video mode, which I fixed to the ground with a tripod and remote control with my connected watch. Alas, I can no longer listen to the radio, since if I do, I unlock the setting of the mobile which is in video mode.

I take the opportunity to listen to the radio of the geeks who are online on the SpaceX website on their smartphone to follow the last moments of the launch. The launch is postponed of eight minutes, from where the waiting becomes interminable. One minute before, it’s time to attach to the devices. The first flames of the rocket are hardly perceptible, but after a second, Falcon 9 becomes more and more limpid in the distance. Wednesday, 2:35 p.m. (local), 8:35 p.m. (Swiss), Transporter-5 blasts off.

When the stage almost reaches the ground, at a hundred meters, it is so tilted that it looks as if it will crash

It files like a meteor on our heads

We still have to wait about eight minutes for the 1st stage to come down. As I described it previously on this blog during my interventions on the spot – I remind it, it is my 6th landing (click here) -, the 1st stage of Falcon rushes like a controlled meteor. It is even more impressive when two of them fall on our heads (click here).

Underneath, it looks like the launcher is about to fall on our heads. And when the stage almost reaches the ground, at about 100 meters, it is so tilted that it looks like it is going to crash. But this is not the case, because it straightens out only in the last ten meters. 

At least, that’s the impression you get. Around me, the audience is ecstatic about this now commonplace feat:

– « Yeuh… But it is extraordinary, » blissful a woman conquered by admiration

Once the floor on the ground, we packed our business. I regain my car on the park of next door and return to the hotel, filled of the day. It does not remain anymore but to follow the return of the capsule Starliner on TV, lived on Cape Canaveral, but that, it is another history.

Pupilles/papilles dans l’espace et dans le Jura

[Courrendlin, Switzerland, March 26, 2021, rke. English below]  – Savez-vous quelle différence il y a entre un mille-feuille et un feuilleton ? Aucune, car entre chaque tranche il y a de la saveur. Je vous parle de ce sujet parce que les astronautes ont eux aussi droit à du dessert dans l’espace et parce que dans le Jura, à Delémont plus précisément, s’est déroulé le Salon interjurassien de la formation.

Chloé Schweingruber me présente son oeuvre pâtisserie. – Photo © : Jean-Michel Probst.

Du 23 au 27 mars 2022, le public a pu découvrir 200 métiers et formations répartis sur près de 70 stands. Lors de cette rencontre de la jeunesse, qui a connu un vif succès, les meilleurs apprentis micromécanicien·ne CFC et dessinateur·trice en construction microtechnique CFC de toute la Suisse se sont affrontés lors de championnats individuels. Mais pas seulement.
Les 6 meilleurs de chaque métier ont obtenu leur précieux billet pour les SwissSkills.

La fusée de Chloé Schweingruber
Pour la première fois, le métier de bouche s’est tenu à la halle des expositions à Delémont, plutôt qu’à l’École professionnelle artisanale, rue de la jeunesse à Delémont. La Neuchâteloise Chloé Schweingruber de Lignières qui travaille à la boulangerie Donzé, à Tramelan, a remporté le 2e prix des boulangers-pâtissiers, derrière Maxine Bendit de Courchavon de la boulangerie Bernhard de Fontenais.

Le corps de l’engin spatial est en nougatine et la décoration en glaçure royale, du sucre de glace avec du blanc d’œuf

Des hublots en gélatine
« L’idée de cette fusée m’est venue suite à un travail professionnel d’approfondissement, un dossier à fournir pour l’école, dont le thème était la nourriture spatiale. J’avais alors imaginé une fusée dans un parc qu’on pouvait déplacer vers plusieurs planètes et qu’on pouvait manger à l’intérieur. Un restaurant gastronomique dans la fusée. Du coup, j’ai eu l’idée de reprendre ce sujet et de l’adapter pour le salon jurassien », explique Chloé.
Le corps de l’engin spatial est en nougatine et la décoration en glaçure royale, du sucre de glace avec du blanc d’œuf. Et la consistance des planètes ? : « à l’intérieur, de la framboise et d’un biscuit normal. Comme garniture, il y a aussi les petits biscuits en forme d’astronaute.
Le hublot de la fusée, c’est de la feuille de gélatine qu’on peut acheter. » Et les aliens ? « Ils sont en massepain ! ».
Chloé s’est spécialisée dans la cuisine-boulangerie. Elle aimerait plus tard lancer sa propre entreprise dans le domaine du « service traiteur ».  

Feuilleton spatial sur RFJ/RJB/RTN
5 épisodes, du 21 au 25 mars

Dans mon bureau. Photo © : jean-Michel Probst

Autres articles

Steve Swanson harvests a_crop of red romaine lettuce plants. – Photo : NASA

Taste buds in space and in the Swiss Jura

In Delemont, canton of Jura (Switzerland), bakery students make decorations for pastries. – Photo : rke

Do you know what the difference is between a mille-feuille (a famous Swiss pastry) and an order form? None, because between each slice there is flavor. I’m talking about this topic because astronauts are also entitled to dessert in space and because in the Jura, in Delémont to be precise, the « Salon interjurassien de la formation » took place.

From March 23 to 27, 2022, the public was able to discover 200 professions and training courses spread over nearly 70 stands. During this youth event, which was a great success, the best CFC micromechanics and CFC microtechnology construction draftsmen apprentices from all over Switzerland competed in individual championships. But not only that.
The 6 best in each profession obtained their precious ticket for the SwissSkills.

The rocket of Chloé Schweingruber
For the first time, the food trade was held at the exhibition hall in Delémont, rather than at the Vocational School for Crafts, rue de la jeunesse in Delémont. Chloé Schweingruber from Lignières, Neuchâtel, who works at the Donzé bakery in Tramelan, won the 2nd prize for bakers, behind Maxine Bendit from Courchavon of the Bernhard bakery in Fontenais.

Portholes made of gelatin
« The idea of this rocket came to me after a professional work of deepening, a file to be provided for the school, whose topic was the space food. I imagined a rocket in a park that could be moved to several planets and eaten inside. A gourmet restaurant in the rocket. So I had the idea of taking this subject and adapting it for the Jura exhibition, » explains Chloé.
The body of the spacecraft is made of nougatine and the decoration of royal glaze, powdered sugar with egg white. And the consistency of the planets: « inside, raspberry and a normal cookie. As a filling, there are also small cookies in the shape of an astronaut.
The window of the rocket is gelatin sheet that you can buy. » And the aliens? « They’re made of marzipan! ».
Chloe specializes in cooking and baking. She would later like to start her own business in the « catering » field. 

Will Elon Musk be able to inspire himself from Chloe to launch his Starship rocket? – Photo : rke
Photo © SpaceX

Vers une ère des fusées sans carbone

[Courrendlin, Switz., July 25, 2021, rke. English below]
Épisode 1 | Coup de gueule spatial ! Suite à la polémique suscitée sur les réseaux sociaux et même dans les médias classiques à propos d’un tourisme spatial de milliardaires envahissants et de fusées pollueuses, je m’offusque du complotisme ambiant. Je veux placer les faits dans leur contexte… et pas ailleurs !
Premier épisode : la soi-disant pollution des fusées


Décollage de Blue Origin le 20 juillet 2021. Dans la course à l’espace, Jeff Bezos, accompagné de son frère, de Wally Funk, une aviatrice américaine de 82 ans, et d’un jeune néerlandais de 18 ans, s’est envolé mardi 20 juillet à bord du New Shepard qui a franchi 107 kilomètres d’altitude. À la sortie de la tuyère : de l’eau !
Blue Origin liftoff on July 20, 2021. In the space race, Jeff Bezos, accompanied by his brother, Wally Funk, an 82-year-old American aviatrix, and an 18-year-old Dutchman, took off on Tuesday, July 20, aboard the New Shepard, which reached an altitude of 107 kilometers.
At the exit of the nozzle: water!

Le carbone : infime
Le 95% des fusées décollent avec de l’oxygène et de l’hydrogène liquides. Les tuyères, d’où sort la fumée blanche au contact de l’air, crachent de l’eau (-182 degrés C. à -222 degrés C., LOx LH2). C’est le cas pour les ex-navettes spatiales américaines : 135 vols d’avril 1981 à juillet 2011, les fusées Falcon de SpaceX, Delta IV de la NASA (la grosse américaine), Blue Origin de Jeff Bezos, les célèbres lanceurs lunaires Saturn I à V (1967-1072), les Ariane, etc.
Certes, pour accroître la poussée, certains de ces engins spatiaux précités carburent avec de la poudre grâce des propulseurs d’appoint de la navette (SRB) : 16 % poudre, d’aluminium pulvérulent (carburant) ; 69,6 % perchlorate d’ammonium (comburant) ; 0,4 % poudre d’oxyde de fer (catalyseur) ; 12 % polybutadiène acrylonitrile (liant) et 2 % polyépoxydes. L’avion spatial de Virgin Galactin quant à lui, vole avec un moteur-fusée hybride (également appelé lithergol) qui brûle du protoxyde d’azote (liquide) et un dérivé du polybutadiène hydroxytéléchélique (solide).


Décollage d’une fusée Falcon 9 (Space Force’s GPS 3 SV05 du 17 juin 2021) qui passe le mur du son. À la sortie des 9 tuyères :
de l’eau très légèrement acidulée de méthane.
Liftoff of a Falcon 9 rocket (Space Force’s GPS 3 SV05 of June 17, 2021) which passes the sound barrier. At the exit of the 9 nozzles:
water very slightly acidulated with methane.
– Photo : SpaceX
  • Pour SpaceX, voir le commentaire de mon collègue Bruno Stanek :
    cliquez ici

De l’eau et de la poudre
Tout compte fait, il ne faut pas faire – dans le domaine de la fusée qui embarque un mélange de liquides refroidis et de poudre – d’amalgame avec l’aviation, qui utilise principalement du Kérosène. Les fusées, actuelles sont infiniment peu pollueuses et le seront de moins en moins grâce à de nouveaux propulseurs exempts d’éléments toxiques. Même si, jusque-là, le tourisme de masse se développe. (À lire dans une de mes prochaines News)
Je pourrais davantage m’inquiéter sur les feux d’artifices pyrotechniques (potassium, cuivre, baryum, sodium, calcium et métaux toxiques notamment, etc.) lancés par ci et là, rien que dans une fête nationale comme la nôtre en Suisse. Mais là, personne ne s’en offusque, ni aux Jeux olympiques ni ailleurs.

Mes prochains Posts :

  • Le pognon et les milliardaires
  • Le tourisme de masse dans l’espace
  • L’engorgement sur orbite…

Actuelles ou dans un avenir lointain, les fusées sont infiniment moins polluantes que les feux d’artifices pyrotechniques festifs de par le monde

A carbon-free rocket era (I)


Décollage de Virgin Galactic le 11 juillet 2021 à 8h40 (local), 15h40 (suisse) à 88 km d’altitude.
A la sortie de la tuyère : du liquide d’azote.
Virgin Galactic take-off on July 11, 2021 at 8:40 am (local).
At the exit of the nozzle: nitrogen liquid.

Photo : Virgin Galactic

[Courrendlin, Switzerland, July 25, 2021, rke]
Episode 1 | Space rage! Following the controversy on social networks and even in the mainstream media about space tourism by invading billionaires and polluting rockets, I take offense at the ambient conspiracy. I want to put the facts in their context… and not elsewhere!
First episode: the supposed pollution of rockets

Carbon: Tiny
Ninety-five percent of rockets take off with liquid oxygen and hydrogen. The nozzles, from which the white smoke comes out in contact with the air, spit water (-182 degrees C. to -222 degrees C., LOx LH2). This is the case for the former American space shuttles: 135 flights from April 1981 to July 2011, SpaceX’s Falcon rockets, NASA’s Delta IV (the big American one), Jeff Bezos’s Blue Origin, the famous Saturn I to V lunar launchers (1967-1072), the Ariane, etc.
To increase thrust, some of these spacecrafts are fueled with powdered propellants from the Shuttle Booster Boosters (SRB): 16% powdered aluminum (fuel); 69.6% ammonium perchlorate (oxidizer); 0.4% iron oxide powder (catalyst); 12% polybutadiene acrylonitrile (binder) and 2% polyepoxides. Virgin Galactic’s space plane, on the other hand, flies with a hybrid rocket engine (also called lithergol) that burns nitrous oxide (liquid) and a hydroxytelechelic polybutadiene derivative (solid).

  • For SpaceX, see the commentary of my colleague Bruno Stanek:
    click here

Réglage de mon appareil à photo à distance sur le pas de tir de Solar Orbiter ULA/Atlas V le 10 février 2020.
Setting up my remote camera on the Solar Orbiter ULA/Atlas V launch pad on February 10, 2020.

Water and powder
All in all, we should not confuse rockets – which carry a mixture of cooled liquids and powder – with aviation, which uses mainly kerosene. The current rockets are infinitely little polluting and will be less and less so thanks to new propellants free of toxic elements. Even if, until then, mass tourism is developing. (To be read in one of my next news)
I could be more worried about the pyrotechnic fireworks (potassium, copper, barium, sodium, calcium and toxic metals, etc.) launched here and there, just in a national holiday like ours in Switzerland. But no one takes offense to this, neither at the Olympic Games nor elsewhere.

Now or in the faraway future, rockets are infinitely less polluting than the festive fireworks around the world.

My Next Posts:

  • – Money and billionaires
  • – Mass tourism in space
  • – Congestion in orbit…

En direct sur ce blog

Lancement de SpaceX Dragon Crew2

En direct (Live) terminé
cliquez ici
pour voir les archives

[Courrendlin, Switzerland, April 19, 2021. English below]
Si tout va bien, l’astronaute français de l’Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Pesquet retourne à la Station spatiale internationale (ISS) pour son deuxième vol sur orbite terrestre. Lors de cette mission, baptisée Alpha, le premier Européen à s’envoler à bord d’un vaisseau spatial américain depuis plus de dix ans est à bord du Crew Dragon – 3e lancement habité de SpaceX, mais 2e opérationnel – aux côtés des astronautes de la NASA Megan McArthur et Shane Kimbrough et de l’astronaute japonais Aki Hoshide.

Flash Back sur SpaceX Dragon Demo-1
Pandémie de Covid-19 oblige, je ne peux une nouvelle fois pas assister au lancement sur site depuis mon dernier décollage de Solar Orbiter en février 2020. Toutefois, comme j’ai eu la chance pouvoir assister au tout premier décollage de SpaceX Dragon Demo-1 (sans astronautes à bord), je suis en mesure de vous faire vivre ce lancement depuis la Suisse comme si vous y étiez. Ayant vécu les procédures de décollage similaires sur place, je pourrai conter, en marge, des anecdotes vécues alors… En plus, c’est le jour de mon anniversaire !

INFORMATIONS PRATIQUES

Les 4 astronautes parés au décollage – Photo : NASA

Live on this blog :
Launch of SpaceX Dragon Crew2

[Courrendlin, Switzerland, April 19, 2021] – If all goes well, European Space Agency (ESA) astronaut Thomas Pesquet will return to the International Space Station (ISS) for his second flight into Earth orbit. On this mission, dubbed Alpha, the first European to fly aboard a U.S. spacecraft in more than a decade is aboard the Crew Dragon – SpaceX’s third manned launch, but second operational – alongside NASA astronauts Megan McArthur and Shane Kimbrough and Japanese astronaut Aki Hoshide.

Flash Back on SpaceX Dragon Demo-1
Due to the Covid-19 pandemic, I am once again unable to attend the on-site launch since my last Solar Orbiter liftoff in February 2020. However, as I was lucky enough to be able to attend the very first SpaceX Dragon Demo-1 launch (without astronauts on board), I am able to make you live this launch from Switzerland as if you were there. Having experienced the similar launch procedures on the site, I will be able to tell, in the margin, anecdotes lived then… Moreover, it’s my birthday!

  • Follow the liftoff with me live on this blog: click here

† Hommage à Michel Girardin, mon guide spatial

[Courrendlin, November 29, 2020, rke, English below]
Triste nouvelle. Michel Girardin de Courfaivre (JU) s’en est allé le 24 novembre 2020. Poète, musicien, homme de théâtre, philosophe et surtout remarquable pédagogue, ce professeur a particulièrement marqué ma jeunesse en éveillant ma passion pour la conquête spatiale.

Michel Girardin (1940-2020) – Photo : rke

Lorsque j’étais adolescent, entre 13 et 16 ans (1969-1972), j’ai eu en effet la chance de pouvoir continuer ma scolarité dans une Classe d’application 5 de Delémont. Nous étions alors 11 élèves, tous des garçons à suivre en enseignement particulier, révolutionnaire à l’époque, de pédagogie institutionnelle. Le concept de formation basé sur les mathématiques modernes et la liberté d’entreprendre des activités en classe, a éveillé ma passion pour l’astronautique.

En pleine conquête lunaire, nous avions à construire une maquette de la fusée Saturn V du programme Apollo, laquelle est d’ailleurs toujours disponible sur le site de Revell. Un moment symbolique, mais aussi constructif qui m’a permis de rêver qu’un jour je verrai l’une de ces fusées décoller. Mon voeu a été exaucé 9 ans plus tard lorsque j’ai pu assister sur site au premier lancement de la navette spatiale américaine Columbia, le 12 avril 1981. Un tremplin qui m’a permis d’assister à 33 lancements accrédités sur site, jusqu’au dernier décollage de « Solar Orbiter » le 10 février 2020, juste avant la fermeture des frontières due à la pandémie du coronavirus.

Mais à l’heure où la conquête lunaire repart avec le programme Artemis de la NASA, je pourrai alors assouvir mon désir de voir décoller la fusée la plus puissante du monde (SLS, lancement prévu fin 2021 si tout va bien) à l’instar de la fameuse Saturne V. Ou encore le très attendu lanceur Starship de SpaceX (120 m de haut).

Là, sur un pas de tir de fusée, j’aurai alors une pensée pour Michel Girardin qui restera mon guide spatial in aeternam.

Revue de presse
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Hommages du Quotidien Jurassien du 29 novembre 2020

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Article paru dans l’Educateur

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Article paru dans Swiss Engineering RTS 9/2018
que j’ai rédigé sur lui

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Tribute to Michel Girardin,
my space guide

Sad news. Michel Girardin left on November 24, 2020.
Poet, musician, man of theater, philosopher and above all a remarkable pedagogue, this professor particularly marked my youth by awakening my passion for the space conquest.

When I was a teenager, between the ages of 13 and 16 (1969-1972), I was indeed fortunate enough to be able to continue my schooling in an Application Class 5 in Delémont (north of Switzerland). We were then 11 students, all boys, to follow a special teaching, revolutionary at the time, of institutional pedagogy. The concept of training based on modern mathematics and the freedom to undertake activities in the classroom, awakened my passion for astronautics.

The Apollo Saturn V Revell

In the midst of the lunar conquest, we had to build a model of the Saturn V rocket of the Apollo program, which is still available on the Revell site. A symbolic, but also constructive moment that allowed me to dream that one day I would see one of these rockets take off. My wish was fulfilled 9 years later when I was able to witness on site the first launch of the American space shuttle Columbia on April 12, 1981. A springboard that allowed me to attend 33 accredited launches on site, until the last launch of « Solar Orbiter » on February 10, 2020, just before the closing of the borders due to the coronavirus pandemic.

RIP. Michel Girardin (1940-2020)

But at a time when the lunar conquest is taking off again with NASA’s Artemis program, I will then be able to satisfy my desire to see the most powerful rocket in the world (SLS, launch planned for the end of 2021 if all goes well) take off, following the example of the famous Saturn V. Or the much-awaited SpaceX’s Starship launcher (393 feet high).

There, on a rocket launch pad, I will have a thought for Michel Girardin who will remain my space guide in aeternam.

LANCEMENT DE NASA SPACEX DRAGON CREW 1 – Suivez-moi EN DIRECT… de suisse !

Une fusée SpaceX Falcon 9 lancera le vaisseau spatial Crew Dragon lors de son premier vol opérationnel vers la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes de la NASA Mike Hopkins, Victor Glover et Shannon Walker, et l’astronaute japonais Soichi Noguchi s’envolent ce soir à 19h27 (heure locale en Floride), 01h27 en Suisse dimanche 16 novembre 2020. Le 1er étage de Falcon retournera sur une berge dans l’Océan Atlantique, d’où le retard d’un jour dû à la météo en mer.
Suivez-moi en direct sur cette page depuis… la Suisse !
N’oubliez pas d’actualiser cette page pour être au taquet

16/11/2020 – 02h05
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Cette intervention en direct se termine. Merci de m’avoir suivi.

16/11/2020 – 01h45
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Le vaisseau spatial Crew Dragon Resilience s’est libéré de l’étage supérieur du Falcon 9 en orbite. Les cliquets se déverrouillent pour commencer à ouvrir le nez du dragon. Cela révélera le port d’amarrage de la capsule et les capteurs de rendez-vous.

16/11/2020 – 01h39
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Le premier étage de Falcon 9 s’est posé sur sa berge, sur l’Océan Atlantique !

16/11/2020 – 01h32
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T+plus 5 minutes. La propulsion du deuxième étage est toujours normale. Le moteur Merlin Vacuum génère environ 99 tonnes de poussée.

16/11/2020 – 01h29
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T+plus 2 minutes, 50 secondes. Le premier étage du Falcon 9 s’est éteint et revient sur Terre pour un atterrissage sur le vaisseau drone de SpaceX.

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16/11/2020 – 01h27

T00 – Décollage ! Décollage de la fusée Falcon 9 de SpaceX avec le vaisseau spatial Crew Dragon Resilience, lançant quatre astronautes dans une mission de près de six mois vers la Station spatiale internationale (ISS)

A SpaceX Falcon 9 rocket carrying the company’s Crew Dragon spacecraft is launched on NASA’s SpaceX Crew-1 mission to the International Space Station with NASA astronauts Mike Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker, and Japan Aerospace Exploration Agency astronaut Soichi Noguchi onboard, Sunday, Nov. 15, 2020, at NASA’s Kennedy Space Center in Florida. NASA’s SpaceX Crew-1 mission is the first crew rotation mission of the SpaceX Crew Dragon spacecraft and Falcon 9 rocket to the International Space Station as part of the agency’s Commercial Crew Program. Hopkins, Glover, Walker, and Noguchi launched at 7:27 p.m. EST from Launch Complex 39A at the Kennedy Space Center to begin a six month mission onboard the orbital outpost. Photo Credit: (NASA/Joel Kowsky)

Photo : NASA

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16/11/2020 – 01h23

T-4 minutes. Le processus d’abaissement de la structure de la plate-forme 39A a commencé avec l’ouverture des berceaux autour de la fusée. Le retour de force se déplacera à un angle d’environ 1,5 degré par rapport au Falcon 9 en préparation de l’allumage, puis se rétractera davantage au décollage.

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16/11/2020 – 01h22

T- 7 minutes. – Les soupapes menant au premier étage des moteurs Merlin 1D du Falcon 9 s’ouvrent, permettant à l’oxygène liquide super-froid de circuler dans les moteurs pour conditionner les turbopompes à l’allumage.

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16/11/2020 – 01h17

T – 10 minutes – Le commandant de Dragon Mike Hopkins confirme que les écrans du cockpit de l’équipage sont configurés pour le lancement.

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16/11/2020 – 01h13

T – 11 minutes – La deuxième phase de chargement de l’oxygène liquide est en cours.

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16/11/2020 – 01h11

Les gaz qui s’échappent sont en fait dû à l’oxygène liquide super froid au contact de l’air. Donc, des nuages, pas de la pollution.

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16/11/2020 – 01h09

À 18 minutes du lancement, tout est OK.

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16/11/2020 – 01h00

L’équipe météo du lancement prévoit maintenant une probabilité de 80 % de conditions météorologiques acceptables pour le décollage de la fusée Falcon 9.

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16/11/2020 – 00h59

De l’hélium super-froid est actuellement chargé dans le système de pressurisation de la fusée.

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16/11/2020 – 00h57

T moins 35 minutes. « Le plein a commencé. » Le kérosène RP-1 s’écoule maintenant dans les deux étages de la fusée Falcon 9, et de l’oxygène liquide est pompé dans le premier étage.

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16/11/2020 – 00h52

Le système d’évacuation du Crew Dragon est armé. Les fusées d’éjection SuperDraco (photo lors des essais) de la capsule alimenteraient alors la capsule à partir de la fusée Falcon 9 en cas d’urgence avant ou pendant le lancement.

Photo : http://www.space.com

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16/11/2020 – 00h49

Le commandant de Dragon, Mike Hopkins, rapporte que les astronautes ont fermé les visières de leur combinaison spatiale et qu’ils arment le système de sortie de secours de la capsule.

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16/11/2020 – 00h48

Le bras d’accès de l’équipage se rétracte à l’écart du vaisseau spatial Crew Dragon en vue du ravitaillement de la fusée Falcon 9.

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16/11/2020 – 00h46

Tous les paramètres météo sont bons pour le lancement. 70% de chances de lancement.

A SpaceX Falcon 9 rocket with the company’s Crew Dragon spacecraft onboard is seen, in this thirty second exposure, illuminated by spotlights on the launch pad at Launch Complex 39A as preparations continue for the Crew-1 mission, Saturday, Nov. 14, 2020, at NASA’s Kennedy Space Center in Florida. NASA’s SpaceX Crew-1 mission is the first crew rotation mission of the SpaceX Crew Dragon spacecraft and Falcon 9 rocket to the International Space Station as part of the agency’s Commercial Crew Program. NASA astronauts Mike Hopkins, Victor Glover, and Shannon Walker, and astronaut Soichi Noguchi of the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) are scheduled to launch at 7:27 p.m. EST on Sunday, Nov. 15, from Launch Complex 39A at the Kennedy Space Center. Photo Credit: (NASA/Joel Kowsky)

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16/11/2020 – 00h44

L’équipe technique n’a révélé aucune contrainte pour procéder à l’armement du système d’échappement de lancement du Crew Dragon et au chargement des propergols dans la fusée Falcon 9. Dans les prochaines minutes, le directeur de lancement de SpaceX donnera l’autorisation de commencer à charger les propergols dans la fusée à deux étages Falcon 9. Le bras d’accès de l’équipage sera rétracté à 18h45 EST (2345 GMT), oh45 Suisse, pour s’éloigner du vaisseau spatial. Le système d’évacuation du Crew Dragon sera armé à 18h49 EST (23h49 GMT). Le remplissage du Falcon 9 avec du kérosène RP-1 densifié et surgelé commencera à 18h52 EST (2352 GMT). De l’oxygène liquide cryogénique entrera dans le premier étage à la même heure.
Le chargement de l’oxygène liquide dans la deuxième phase commencera à 19h11 EST (0011 GMT).

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16/11/2020 – 00h31

Voici quelques statistiques sur le lancement d’aujourd’hui :
98e lancement d’une fusée Falcon 9 depuis 2010
106ème lancement de la famille de fusées Falcon depuis 2006
1er lancement du booster B1061 de Falcon 9
86e lancement de SpaceX depuis la côte spatiale de la Floride
121e lancement depuis la plate-forme 39A
27ème l ancement de SpaceX depuis la plateforme 39A
3ème lancement d’un vaisseau spatial Crew Dragon
1er vol de l’équipage Dragon Resilience (Dragon C207)
2e vol de Falcon 9/Équipage Dragon avec des humains à bord
21e lancement de Falcon 9 en 2020
21e lancement par SpaceX en 2020
25ème lancement orbital basé au Cap Canaveral en 2020

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16/11/2020 – 00h31

Voilà les caractéristiques techniques de Dragon

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16/11/2020 – 00h23

A 1h 4 minutes du lancement, le centre de Contrôle de Houston qui contrôle la Station spatiale internationale (ISS) est paré à intercepter les premières liaisons de Dragon une fois lancé.

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16/11/2020 – 00h15

Le contrôle de mission de SpaceX vient d’annoncer à l’équipage de Dragon que le team de fermeture a appliqué du lubrifiant et retiré les débris du joint de l’écoutille. Une certaine décoloration près de l’étage de Falcon 9 semble être causée par la condensation de l’eau, et n’est pas un problème pour le vol. Ah, bon, on est rassuré.

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16/11/2020 – 00h11

Au moment du lancement, la Station spatiale internationale (ISS) volera à 416 km au-dessus de la Terre au nord-est de la Syrie. L’heure de lancement est fixée de manière à aligner le couloir de vol de Falcon 9 sur l’orbite de la station spatiale.

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16/11/2020 – 00h09

L’équipe au sol de SpaceX confirme que le contrôle d’étanchéité de l’écoutille latérale a été effectué de manière satisfaisante, et les mesures correspondent aux relevés effectués lors d’une répétition générale du compte à rebours la semaine dernière. L’équipe de fermeture se prépare à quitter l’aire de lancement sous peu.

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16/11/2020 – 00h02

Bon, cela semble s’arranger. SpaceX a informé les astronautes que le vaisseau spatial Crew Dragon maintient la pression lors de cette deuxième série de contrôles d’étanchéité. Donc plus de fuite. Enfin, on attend quand même pour voir…

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15/11/2020 – 23h49

Kate Tice de SpaceX rapporte que l’équipe de fermeture du vaisseau a trouvé un morceau de débris de corps étranger sur l’écoutille qui pourrait avoir causé la chute de pression lors de la vérification de la fuite précédente.

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15/11/2020 – 23h45

Ah, c’est bien ce qu’il me semblait. L’écoutille a dû être rouverte. Il semble y avoir eu une chute de pression inattendue lors d’une vérification de fuite. Les contrôleurs de mission indiquent qu’ils disposent d’une marge d’environ 10 minutes dans le calendrier pour résoudre ce problème.

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15/11/2020 – 23h40

Normalement, l’écoutille devrait être verrouillée 1h55 avant le lancement. à 1h48, il y a un peu de retard, mais cela devrait être fait tantôt. Il semblerait y avoir eu un petit bug…

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15/11/2020 – 23h34

Voilà. L’écoutille est presque fermée. Le directeur du lancement doit encore vérifier la charge propulsive. Une longue check-list réalisée avec les astronautes et les ingénieurs au centre ce contrôle de SpaceX-

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15/11/2020 – 23h29

Il y a maintenant 70 % de chances que la météo soit favorable au lancement de la fusée Falcon 9 et de la capsule Crew Dragon à 19h27 locale (00h27 GMT), comme prévu 1h27 (heure suisse). Il paraît que c’est une journée magnifique au Centre spatial Kennedy en Floride.

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15/11/2020 – 23h21

Les sièges du Dragon ont été tournés en position pour le lancement, et l’équipage de fermeture a terminé les contrôles d’étanchéité des combinaisons pressurisées des deux membres d’équipage. Le commandant Mike Hopkins annonce que l’équipage est prêt pour la fermeture des écoutilles

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15/11/2020 – 23h18

Environ trois heures avant le décollage, les astronautes entreprennent de longues vérifications des commandes de vol, des communications et du contrôle des fuites des combinaisons.

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15/11/2020 – 23h06

Shannon Walker (photo NASA ci-dessous) a été sélectionnée par la NASA pour être astronaute en 2004. Elle est titulaire d’une licence de physique, d’une maîtrise de sciences et d’un doctorat de philosophie en physique spatiale de l’université Rice. Walker a commencé sa carrière professionnelle au Centre spatial Johnson (JSC) en 1987 en tant que contrôleur de vol robotique pour le programme de la navette spatiale. En 2010, elle a été ingénieur de vol pour la mission Expedition 24/25, une mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale qui a duré 163 jours. Le Dr. Walker a effectué l’intégration de la robotique, travaillant avec les partenaires internationaux dans la conception et la construction du matériel robotique de la station spatiale. En 1998, elle a rejoint la salle d’évaluation de mission (MER) en tant que responsable de la coordination de la résolution des problèmes techniques en orbite de l’ISS.

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15/11/2020 – 22h53

Ah, il faut du temps pour ajuster les combinaisons, le casque et las gants.
En voici, au cas où… Allez voir sur la Boutique spatiale. Comme cadeau de Noël pour les gosses.

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15/11/2020 – 22h43

Les astronautes ont pris un ascenseur jusqu’au niveau 255, puis ont monté une série d’escaliers jusqu’au niveau 265 où ils auront l’occasion d’appeler leurs familles avant de se préparer à monter à bord de Dragon.

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15/11/2020 – 22h40

Les astronautes sont sur la tour. Mais j’ai escaladé une autre… : « j’ai grimpé sur la tour de la future fusée de la NASA (SLS) jusqu’en haut, à 120 mètres !« 

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15/11/2020 – 22h13

C’et l’heure de monter en voiture. Afin de remplacer le traditionnel Astrovan utilisé par la NASA pour emmener les astronautes du terminal au pas de tir du Kennedy Space Center jusqu’en 2011, la NASA utilise une Tesla Model X. Si l’ancien véhicule est un camping-car Airstream Excella modifié de 1984, le nouveau est un petit SUV, mais qui embrasse la modernité avec ses moteurs électriques. Aucune inquiétude concernant l’espace disponible à l’intérieur du SUV, une source indique qu’il y a énormément de place pour les 2 astronautes et que les tests ont été faits à de nombreuses reprises.

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15/11/2020 – 22h06

Les contrôles d’étanchéité des combinaisons de l’équipage sont maintenant terminés. Dès que l’astronaute est sur son siège, il branche sa combinaison via un « cordon ombilical » qui va ensuite lui fournir « tout ce dont il a besoin » : l’électricité, l’oxygène, du gaz lorsqu’il faut la pressuriser. Elles ont été soumises à des tests à très basse pression, même si elles ne sont pas destinées à des balades spatiales.

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15/11/2020 – 21h48

Voici le menu ds astronautes qu’ils viennent de prendre avant de s’envoler : Hopkins : Steak et frites. Walker : Hamburger et frites de patate douce. Noguchi : Curry sur riz et poulet. Glover : côtelettes d’agneau et patate douce.

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15/11/2020 – 21h43

C’est tout bon pour le moment. SpaceX confirme que la fusée Falcon 9 et le vaisseau spatial Crew Dragon ne connaissent aucune contrainte pour leur lancement ce soir à 01h27.

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15/11/2020 – 21h32

Le Japonais Soichi Noguchi (55 ans) peut se targuer d’être l’astronaute le plus polyvalent. Il a réussi à voler dans la navette spatiale américaine (STS 114), un Soyouz (TMA-17) et maintenant dans une fusée privée de SpaceX, soit trois engis différents. C’est le seul au monde à réaliser cet exploit ! Il a déjà passé 177 jours, 3h et 5 min dans l’espace.

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15/11/2020 – 20h45

Le report de lancement d’un jour était dû à de mauvaises conditions météo sur la gerbe (la plate-forme) qui doit accueillir le retour du premier étage. C’est important de pouvoir récupérer cet étage car il sera réutilisé pour la prochaine mission habitée avec le français Thomas Pesquet ! Fin mars, début avril.
Les conditions météorologiques et l’état de la mer dans les zones d’interruption de vol semblent favorables au décollage de Crew Dragon de SpaceX ce soir. Les prévisionnistes s’attendent toujours à des averses de pluie près du Centre spatial Kennedy au moment du lancement, il y a donc 50 % de chances que le temps soit favorable pour le décollage.

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12/11/2020 – 10h35

Mission commerciale pour la NASA : lancement ce week-end

Je suis interviewé par Jean-Michel Probst (en médaillon).

« Crew Dragon de Space X » emmènera samedi quatre astronautes vers la station spatiale internationale. Le journaliste scientifique Roland J. Keller connait bien cette mission pour avoir assisté aux premiers lancements
La toute première vraie mission commerciale « Crew Dragon de Space X » décollera du Centre spatial Kennedy, en Floride samedi à 19 h 49 heure locale (soit dimanche à 00 h 49 heure Suisse), selon l’annonce de la NASA. Elle emmènera quatre astronautes vers la station spatiale internationale ISS pour un séjour d’environ six mois ponctués de sorties dans l’espace.
Roland J. Keller, journaliste scientifique et rédacteur en chef de la revue des ingénieurs Suisse, connait bien cette mission pour avoir assisté aux premiers lancements de cette capsule. Il nous présente cette mission importante dans le programme qui va, dans le futur, amener les premiers humains sur Mars.

Les sons sur les 3 radios régionales de la chaîne jurassienne :