Archives de catégorie : SPACEX

† Hommage à Michel Girardin, mon guide spatial

[Courrendlin, November 29, 2020, rke, English below]
Triste nouvelle. Michel Girardin de Courfaivre (JU) s’en est allé le 24 novembre 2020. Poète, musicien, homme de théâtre, philosophe et surtout remarquable pédagogue, ce professeur a particulièrement marqué ma jeunesse en éveillant ma passion pour la conquête spatiale.

Michel Girardin (1940-2020) – Photo : rke

Lorsque j’étais adolescent, entre 13 et 16 ans (1969-1972), j’ai eu en effet la chance de pouvoir continuer ma scolarité dans une Classe d’application 5 de Delémont. Nous étions alors 11 élèves, tous des garçons à suivre en enseignement particulier, révolutionnaire à l’époque, de pédagogie institutionnelle. Le concept de formation basé sur les mathématiques modernes et la liberté d’entreprendre des activités en classe, a éveillé ma passion pour l’astronautique.

En pleine conquête lunaire, nous avions à construire une maquette de la fusée Saturn V du programme Apollo, laquelle est d’ailleurs toujours disponible sur le site de Revell. Un moment symbolique, mais aussi constructif qui m’a permis de rêver qu’un jour je verrai l’une de ces fusées décoller. Mon voeu a été exaucé 9 ans plus tard lorsque j’ai pu assister sur site au premier lancement de la navette spatiale américaine Columbia, le 12 avril 1981. Un tremplin qui m’a permis d’assister à 33 lancements accrédités sur site, jusqu’au dernier décollage de « Solar Orbiter » le 10 février 2020, juste avant la fermeture des frontières due à la pandémie du coronavirus.

Mais à l’heure où la conquête lunaire repart avec le programme Artemis de la NASA, je pourrai alors assouvir mon désir de voir décoller la fusée la plus puissante du monde (SLS, lancement prévu fin 2021 si tout va bien) à l’instar de la fameuse Saturne V. Ou encore le très attendu lanceur Starship de SpaceX (120 m de haut).

Là, sur un pas de tir de fusée, j’aurai alors une pensée pour Michel Girardin qui restera mon guide spatial in aeternam.

Revue de presse
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Hommages du Quotidien Jurassien du 29 novembre 2020

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Article paru dans Swiss Engineering RTS 9/2018
que j’ai rédigé sur lui

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Tribute to Michel Girardin,
my space guide

Sad news. Michel Girardin left on November 24, 2020.
Poet, musician, man of theater, philosopher and above all a remarkable pedagogue, this professor particularly marked my youth by awakening my passion for the space conquest.

When I was a teenager, between the ages of 13 and 16 (1969-1972), I was indeed fortunate enough to be able to continue my schooling in an Application Class 5 in Delémont (north of Switzerland). We were then 11 students, all boys, to follow a special teaching, revolutionary at the time, of institutional pedagogy. The concept of training based on modern mathematics and the freedom to undertake activities in the classroom, awakened my passion for astronautics.

The Apollo Saturn V Revell

In the midst of the lunar conquest, we had to build a model of the Saturn V rocket of the Apollo program, which is still available on the Revell site. A symbolic, but also constructive moment that allowed me to dream that one day I would see one of these rockets take off. My wish was fulfilled 9 years later when I was able to witness on site the first launch of the American space shuttle Columbia on April 12, 1981. A springboard that allowed me to attend 33 accredited launches on site, until the last launch of « Solar Orbiter » on February 10, 2020, just before the closing of the borders due to the coronavirus pandemic.

But at a time when the lunar conquest is taking off again with NASA’s Artemis program, I will then be able to satisfy my desire to see the most powerful rocket in the world (SLS, launch planned for the end of 2021 if all goes well) take off, following the example of the famous Saturn V. Or the much-awaited SpaceX’s Starship launcher (393 feet high).

There, on a rocket launch pad, I will have a thought for Michel Girardin who will remain my space guide in aeternam.

LANCEMENT DE NASA SPACEX DRAGON CREW 1 – Suivez-moi EN DIRECT… de suisse !

Une fusée SpaceX Falcon 9 lancera le vaisseau spatial Crew Dragon lors de son premier vol opérationnel vers la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes de la NASA Mike Hopkins, Victor Glover et Shannon Walker, et l’astronaute japonais Soichi Noguchi s’envolent ce soir à 19h27 (heure locale en Floride), 01h27 en Suisse dimanche 16 novembre 2020. Le 1er étage de Falcon retournera sur une berge dans l’Océan Atlantique, d’où le retard d’un jour dû à la météo en mer.
Suivez-moi en direct sur cette page depuis… la Suisse !
N’oubliez pas d’actualiser cette page pour être au taquet

16/11/2020 – 02h05
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Cette intervention en direct se termine. Merci de m’avoir suivi.

16/11/2020 – 01h45
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Le vaisseau spatial Crew Dragon Resilience s’est libéré de l’étage supérieur du Falcon 9 en orbite. Les cliquets se déverrouillent pour commencer à ouvrir le nez du dragon. Cela révélera le port d’amarrage de la capsule et les capteurs de rendez-vous.

16/11/2020 – 01h39
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Le premier étage de Falcon 9 s’est posé sur sa berge, sur l’Océan Atlantique !

16/11/2020 – 01h32
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T+plus 5 minutes. La propulsion du deuxième étage est toujours normale. Le moteur Merlin Vacuum génère environ 99 tonnes de poussée.

16/11/2020 – 01h29
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T+plus 2 minutes, 50 secondes. Le premier étage du Falcon 9 s’est éteint et revient sur Terre pour un atterrissage sur le vaisseau drone de SpaceX.

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16/11/2020 – 01h27

T00 – Décollage ! Décollage de la fusée Falcon 9 de SpaceX avec le vaisseau spatial Crew Dragon Resilience, lançant quatre astronautes dans une mission de près de six mois vers la Station spatiale internationale (ISS)

A SpaceX Falcon 9 rocket carrying the company’s Crew Dragon spacecraft is launched on NASA’s SpaceX Crew-1 mission to the International Space Station with NASA astronauts Mike Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker, and Japan Aerospace Exploration Agency astronaut Soichi Noguchi onboard, Sunday, Nov. 15, 2020, at NASA’s Kennedy Space Center in Florida. NASA’s SpaceX Crew-1 mission is the first crew rotation mission of the SpaceX Crew Dragon spacecraft and Falcon 9 rocket to the International Space Station as part of the agency’s Commercial Crew Program. Hopkins, Glover, Walker, and Noguchi launched at 7:27 p.m. EST from Launch Complex 39A at the Kennedy Space Center to begin a six month mission onboard the orbital outpost. Photo Credit: (NASA/Joel Kowsky)

Photo : NASA

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16/11/2020 – 01h23

T-4 minutes. Le processus d’abaissement de la structure de la plate-forme 39A a commencé avec l’ouverture des berceaux autour de la fusée. Le retour de force se déplacera à un angle d’environ 1,5 degré par rapport au Falcon 9 en préparation de l’allumage, puis se rétractera davantage au décollage.

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16/11/2020 – 01h22

T- 7 minutes. – Les soupapes menant au premier étage des moteurs Merlin 1D du Falcon 9 s’ouvrent, permettant à l’oxygène liquide super-froid de circuler dans les moteurs pour conditionner les turbopompes à l’allumage.

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16/11/2020 – 01h17

T – 10 minutes – Le commandant de Dragon Mike Hopkins confirme que les écrans du cockpit de l’équipage sont configurés pour le lancement.

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16/11/2020 – 01h13

T – 11 minutes – La deuxième phase de chargement de l’oxygène liquide est en cours.

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16/11/2020 – 01h11

Les gaz qui s’échappent sont en fait dû à l’oxygène liquide super froid au contact de l’air. Donc, des nuages, pas de la pollution.

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16/11/2020 – 01h09

À 18 minutes du lancement, tout est OK.

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16/11/2020 – 01h00

L’équipe météo du lancement prévoit maintenant une probabilité de 80 % de conditions météorologiques acceptables pour le décollage de la fusée Falcon 9.

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16/11/2020 – 00h59

De l’hélium super-froid est actuellement chargé dans le système de pressurisation de la fusée.

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16/11/2020 – 00h57

T moins 35 minutes. « Le plein a commencé. » Le kérosène RP-1 s’écoule maintenant dans les deux étages de la fusée Falcon 9, et de l’oxygène liquide est pompé dans le premier étage.

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16/11/2020 – 00h52

Le système d’évacuation du Crew Dragon est armé. Les fusées d’éjection SuperDraco (photo lors des essais) de la capsule alimenteraient alors la capsule à partir de la fusée Falcon 9 en cas d’urgence avant ou pendant le lancement.

Photo : http://www.space.com

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16/11/2020 – 00h49

Le commandant de Dragon, Mike Hopkins, rapporte que les astronautes ont fermé les visières de leur combinaison spatiale et qu’ils arment le système de sortie de secours de la capsule.

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16/11/2020 – 00h48

Le bras d’accès de l’équipage se rétracte à l’écart du vaisseau spatial Crew Dragon en vue du ravitaillement de la fusée Falcon 9.

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16/11/2020 – 00h46

Tous les paramètres météo sont bons pour le lancement. 70% de chances de lancement.

A SpaceX Falcon 9 rocket with the company’s Crew Dragon spacecraft onboard is seen, in this thirty second exposure, illuminated by spotlights on the launch pad at Launch Complex 39A as preparations continue for the Crew-1 mission, Saturday, Nov. 14, 2020, at NASA’s Kennedy Space Center in Florida. NASA’s SpaceX Crew-1 mission is the first crew rotation mission of the SpaceX Crew Dragon spacecraft and Falcon 9 rocket to the International Space Station as part of the agency’s Commercial Crew Program. NASA astronauts Mike Hopkins, Victor Glover, and Shannon Walker, and astronaut Soichi Noguchi of the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) are scheduled to launch at 7:27 p.m. EST on Sunday, Nov. 15, from Launch Complex 39A at the Kennedy Space Center. Photo Credit: (NASA/Joel Kowsky)

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16/11/2020 – 00h44

L’équipe technique n’a révélé aucune contrainte pour procéder à l’armement du système d’échappement de lancement du Crew Dragon et au chargement des propergols dans la fusée Falcon 9. Dans les prochaines minutes, le directeur de lancement de SpaceX donnera l’autorisation de commencer à charger les propergols dans la fusée à deux étages Falcon 9. Le bras d’accès de l’équipage sera rétracté à 18h45 EST (2345 GMT), oh45 Suisse, pour s’éloigner du vaisseau spatial. Le système d’évacuation du Crew Dragon sera armé à 18h49 EST (23h49 GMT). Le remplissage du Falcon 9 avec du kérosène RP-1 densifié et surgelé commencera à 18h52 EST (2352 GMT). De l’oxygène liquide cryogénique entrera dans le premier étage à la même heure.
Le chargement de l’oxygène liquide dans la deuxième phase commencera à 19h11 EST (0011 GMT).

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16/11/2020 – 00h31

Voici quelques statistiques sur le lancement d’aujourd’hui :
98e lancement d’une fusée Falcon 9 depuis 2010
106ème lancement de la famille de fusées Falcon depuis 2006
1er lancement du booster B1061 de Falcon 9
86e lancement de SpaceX depuis la côte spatiale de la Floride
121e lancement depuis la plate-forme 39A
27ème l ancement de SpaceX depuis la plateforme 39A
3ème lancement d’un vaisseau spatial Crew Dragon
1er vol de l’équipage Dragon Resilience (Dragon C207)
2e vol de Falcon 9/Équipage Dragon avec des humains à bord
21e lancement de Falcon 9 en 2020
21e lancement par SpaceX en 2020
25ème lancement orbital basé au Cap Canaveral en 2020

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16/11/2020 – 00h31

Voilà les caractéristiques techniques de Dragon

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16/11/2020 – 00h23

A 1h 4 minutes du lancement, le centre de Contrôle de Houston qui contrôle la Station spatiale internationale (ISS) est paré à intercepter les premières liaisons de Dragon une fois lancé.

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16/11/2020 – 00h15

Le contrôle de mission de SpaceX vient d’annoncer à l’équipage de Dragon que le team de fermeture a appliqué du lubrifiant et retiré les débris du joint de l’écoutille. Une certaine décoloration près de l’étage de Falcon 9 semble être causée par la condensation de l’eau, et n’est pas un problème pour le vol. Ah, bon, on est rassuré.

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16/11/2020 – 00h11

Au moment du lancement, la Station spatiale internationale (ISS) volera à 416 km au-dessus de la Terre au nord-est de la Syrie. L’heure de lancement est fixée de manière à aligner le couloir de vol de Falcon 9 sur l’orbite de la station spatiale.

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16/11/2020 – 00h09

L’équipe au sol de SpaceX confirme que le contrôle d’étanchéité de l’écoutille latérale a été effectué de manière satisfaisante, et les mesures correspondent aux relevés effectués lors d’une répétition générale du compte à rebours la semaine dernière. L’équipe de fermeture se prépare à quitter l’aire de lancement sous peu.

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16/11/2020 – 00h02

Bon, cela semble s’arranger. SpaceX a informé les astronautes que le vaisseau spatial Crew Dragon maintient la pression lors de cette deuxième série de contrôles d’étanchéité. Donc plus de fuite. Enfin, on attend quand même pour voir…

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15/11/2020 – 23h49

Kate Tice de SpaceX rapporte que l’équipe de fermeture du vaisseau a trouvé un morceau de débris de corps étranger sur l’écoutille qui pourrait avoir causé la chute de pression lors de la vérification de la fuite précédente.

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15/11/2020 – 23h45

Ah, c’est bien ce qu’il me semblait. L’écoutille a dû être rouverte. Il semble y avoir eu une chute de pression inattendue lors d’une vérification de fuite. Les contrôleurs de mission indiquent qu’ils disposent d’une marge d’environ 10 minutes dans le calendrier pour résoudre ce problème.

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15/11/2020 – 23h40

Normalement, l’écoutille devrait être verrouillée 1h55 avant le lancement. à 1h48, il y a un peu de retard, mais cela devrait être fait tantôt. Il semblerait y avoir eu un petit bug…

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15/11/2020 – 23h34

Voilà. L’écoutille est presque fermée. Le directeur du lancement doit encore vérifier la charge propulsive. Une longue check-list réalisée avec les astronautes et les ingénieurs au centre ce contrôle de SpaceX-

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15/11/2020 – 23h29

Il y a maintenant 70 % de chances que la météo soit favorable au lancement de la fusée Falcon 9 et de la capsule Crew Dragon à 19h27 locale (00h27 GMT), comme prévu 1h27 (heure suisse). Il paraît que c’est une journée magnifique au Centre spatial Kennedy en Floride.

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15/11/2020 – 23h21

Les sièges du Dragon ont été tournés en position pour le lancement, et l’équipage de fermeture a terminé les contrôles d’étanchéité des combinaisons pressurisées des deux membres d’équipage. Le commandant Mike Hopkins annonce que l’équipage est prêt pour la fermeture des écoutilles

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15/11/2020 – 23h18

Environ trois heures avant le décollage, les astronautes entreprennent de longues vérifications des commandes de vol, des communications et du contrôle des fuites des combinaisons.

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15/11/2020 – 23h06

Shannon Walker (photo NASA ci-dessous) a été sélectionnée par la NASA pour être astronaute en 2004. Elle est titulaire d’une licence de physique, d’une maîtrise de sciences et d’un doctorat de philosophie en physique spatiale de l’université Rice. Walker a commencé sa carrière professionnelle au Centre spatial Johnson (JSC) en 1987 en tant que contrôleur de vol robotique pour le programme de la navette spatiale. En 2010, elle a été ingénieur de vol pour la mission Expedition 24/25, une mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale qui a duré 163 jours. Le Dr. Walker a effectué l’intégration de la robotique, travaillant avec les partenaires internationaux dans la conception et la construction du matériel robotique de la station spatiale. En 1998, elle a rejoint la salle d’évaluation de mission (MER) en tant que responsable de la coordination de la résolution des problèmes techniques en orbite de l’ISS.

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15/11/2020 – 22h53

Ah, il faut du temps pour ajuster les combinaisons, le casque et las gants.
En voici, au cas où… Allez voir sur la Boutique spatiale. Comme cadeau de Noël pour les gosses.

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15/11/2020 – 22h43

Les astronautes ont pris un ascenseur jusqu’au niveau 255, puis ont monté une série d’escaliers jusqu’au niveau 265 où ils auront l’occasion d’appeler leurs familles avant de se préparer à monter à bord de Dragon.

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15/11/2020 – 22h40

Les astronautes sont sur la tour. Mais j’ai escaladé une autre… : « j’ai grimpé sur la tour de la future fusée de la NASA (SLS) jusqu’en haut, à 120 mètres !« 

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15/11/2020 – 22h13

C’et l’heure de monter en voiture. Afin de remplacer le traditionnel Astrovan utilisé par la NASA pour emmener les astronautes du terminal au pas de tir du Kennedy Space Center jusqu’en 2011, la NASA utilise une Tesla Model X. Si l’ancien véhicule est un camping-car Airstream Excella modifié de 1984, le nouveau est un petit SUV, mais qui embrasse la modernité avec ses moteurs électriques. Aucune inquiétude concernant l’espace disponible à l’intérieur du SUV, une source indique qu’il y a énormément de place pour les 2 astronautes et que les tests ont été faits à de nombreuses reprises.

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15/11/2020 – 22h06

Les contrôles d’étanchéité des combinaisons de l’équipage sont maintenant terminés. Dès que l’astronaute est sur son siège, il branche sa combinaison via un « cordon ombilical » qui va ensuite lui fournir « tout ce dont il a besoin » : l’électricité, l’oxygène, du gaz lorsqu’il faut la pressuriser. Elles ont été soumises à des tests à très basse pression, même si elles ne sont pas destinées à des balades spatiales.

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15/11/2020 – 21h48

Voici le menu ds astronautes qu’ils viennent de prendre avant de s’envoler : Hopkins : Steak et frites. Walker : Hamburger et frites de patate douce. Noguchi : Curry sur riz et poulet. Glover : côtelettes d’agneau et patate douce.

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15/11/2020 – 21h43

C’est tout bon pour le moment. SpaceX confirme que la fusée Falcon 9 et le vaisseau spatial Crew Dragon ne connaissent aucune contrainte pour leur lancement ce soir à 01h27.

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15/11/2020 – 21h32

Le Japonais Soichi Noguchi (55 ans) peut se targuer d’être l’astronaute le plus polyvalent. Il a réussi à voler dans la navette spatiale américaine (STS 114), un Soyouz (TMA-17) et maintenant dans une fusée privée de SpaceX, soit trois engis différents. C’est le seul au monde à réaliser cet exploit ! Il a déjà passé 177 jours, 3h et 5 min dans l’espace.

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15/11/2020 – 20h45

Le report de lancement d’un jour était dû à de mauvaises conditions météo sur la gerbe (la plate-forme) qui doit accueillir le retour du premier étage. C’est important de pouvoir récupérer cet étage car il sera réutilisé pour la prochaine mission habitée avec le français Thomas Pesquet ! Fin mars, début avril.
Les conditions météorologiques et l’état de la mer dans les zones d’interruption de vol semblent favorables au décollage de Crew Dragon de SpaceX ce soir. Les prévisionnistes s’attendent toujours à des averses de pluie près du Centre spatial Kennedy au moment du lancement, il y a donc 50 % de chances que le temps soit favorable pour le décollage.

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12/11/2020 – 10h35

Mission commerciale pour la NASA : lancement ce week-end

Je suis interviewé par Jean-Michel Probst (en médaillon).

« Crew Dragon de Space X » emmènera samedi quatre astronautes vers la station spatiale internationale. Le journaliste scientifique Roland J. Keller connait bien cette mission pour avoir assisté aux premiers lancements
La toute première vraie mission commerciale « Crew Dragon de Space X » décollera du Centre spatial Kennedy, en Floride samedi à 19 h 49 heure locale (soit dimanche à 00 h 49 heure Suisse), selon l’annonce de la NASA. Elle emmènera quatre astronautes vers la station spatiale internationale ISS pour un séjour d’environ six mois ponctués de sorties dans l’espace.
Roland J. Keller, journaliste scientifique et rédacteur en chef de la revue des ingénieurs Suisse, connait bien cette mission pour avoir assisté aux premiers lancements de cette capsule. Il nous présente cette mission importante dans le programme qui va, dans le futur, amener les premiers humains sur Mars.

Les sons sur les 3 radios régionales de la chaîne jurassienne :

Iriez-vous sur Mars avec Elon Musk ?

[Courrendlin, Switzerland, September 20, 2020, rke. English below] – La question n’est pas aussi farfelue qu’elle n’y paraît: Iriez-vous sur Mars avec Elon Musk ? SpaceX, fondé en 2002, veut révolutionner l’accès à l’espace et permettre une société multiplanétaire. Au Texas, après avoir réussi à déplacer un immeuble de 20 étages d’un endroit à l’autre (en l’occurrence un morceau de fusée), l’entreprise privés prépare un gros, gros, gros engin spatial de 2 étages – Starship – pour emmener 100 personnes sur la Lune et Mars. C’est fou ? Pas tant que ça !
Photo du haut : SpaceX

J’irais sur la planète rouge, mais pas avec lui ! Musk est contre l’intelligence artificielle mais il veut implanter des puces dans notre cerveau. En plus, il n’aime pas les journalistes étrangers, comme moi : cliquez ici

À Boca Chica (Texas), assemblage du MK1, un des deux prototypes du futur lanceur Starship de SpaceX. Sur la partie inférieure , on peut voir les ailerons arrière qui contrôleront la stabilité en vol du prototype. In Boca Chica (Texas), assembly of the MK1, one of the two prototypes of SpaceX’s future Starship launcher. On the lower part, one can see the rear ailerons which will control the stability in flight of the prototype. Photo :  SpaceX

1 personne pèse en moyenne
100 kg (avec les bagages).
100 humains en fusée représentent 10’000 kg ou 10 tonnes, soit dix fois moins que ce que la fusée Starship peut embarquer.
Alors, on y va ?

Les enfants auditionnés sur RFJ nous font rêver

« C’est gratuit pour aller sur Mars, mais il faut payer la fusée. Euh, non, ça coûte. » « Pour aller sur Mars, il faut 24H, heu, non trois mois. Non quelques heures. » « Mars ? Elle est brune. Il y a des mini-volcans. » Ces extraits candides de sons recueillis auprès de jeunes élèves par Jean-Michel Probst de la radio suprarégionale RFJ (Nord de la Suisse), laissent songeurs. Effectivement, cela va coûter une fortune pour se rendre sur la planète rouge, mais tout est relatif. Malgré la pandémie et la crise économique que traversent les États-Unis, les plus grosses fortunes américaines ont continué de s’enrichir en 2020 : selon Forbes, leur richesse cumulée est de 3’200 milliards de dollars, soit une hausse de 8% par rapport à l’an dernier. Le prix du programme lunaire Apollo (1967-1972) aura coûté quelque 150 milliards de dollars (majoré à nos jours), soit seulement 5% de ces plus riches personnes. Pourtant toute cette conquête aura créé de l’emploi pour 400’000 personnes et 42’000 entreprises engagées durant 8 ans ! Pour décrocher la Lune d’ici à 2024 avec le programme Artemis, il faudra débourser 34 milliards de dollars. Soit 1% de l’argent des fortunés Américains ! Et pour repartir sur Mars ? Avec dix fois plus de budgets, on est encore loin… très loin de ces richards.

Pour décrocher la Lune d’ici à 2024 avec le programme Artemis, il faudra débourser 34 milliards de dollars. Soit 1% de l’argent des plus fortunés Américains !

Les Tesla à la rescousse

Elon Musk, qui s’est enrichi grâce à son logiciel de paiement en ligne sur Internet (PayPal), n’aurait évidemment pas assez de sa fortune personnelle pour financer une expédition martienne. Raison sur laquelle il peut s’appuyer sur le succès de ses voitures Tesla qui lui rapportent des deniers. De plus, pour pouvoir rentabiliser ses fusées, il a misé sur un système de récupération des étages des fusées Falcon lors des lancements, dont ceux de lanceurs Heavy avec deux propulseurs qui retournent sur Terre. Au début, la communauté spatiale ne croyait pas trop à cette idée de faire revenir des fusées à la « Tintin » – la bande dessinée d’Hergé – car on connaît le domaine astronautique comme pas rentable. Mais, à force d’abnégation, le fantasque milliardaire a réussi pas à pas à convaincre les clients d’emmener leurs satellites à bord de ses fusées Falcon 9 pour de multiples satellites, Falcon Heavy pour les plus lourds et maintenant Starship.

Trois tests réussis, 2 loupés

La base de Boca Chica au sud du Texas, là où pourront décoller les Starship. Une autre base de lacement est prévue au Kennedy Space Center, PAD-39A, en Floride- The Boca Chica base in South Texas, where the Starship will take off. Another launch base is planned at the Kennedy Space Center, PAD-39A, in Florida.
Photo : Google.

Après avoir réalisé des vols d’essai à une altitude très basse avec des prototypes. Jusqu’à présent, les plafonds atteints par SpaceX avec Starship n’ont jamais excédé les 150 mètres d’altitude — trois vols ont pu être bouclés à cette hauteur : le premier en 2019, puis deux autres en août et septembre 2020, avec les numéros d’essais SN5 et SN6. Le prochain prototype SN8 devrait s’élever à 20 km d’altitude avec l’ajout, pour la première fois, d’un « nez », c’est-à-dire un cône positionné sur le dessus de l’appareil afin de lui donner un profil aérodynamique, et des ailerons sur le côté, pour donner de la stabilité à la trajectoire du Starship lorsqu’il est en vol. Suite à l’allumage sur le pas de tir de Boca Chica, l’engin devrait revenir sur Terre. Une prouesse tout à fait envisageable au vu des précédents succès des étages plus petits.

Starship offre des cabines privées, de grands espaces communs, un stockage centralisé, des abris contre les tempêtes solaires et une galerie d’observation

Prochain essai à 20 km d’altitude

On ne sait pas à quelle date le SN8 sera mis à l’épreuve. Ce seuil des 20 km est évoqué depuis des mois (il en était question dès juillet 2020 par exemple, lors d’un premier bond de Starship à 20 m d’altitude), mais n’a pas pu être exécuté jusqu’à présent — aussi parce que la crise du coronavirus qui s’est déclenchée en début d’année s’est propagée partout et n’est toujours pas résolue.

N’empêche. SpaceX veut révolutionner l’accès à l’espace et permettre une société multiplanétaire. La firme de Musk entreprend déjà des missions de routine dans l’espace avec ses lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy pour un ensemble de clients divers, dont la NASA, le ministère de la Défense, des gouvernements internationaux et des sociétés commerciales de premier plan. SpaceX apporte un soutien supplémentaire à la NASA avec le vaisseau spatial Dragon en effectuant des missions de réapprovisionnement en fret et de retour vers et depuis la Station spatiale internationale (ISS).

La plus grosse fusée de tous les temps

Au centre, Starship, plus grande que la fusée Saturn V (gauche) et presque deux fois plus haute que Falcon 9 ! Center : Starship, larger than the Saturn V rocket (left) and almost twice as high as Falcon 9! – Photo : twitter.com/kimitalvitie

Le carénage de la charge utile standard du vaisseau est de 9 m de diamètre extérieur, ce qui en fait le plus grand volume de charge utile utilisable de tous les lanceurs actuels ou en développement. La fusée aura 120 m de haut. Le vaisseau a été conçu dès le départ pour pouvoir transporter plus de 100 tonnes de marchandises vers Mars et la Lune. La version cargo peut également être utilisée pour le transport rapide de point à point vers la Terre. Différentes configurations de la soute sont disponibles et permettent un déploiement entièrement autonome de la cargaison vers la Terre, la Lune ou les surfaces martiennes.

S’inspirant de l’expérience acquise lors du développement de Dragon pour le programme d’équipage commercial, la configuration de l’équipage du vaisseau spatial pourrait transporter jusqu’à 100 personnes de la Terre vers la Lune et Mars. La configuration de l’équipage du Starship comprend des cabines privées, de grands espaces communs, un stockage centralisé, des abris contre les tempêtes solaires et une galerie d’observation. Ça promet !

Peu avant 13 heures jeudi 3 septembre, SpaceX a réussi à faire décoller son prototype de vaisseau spatial SN6 à 150 mètres à Boca Chica, 30 jours après un lancement de 500 pieds et un atterrissage le 4 août par le SN5. L’unique moteur Raptor du SN6 a été allumé à 12h48, 10 minutes après le déclenchement d’une sirène avertissant les habitants du village de Boca Chica qu’un lancement était imminent, et a volé pendant environ 50 secondes avant d’atterrir sur une plateforme adjacente au stand de lancement.

WOULD YOU GO TO MARS WITH ELON MUSK?

[Courrendlin, Switzerland, September 20, 2020, rke] – The question is not as crazy as it appears: Would you go to Mars with Elon Musk? SpaceX, founded in 2002, wants to revolutionize access to space and enable a multiplanetary society. In Texas, after successfully moving a 20-story building from one place to another (in this case a piece of a rocket), the private company is preparing a big, big, big 2-story spacecraft – Starship – to take 100 people to the Moon and Mars. Is that crazy? Oh, no!

I would go to the red planet, but not with him! Musk is against artificial intelligence but he wants to implant chips in our brains. Besides, he doesn’t like foreign journalists, like me : click here

1 person weighs on average 220 lbs (with luggage). 100 humans in a rocket give 22’000 lbs (or 10 tons): ten times less than what the Starship rocket can embark.
So, let’s go?

The children auditioned on RFJ make us dream -> in french

 » Reaching Mars is free, but you must pay for the rocket. Uh, no, it costs. « To go to Mars takes 24 hours, uh, no, three months. Not a few hours.  » « Mars? It’s brown. There are mini volcanoes. « These candid excerpts of audio sounds collected from young students by Jean-Michel Probst of the supra-regional radio station RFJ (Northern Switzerland), leave one wondering. Indeed, it will cost a fortune to get to the Red Planet, but it’s all relative. Despite the pandemic and the economic crisis that the United States is going through, the biggest American fortunes have continued to grow richer in 2020: according to Forbes, their cumulative wealth is 3’200 billion dollars, an increase of 8% compared to last year. The price of the Apollo lunar program (1967-1972) will have cost some 150 billion dollars (increased to the present day), or only 5% of these richest people. Yet all this conquest will have created employment for 400’000 people and 42’000 companies hired for 8 years! To land the Moon by 2024 with the Artemis program, it will cost 34 billion dollars. That is 1% of the money of the wealthy Americans! And to go back to Mars? With ten times the budget, we are still far… very far from these rich people. 

Tesla at the helm

Elon Musk, who got rich thanks to his online payment software on the Internet (PayPal), would obviously not have enough of his personal fortune to finance a Martian expedition. That’s why he can rely on the success of his Tesla cars, which bring him money. In addition, to be able to make his rockets profitable, he bet on a system of recovery of the stages of Falcon rockets during launches, including those of Heavy launchers with two propellants that return to Earth.

At the beginning, the space community did not believe too much in the idea of returning rockets to the « Tintin » – Hergé’s comic strip – because the astronautics field is known to be unprofitable. But, by dint of self-sacrifice, the whimsical billionaire, succeeded step by step in convincing customers to take their satellites aboard his Falcon 9 rockets for multiple satellites, Falcon Heavy for the heavier ones and now Starship.

Three successful tests, 2 failures

Shortly before 1 p.m. Thursday, SpaceX test successfully hopped its SN6 Starship prototype to 500 feet at Boca Chica, 30 days after a 500-foot hop and landing on Aug. 4 by the SN5.
The SN6’s single Raptor engine was ignited at 12:48 p.m., 10 minutes after a siren was sounded warning nearby Boca Chica Village residents that a launch was imminent, and flew for about 50 seconds before landing on a pad adjacent to the launch stand.

After conducting test flights at very low altitudes with prototypes. To date, the ceilings reached by SpaceX with Starship have never exceeded 492 feet high – three flights have been completed at this height: the first in 2019, then two more in August and September 2020, with test numbers SN5 and SN6. The next SN8 prototype is expected to reach an altitude of 12 miles, with the addition, for the first time, of a « nose, » a cone positioned on top of the aircraft to give it an aerodynamic profile, and ailerons on the side to give stability to the Starship’s trajectory when in flight. Following the ignition on the launch pad of Boca Chica, the aircraft should return to Earth. A feat quite conceivable in view of the previous successes of the smaller stages. It is not known when the SN8 will be tested. This 12 miles threshold has been talked about for months (it was mentioned as early as July 2020, for example, during a first Starship leap at 65 feet high), but has not been executed until now – also because the coronavirus crisis that started at the beginning of the year has spread everywhere and is still not solved.

To land the Moon by 2024 with the Artemis program, it will cost 34 billion dollars. That is 1% of the money of the wealthy Americans!

Revolutionize access to space

SpaceX was founded in 2002 to revolutionize access to space and enable a multi-planetary society. Today, SpaceX performs routine missions to space with its Falcon 9 and Falcon Heavy launch vehicles for a diverse set of customers, including the National Aeronautics and Space Administration (NASA), the Department of Defense, international governments, and leading commercial companies. SpaceX provides further support to NASA with the Dragon spacecraft by conducting cargo resupply and return missions to and from the International Space Station (ISS). The standard payload fairing on the spacecraft is 29 feet in outside diameter, making it the largest usable payload volume of any launcher currently in service or under development. The rocket will be 120 m high. The spacecraft has been designed from the outset to be able to carry more than 100 tons of cargo to Mars and the Moon.

The biggest rocket of ever time

The cargo version can also be used for rapid point-to-point transport to Earth. Different cargo bay configurations are available and allow a fully autonomous deployment of the cargo to Earth, the Moon or Martian surfaces. Starship was designed from the onset to be able to carry more than 100 tons of cargo to Mars and the Moon. The cargo version can also be used for rapid point-to-point Earth transport. Various payload bay configurations are available and allow for fully autonomous deployment of cargo to Earth, Lunar, or Martian surfaces. SpaceX was founded with the goal of making life multi-planetary. The Starship program is realizing this goal with the crew configuration of Starship. Drawing on experience from the development of Dragon for the Commercial Crew Program, the Starship crew configuration can transport up to 100 people from Earth into LEO (Low Earth Orbit) and on to the Moon and Mars. The crew configuration of Starship includes private cabins, large common areas, centralized storage, solar storm shelters and a viewing gallery. It seems to be promising!

Starship includes private cabins, large common areas, centralized storage, solar storm shelters and a viewing gallery.

Boca Chica : boum ! Dragon-ISS : succès !

[Courrendlin, Switzerland, May 31, 2020, rke]
Le succès total du lancement de Crew Dragon samedi 30 mai 20020, puis son accostage à la Station spatiale internationale (ISS) complètement éclipsé l’échec d’un prototype de Starship qui a explosé lors d’un test d’allumage à Boca Chica (Texas), le jour du décollage de Dragon. Mais SpaceX ne s’en décourage pas tout autant. L’entreprise d’Elon Musk n’en oublie pas les objectifs qu’elle s’est fixée dans le domaine des voyages spatiaux privés. Pour réaliser ses projets ambitieux d’envoyer jusqu’à 100 passagers sur la Lune et sur Mars, l’entreprise privée a beaucoup recours aux prototypes, comme elle l’avait avec ses lanceurs Falcon. Et aujourd’hui, ça vole même avec des astronautes. Qui l’aurait cru ?
Image du haut : Massive explosion of a SpaceX Starship Prototype (SN4) at Boca Chica Texas, USA Youtube

Belle image où l’on devine l’un des 16 petits moteurs Super Draco de Dragon à l’allumage (en bas à gauche). lors de l’arrivée à la Station spatiale internationale (ISS).
L’amarrage a eu lieu à 10h16 EDT (1416 GMT), 16h16 suisse alors que la station spatiale survolait la frontière entre la Chine et la Mongolie sur une distance de 262 miles (421 km).
Photo : NASA TV

« Nous ne comprenons pas vraiment l’hystérie déclenchée par le lancement réussi de la capsule Crew Dragon », a déclaré sur Twitter, le porte-parole de Roscosmos Vladimir Oustimenko, lorsque Crew Dragon Demo-2 a été lancé ce samedi 30 mai 2020 à 15h22 (locale), 21h22 (suisse) du pas de tir historique 39A de Cap Canaveral. Il répondait à Elon Musk Elon Musk, le fondateur de SpaceX, qui a chambré le chef de l’agence spatiale russe Dmitri Rogozin, qui avait affirmé en 2014 que les astronautes américains pourraient bien avoir besoin d’un « trampoline » pour rejoindre l’ISS. « Le trampoline fonctionne », a plaisanté alors Elon Musk lors d’une conférence de presse au côté de l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine, après le décollage réussi de la fusée Crew Falcon 9. « C’est une blague entre nous », a ajouté l’entrepreneur de 48 ans alors que les deux hommes s’étaient mis à rire… jaune.

Selon notre confrère média LCI, le lancement réussi de la fusée de SpaceX peut être considéré comme un coup dur pour la Russie qui était jusqu’alors le seul pays à pouvoir envoyer des hommes sur l’ISS depuis le 8 juillet 2011 et l’arrêt du programme de navettes spatiales américaines. Au prix toujours plus élevé de 80 millions de dollars, la place par astronaute, l’agence spatiale russe a profité de cette manne pour peaufiner ses budgets spatiaux humains, bien consciente que le lancement habité de Space est une prouesse technologique des temps modernes.

La NASA, principal client et pourvoyeur 

Le magazine américain Forbes analyse le marché avec circonspection. Au cours du programme Apollo, envoyer Neil Armstrong sur la Lune n’était pas seulement une question de technologie ou de science, il en allait également du triomphe du capitalisme sur le communisme. À l’époque, l’émergence de compagnies spatiales russes, qui construisaient des fusées solides pour des prix raisonnables, a permis de redynamiser le marché. Pendant ce temps, les États-Unis assistent à l’ascension de plusieurs entrepreneurs du secteur spatial, qui ambitionnent de fabriquer des fusées. C’est dans ce contexte qu’Elon Musk fonde SpaceX en 2003. Il est pour cela aidé de l’argent provenant de la vente de Zip2, sa première société, qui lui a rapporté 307 millions de dollars, et de PayPal pour 1,5 milliard de dollars. Le secteur spatial a franchi une autre étape importante en 2004, lorsque SpaceShipOne, un vaisseau spatial créé par l’ingénieur aérospatial Burt Rutan et sa société Scaled Composites, entreprenant avec succès deux vols suborbitaux. SpaceX saute immédiatement sur l’occasion et remporte en 2006 un contrat avec la NASA, qui lui permet d’obtenir 278 millions de dollars pour développer son lanceur Falcon 9 (depuis lancé avec succès en 2010).

L’espace abordable

En 2008, l’entreprise d’Elon Musk signe par ailleurs un contrat distinct de 1,6 milliard de dollars avec la NASA afin d’envoyer des cargaisons à l’ISS, une mission amorcée en 2012 quand la capsule Dragon devient le premier vaisseau spatial privé à s’amarrer à la station spatiale internationale. Par la suite, SpaceX offre de nouveaux services de lancement à d’autres clients commerciaux, comme des entreprises de télécommunications. Les prix sont considérablement plus bas que ceux de ses concurrents, y compris les entreprises russes. Grâce à SpaceX et Nanoracks, l’espace devient plus abordable, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités commerciales. En 2014, la NASA attribue ainsi de nouveaux contrats pour des vols spatiaux avec équipage à deux entreprises : Boeing et SpaceX. Ensemble, ces deux contrats représentent une valeur d’environ 6,8 milliards de dollars. Toutefois, cela ne veut pas dire que la NASA n’intervient pas dans le développement des véhicules spatiaux de l’une ou l’autre société, mais cette collaboration permet d’associer le meilleur de l’expertise gouvernementale avec celle du secteur privé.

Patrick Baudry : « Une réussite technique parfaite, avec une fusée qui coûte le cinquième d’une fusée Ariane équivalente »

« C’est une ère nouvelle qui commence », s’est enthousiasmé sur la chaîne France Info l’astronaute français Patrick Baudry. On pourra enfin approcher, voire atteindre nos rêves. C’est une réussite technique parfaite, avec une fusée qui coûte le cinquième d’une fusée Ariane équivalente. La messe est dite, et maintenant nous allons continuer à avancer, et c’est ce dont je rêve depuis 30 ans. » 

La capsule Crew Dragon Demo-2 de SpaceX a finalement pu décoller ce samedi 30 mai 2020 à 15h22 (locale), 21h22 (suisse) du pas de tir historique 39A de Cap Canaveral.  – Photo : NASA

Patrick Baudry a insisté sur la « grave erreur de l’Europe » de ne pas avoir misé sur les vols habités. « Cela fait 15 ans que je le répète. Cette Europe n’est pas l’Europe dont je rêvais il y a vingt ou trente ans. On a travaillé sur Hermès, qui était un véhicule spatial habité, entre 1986 et 1992. On aurait dû faire ce véhicule spatial habité européen. Tout s’est arrêté, car on a eu affaire à des politiques qui n’ont aucune vision. Où est la vision d’avenir aujourd’hui, quand on parle de l’espace européen ? Je dois avouer, à ma grande honte, que j’ai un peu perdu espoir en l’Europe. C’est bien triste », a conclu l’astronaute français.

Bruno Stanek : « SpaceX a frappé la concurrence totalement non préparée, surtout l’industrie de la fusée en Russie, en Chine et en Europe »

Mais l’analyse la plus pertinente est celle du Dr Bruno Stanek, ex-présentateur de la chaîne TV Suisse alémanique SRF, qui avait vu en SpaceX un pionnier, comme il s’était expliqué sur monde blog : « SpaceX a réussi à atteindre le sommet de tous les développeurs de fusées en moins d’une décennie, tandis que les anciens dirigeants, malgré tout le soutien du gouvernement, semblent n’avoir fait aucun progrès technologique au cours de la même décennie. SpaceX a démontré sa capacité à franchir les premières étapes coûteuses et a offert la perspective de lancer des fusées à coût abordable sur une base régulière. Leur technologie, qui démontre qu’un moteur de Methane-LOX sous-congelé peut atteindre l’orbite terrestre en une seule étape, devient possible. Cela rend les percées encore plus faciles : les deuxièmes étages – construits comme des orbiteurs, rendant les carénages de charge utile obsolètes – peuvent être ravitaillés en orbite terrestre et peuvent voler vers la Lune ou vers Mars avec juste plus ou moins de carburant. Choisir du méthane plutôt que du kérosène, c’est produire du CH4 à partir de CO2 et de H2O sur Mars pour le vol de retour. Construire leur propre complexe de lancement à Boca Chica (Sud du Texas) les rend indépendants des installations gouvernementales et militaires – alors que la plupart e ceux-ci lancent des fusées super lourdes. De quoi avez-vous besoin de plus ? Et ils ont d’autres idées exclusives qui ne sont pas faciles à copier. SpaceX a frappé la concurrence totalement non préparée, surtout l’industrie de la fusée en Russie, en Chine et en Europe. »

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Boca Chica: BOOM!
Dragon-ISS: SUCCESS!

Visualisation approximative de la taille des installations de construction Starhoppers à Boca Chica. Photo : Teslarati

[Courrendlin, Switzerland, May 31, 2020, rke]
The complete success of Crew Dragon’s launch on Saturday, May 30, 20020, and its subsequent docking with the International Space Station (ISS) completely overshadowed the failure of a prototype Starship that exploded during an ignition test in Boca Chica, Texas, on the day of Dragon’s liftoff. But SpaceX doesn’t get discouraged as much. Elon Musk’s company does not forget the objectives it has set for itself in the field of private space travel. To achieve its ambitious plans to send up to 100 passengers to the Moon and Mars, the private company relies heavily on prototypes, as it did with its Falcon launchers. And today, it even flies with astronauts. Who would have thought?

« We don’t really understand the hysteria triggered by the successful launch of the Crew Dragon capsule, » said Roscosmos spokesman Vladimir Oustimenko on Twitter when Crew Dragon Demo-2 was launched this Saturday, May 30, 2020 at 3:22 pm (local time), 9:22 pm (Swiss time) from the historic launch pad 39A at Cape Canaveral. He was responding to SpaceX founder Elon Musk, who had been laughed the head of the Russian space agency Dmitri Rogozin, who had said in 2014 that American astronauts may well need a « trampoline » to reach the ISS. « The trampoline works, » Musk joked at a press conference with NASA Administrator Jim Bridenstine after the successful launch of the Crew Falcon 9 rocket, « It’s a joke between us, » the 48-year-old entrepreneur added as the two men laughed… yellow.

Les astronautes dragons Doug Hurley et Bob Behnken ont flotté dans le module Harmony de la station spatiale pour rejoindre le commandant Chris Cassidy et les ingénieurs de vol russes Anatoly Ivanishin et Ivan Vagner. – Dragon astronauts Doug Hurley and Bob Behnken floated in the Space Station’s Harmony module to join Commander Chris Cassidy and Russian flight engineers Anatoly Ivanishin and Ivan Vagner. – Photo : NASA TV

According to our media colleague LCI, the successful launch of the SpaceX rocket can be seen as a blow to Russia, which until then had been the only country able to send men on the ISS since July 8, 2011 and the end of the U.S. space shuttle program. At the ever-increasing price of 80 million dollars per astronaut, the Russian space agency has taken advantage of this opportunity to fine-tune its human space budgets, well aware that the manned launch of Space is a technological feat of modern times.

NASA, the main customer and provider 

The American magazine Forbes analyzes the market with caution. During the Apollo program, sending Neil Armstrong to the moon was not only a question of technology or science, it was also about the triumph of capitalism over communism. At the time, the emergence of Russian space companies, which built solid rockets at reasonable prices, helped to revitalize the market. Meanwhile, the United States witnessed the rise of several space entrepreneurs with ambitions to build rockets. It is in this context that Elon Musk founded SpaceX in 2003. He was helped by money from the sale of Zip2, his first company, which brought him $307 million, and PayPal for $1.5 billion. Another milestone in the space industry came in 2004, when SpaceShipOne, a spacecraft created by aerospace engineer Burt Rutan and his company Scaled Composites, successfully undertook two suborbital flights. SpaceX immediately jumped at the opportunity and in 2006 won a contract with NASA, which enabled it to obtain $278 million to develop its Falcon 9 launcher (since successfully launched in 2010).

Affordable space

In 2008, Musk’s company also signed a separate $1.6 billion contract with NASA to send cargo to the ISS, a mission that begins in 2012 when the Dragon capsule becomes the first privately owned spacecraft to dock to the international space station. Subsequently, SpaceX offers new launch services to other commercial customers, such as telecommunications companies. Prices are considerably lower than those of its competitors, including Russian companies. Thanks to SpaceX and Nanoracks, space is becoming more affordable, paving the way for new commercial opportunities. In 2014, NASA is awarding new contracts for manned space flights to two companies: Boeing and SpaceX. Together, these two contracts are worth approximately $6.8 billion. However, this does not mean that NASA is not involved in the development of either company’s space vehicles, but this collaboration allows the best of government expertise to be combined with that of the private sector.

Patrick Baudry: « A perfect technical success, with a rocket that costs a fifth of an equivalent Ariane rocket.

« It’s a new era that is beginning, » French astronaut Patrick Baudry enthused on the France Info channel. We will finally be able to approach, even reach our dreams. It’s a perfect technical achievement, with a rocket that costs a fifth of an equivalent Ariane rocket. The mass is said, and now we will continue to move forward, and this is what I have been dreaming of for 30 years. » 

Patrick Baudry insisted on Europe’s « serious mistake » for not having opted for manned flights. « I have been saying this for 15 years. This Europe is not the Europe I dreamed of twenty or thirty years ago. We worked on Hermes, which was a manned space vehicle, between 1986 and 1992. We should have made this European manned space vehicle. Everything came to a standstill, because we were dealing with politicians who had no vision. Where is the vision of the future today, when we talk about European space? I must confess, to my great shame, that I have somewhat lost hope in Europe. It is very sad », concluded the French astronaut.

Bruno Stanek : « SpaceX hit the competition totally unprepared, above all the rocket industry in Russia, China and Europe. »

But the most relevant analysis is that of Dr Bruno Stanek, former presenter of the Swiss German-speaking TV channel SRF, who saw SpaceX as a pioneer, as he explained on his blog
Dr. Bruno Stanek : « SpaceX has succeeded in rising to the top of all rocket developers within less than a decade, while the ancient leaders, despite all government support, seem to have made no technological progress within the same decade. SpaceX has demonstrated the ability to land the expensive first stages and offered the prospect to launch for a fraction of the cost on a regular basis. Their technology of a sub-frozen methane-LOX-engine is progressed to the point, where reaching Earth orbit on a single stage becomes feasible. This makes further breakthroughs much easier: second stages are built like orbiters, make payload fairing’s obsolete, can be refueled in Earth orbit and can fly to either the Moon or Mars with just more or less fuel. Choosing Methane instead of Kerosene let’s them produce CH4 from  CO2 and H2O on Mars for the return flight. Building their own launch complex in Boca Chica (South Texas) makes them independent from government and military facilities – and most limits launching super-heavy rockets. What do you need more? And they have additional proprietary ideas that are not easy to copy. SpaceX hit the competition totally unprepared, above all the rocket industry in Russia, China and Europe. »

Docking took place at 10:16 a.m. EDT (1416 GMT), 4:16 p.m. Swiss time as the space station crossed the border between China and Mongolia over a distance of 262 miles.

Touch-me ! L’ère des « geeks » astronautes a décollé

[Courrendlin, Switzerland, May 30, 2020, rke]
La capsule Crew Dragon Demo-2 de SpaceX a finalement pu décoller ce samedi 30 mai 2020 à 15h22 (locale), 21h22 (suisse) du pas de tir historique 39A de Cap Canaveral. Bob Behnken et Doug Hurley disposent à l’intérieur de leur capsule d’écrans tactiles. L’ère des « geeks » astronautes, autrement dit des férus d’informatique de l’espace, a commencé. Touch go ! – Photo du haut :  NASA TV

Bob Behnken et Doug Hurley, les deux astronautes à bord, sont en effet les premiers à réellement piloter dans l’espace grâce à quatre écrans tactiles (trois alignés et un au-dessus). En face de leur nez, ils peuvent toucher ces affichages qui ressemblent à de grosses tablettes et ce, même avec des gants. Voilà encore une retombée spatiale qui pourra avoir une incidence sur nos propres usages. Je m’imagine déjà entrain de tapoter une telle surface dans la neige ! Bientôt aussi sur nos smartphones ?

A hole (see circle) formed around the clouds on New Smyrna Beach to let the rocket pass 30 miles from Cape Canaveral. Sign of destiny? No, I’m kidding ! – Un trou (voir le cercle) s’est formé autour des nuages sur New Smyrna Beach pour laisser passer la fusée à 30 miles de Cap Canaveral. Signe du destin ? Mais non, je plaisante !
Photo taken by our correspondent- Photo de notre correspondante en Floride : Cindy Lewis

Évidemment, en innovant SpaceX a voulu se démarquer de la concurrence pour valoriser ses atouts. Surtout, ne pas faire comme les autres… et ça marche ! Enfin, ça vole. Il y a cinq ans, les deux astronautes américains se sont déjà accoutumés au pilotage de ce nouveau vaisseau. Norm Knight, directeur adjoint des opérations aériennes du Johnson Space Center de la NASA, a récemment  fait part, lors d’une conférence de presse du 25 mai 2020, de certaines inquiétudes quant à la possibilité de rendre les commandes de la Crew Dragon entièrement tactiles. « Les gens se sont demandé : « comment cela va-t-il fonctionner ? Comment pouvez-vous contrôler le véhicule avec ces choses ? Vont-elles être fiables ? Mais il y a eu beaucoup de tests et d’évaluations qui ont porté sur l’ergonomie du placement de ce qui est sur les écrans la façon dont ceux-ci sont présentés à l’équipage. »

Depuis cinq ans, le système de contrôle a été minutieusement testé au cours des centaines d’heures de formation et de simulations conjointes avec l’équipage dans des situations adaptées. Compatibles au tactile, les gants ont une couche extérieure ignifuge et offrent une pressurisation avec un environnement contrôlé pour l’équipage dans des situations atypiques, telles que la dépressurisation de la cabine.

Mais naturellement, pour les situations d’urgence, l’équipage dispose de boutons manuels classiques, alignés sous les écrans, et d’une poignée centrale permettant d’éjecter la capsule durant le lancement. 

Dragon est capable de transporter jusqu’à 7 passagers – mais d’ordinaire 4 au maximum – vers et depuis l’orbite terrestre, et au-delà. Le vaisseau est équipé de 16 propulseurs Draco utilisés pour s’orienter pendant la mission (ou en cas de pépin au décollage pour s’éjecter de la fusée), y compris les manœuvres d’apogée/périgée, l’ajustement de l’orbite et le contrôle d’attitude. Chaque propulseur est capable de générer une force de 400 N dans le vide. Sachez encore que Dragon est le seul vaisseau actuellement en vol capable de retourner sur Terre avec des quantités importantes de fret. Depuis 2012, SpaceX et a déjà entrepris 21 visites à l’ISS (sur 22 lancements), dont 9 de rapatriement. 

New Smyrna Beach 30 miles from Cape Canaveral. The weather cleared up really well. Wednesday, May 30th, 3 hours before takeoff. Photo of our correspondent in Florida. – New Smyrna Beach à 30 miles de Cap Canaveral. La météo s’est vraiment bien dégagée. Mercredi 30 mai, 3 heures avant le décollage.
Photo taken by our correspondent- Photo de notre correspondante en Floride : Cindy Lewis

Touch-me!
The age of the
astronaut geek took off

[Courrendlin, Switz., May 30, 2020, rke] SpaceX’s Crew Dragon Demo-2 capsule finally lifted off this Saturday, May 30, 2020 at 3:22 p.m. (local time), 9:22 p.m. (Swiss time) from historic launch pad 39A at Cape Canaveral. Bob Behnken and Doug Hurley have touch screens inside their capsule. The era of astronaut geeks, or space computer geeks, has begun. Touch me! Top photo: NASA

Doug Hurley & Dob Behnken two hours before launch. – Photo: NASA TV

Bob Behnken and Doug Hurley, the two astronauts on board, are indeed the first to really fly in space thanks to four touch screens (three aligned and one above). In front of their noses, they can touch these displays, which look like big shelves, even with gloves on. This is yet another spatial spin-off that may affect our own uses. I can already imagine myself tapping such a surface in the snow! Soon on our smartphones as well?

Photo : NASA TV

Of course, by innovating, SpaceX wanted to stand out from the competition to enhance its assets. Above all, do not do like the others … and it works! Finally, it flies. Five years ago, the two American astronauts have already become accustomed to flying this new ship. Norm Knight, Deputy Director of Flight Operations at NASA’s Johnson Space Center, recently expressed concern at a May 25, 2020, press conference about the possibility of making the Crew Dragon’s controls fully tactile. « People asked, ‘How is this going to work? How can you control the vehicle with these things? Are they going to be reliable? But there has been a lot of testing and evaluation that has focused on the ergonomics of how the things are placed on the screens and how they are presented to the crew. »

Astronaut cat of NASA. – Photo : NASA

Over the past five years, the control system has been thoroughly tested through hundreds of hours of training and joint simulations with the crew in appropriate situations. Tactile compatible, the gloves have a flame-retardant outer layer and provide a controlled environment for crew pressurization in atypical situations, such as cabin depressurization.

But of course, for emergency situations, the crew has conventional manual buttons aligned under the screens and a central handle to eject the capsule during launch. 

Dragon is capable of carrying up to 7 passengers – but usually no more than 4 – to and from Earth orbit and beyond. The spacecraft is equipped with 16 Draco thrusters used to orient the spacecraft during the mission (or if there’s a glitch at takeoff to eject from the rocket), including apogee/perigee maneuvers, orbit adjustment and attitude control. Each Draco thruster is capable of generating 90 pounds of force in the vacuum of space.

It should also be noted that Dragon is the only ship currently in flight capable of returning to Earth with significant amounts of cargo. Since 2012, SpaceX and has already undertaken 21 visits to the ISS (out of 22 launches). 

Ce samedi 30 mai (21h35), Dragon devrait quand même passer sur la Suisse… au crépuscule des dieux

[Courrendlin, Switzerland, May 29, 2020, rke]
Vous avez été nombreux à intervenir sur ma dernière news dont le titre est : « Dragon ne passera plus au-dessus de la Suisse, mais sur les Pyrénées. » En fait, j’aurais dû dire : « Dragon ne sera pas visible au-dessus de la Suisse de nuit, mais le sera sur les Pyrénées. » C’est vrai, je n’étais pas sur la bonne orbite…
Photo ci-dessus : Spot the Station on Friday May 29, 2020.

Claude Nicollier, notre astronaute national 4 étoiles – je veux rappeler par là qu’il a réalisé 4 missions dans l’espace, dont une (un peu comme opticien) pour réparer la myopie du télescope Hubble (décembre 1999) – a laissé un commentaire très précis sur ma précédente News. 

Claude Nicollier :
« En fait, samedi soir, l’ISS et le Crew Dragon (s’il est lancé) passeront au-dessus du nord de la Suisse, exactement comme l’ISS l’a fait le soir du 27 mai (sans Crew Dragon), mais, comme le lancement du Crew Dragon aura lieu environ 1h11min plus tôt (21h22 le 30 mai contre 22h33 le 27 mai), l’ISS se lèvera vers 21h35 en direction du nord-ouest de la Suisse, seulement 17 minutes environ après le coucher du soleil à l’horizon astronomique, suivi de Crew Dragon sur la même trajectoire vers 21h45 (si elle est lancée). Le ciel sera tout simplement trop lumineux pour voir l’ISS ou le Crew Dragon. Le passage au-dessus des Pyrénées mentionnées dans l’article sera une orbite complète plus tard ! »

Souvenirs, souvenirs. En 1992, confiné sur orbite, avec le masque !
Pionnier – August 7, 1992. STS-46 European Space Agency (ESA) Mission Specialist (MS) Claude Nicollier, wearing goggles, face mask, and rubber gloves, reviews inflight maintenance (IFM) checklist procedures before starting waste collection system (WCS) fan separator repair. One of two fan separators used to transfer waste water from the waste management compartment (WMC) to the waste water tank has failed. The suspected accumulation of water in the separator was believed to have occurred during a test dumping of waste water at a lower than normal pressure to evaluate the performance of new nozzles. The WMC is located on the middeck of Atlantis, Orbiter Vehicle (OV) 104. – Photo : NASA

Précurseur ! En 1992, lors de son premier vols dans l’espace, le spécialiste de mission (MS) de l’Agence spatiale européenne (ESA) Claude Nicollier, portant des lunettes de protection, un masque facial et des gants en caoutchouc, passe en revue les procédures de la liste de contrôle de l’entretien en vol (IFM) avant de commencer la réparation du séparateur du ventilateur du système de collecte des déchets (WCS). L’un des deux séparateurs de ventilateur utilisés pour transférer les eaux usées du compartiment de gestion des déchets (WMC) vers le réservoir d’eaux usées est tombé en panne. L’accumulation suspecte d’eau dans le séparateur aurait eu lieu lors d’un essai de déversement d’eaux usées à une pression inférieure à la normale pour évaluer les performances de nouvelles buses. Le WMC est situé sur le pont intermédiaire de la navette spatiale Atlantis (OV) 104. – Photo : NASA

La station en vue
Comme la station spatiale (dont le premier « bout » a été mis sur obite en 1998) gravite autour de la Terre à 420 km à son apogée en 1,5 heure, cet ensemble issu de différents pays (NASA, Roscosmos, ESA, Jaxa et ASC) survole la Terre 16 fois par jour. Pour vous aider à y voir plus clair, voici un lien du site où il est possible de suivre la trajectoire de la station et… plus tard, de sa capsule Dragon qui y sera accroché.

  • Le site pour suivre l’ISS et Drag (lorsque la capsule y sera accrochée) : cliquez ici – click here
  • Website to follow the ISS and Dragon (when the capsule will be attached to it)

Saturday, Dragon should still pass over Switzerland… at the twilight of the gods

The ISS. – Photo : NASA

[Courrendlin, Switzerland, May 29, 2020, rke]
Many of you have spoken on my last news item, the title of which is: « Dragon will no longer fly over Switzerland, but over the Pyrenees. « In fact, I should have said: « Dragon won’t be visible over Switzerland at night, but will be visible over the Pyrenees.  » That’s right. I was actually in the wrong orbit.

Space Station Facts – the various modules : 240 individuals from 19 countries have visited the International Space Station. In 24 hours, the space station makes 16 orbits of Earth, traveling through 16 sunrises and sunsets

Claude Nicollier, our 4-star national astronaut – I want to remind you that he has carried out 4 missions in space, including one (a bit like an optician) to repair the myopia of the Hubble telescope (December 1999) – left a very precise comment on my previous news.
Claude Nicollier:
« In fact, on Saturday evening, ISS and the Crew Dragon (if launched) will come over northern Switzerland, exactly like ISS did the evening of May 27 (without Crew Dragon following it), but, as the Crew Dragon launch will be about 1h11min earlier (21h22 on May 30 vs. 22h33 May 27), ISS will rise at about 21h35 in the north-west direction from Switzerland, only about 17 minutes after sunset at the astronomical horizon, followed by Crew Dragon on the same track at around 21h45 (if launched). The sky will be simply too bright to see either ISS or the Crew Dragon. The pass over the Pyrenees mentioned in the article will be one full orbit later! »

The station in sight
Since the space station (the first « tip » of which was put on obite in 1998) orbits the Earth at 420 km at its apogee in 1.5 hours, this ensemble from different countries (NASA, Roscosmos, ESA, Jaxa and CSA) flies over the Earth 16 times a day. To help you see more clearly, here is a link to the site where it is possible to follow the trajectory of the station and… later, of its Dragon capsule that will be attached to it.

2020 : l’envol, entre pélicans et fusées habitées

Back to Switzerland from Cape Canaveral.

Retour de la tour de lancement de SLS de son pas de tir SLC-39B à sa halle d’assemblage VAB. Photo prise le 19 décembre 2019 lors de son roll-in avec, en fond, le pas de tir SLC-39A de SpaceX. – Photo : rke

En ce vendredi 27 décembre 2019, me voilà enfin de au bercail. Cette année écoulée, je totalise donc 4 press-trip aux USA où j’ai pu assister à 6 lancements. Voir ma liste : cliquez ici

L’envol de pélicans, photo que j’ai prise sur la plage du Canaveral National Seashore, une aire protégée américaine située sur les bords de l’océan Atlantique, en Floride. Créée le 3 janvier 1975, elle protège 233,35 km² dans les comtés de Brevard et Volusia. Grâce au centre spatial. Sinon, il y aurait des hôtels. – Photo : rke
The Gateway will serve as orbital outpost to support human and scientific exploration of the Moon. As a command and service modulein lunar orbit, the Gateway can be evolved to support longer duration lunar missions, and exploration farther into the solar system. American companies will regularly deliver supplies like oxygen, fuel and food to the Gateway for NASA. La passerelle servira d’avant-poste orbital pour appuyer l’exploration humaine et scientifique de la Lune. En tant que module de commande et de service en orbite lunaire, la passerelle peut être modifiée pour soutenir des missions lunaires de plus longue durée et l’exploration lointaine dans le système solaire. Des entreprises livreront régulièrement à ce Gateway des fournitures telles que de l’oxygène, du carburant et de la nourriture pour le compte de la NASA. – Image de synthèse : NASA

La décennie 20 est à nos portes, une étape importante dans le domaine spatial. D’abord avec le programme Artemis de reconquête de la Lune dont le calendrier de d’y poser un homme – et une femme – fin 2024 (exigé par Trump) est difficilement tenable, mais pas impossible. Dans les coulisses du centre spatial, on y croit. C’est en tous cas l’impression que j’en ai eu ce 19 décembre 2019 lors de la conférence de presse en plein air. Le test de l’étage principal de la fusée (Space Launch System SLS) n’est pas au programme avant 2021. Avec sa hauteur de 65 mètres, la première partie de cette fusée est le plus haut étage de que la NASA ait construit depuis les Saturn V des missions Apollo. Le SLS mesure (pour sa version habitable avec la capsule habitable Orion), 98 m alors que Saturn V mesurait 111 m. Cette grosse fusée reprend les mêmes principes que l’ex. programme lunaire Ares abandonné par la présidence Obama.

Entre Soyouz et Boeing

En revanche, cela devrait bouger davantage cette année du côté des vols habités avec la reprise des lancements de Cap Canaveral. Et non plus du Kazakhstan, après huit ans d’embarquement des astronautes américains dans des Soyouz russes par l’agence Roscosmos. D’une part, Boeing est un peu dans l’expectative pour savoir si sa capsule Starliner CST-100 est à relancer à vide, suite à sa mauvaise mise en orbite pour atteindre la Station spatiale internationale (ISS). Mais suite à son succès du retour sur terre – sur coussins d’air – il y a de fortes chances que United Launch Alliance (ULA) envisage quand même un lancement habité. Affaire à suivre ces prochaines semaines.
D’autre part, SpaceX doit aussi miser sur une année 2020 prudente, plutôt que trépidante, avant d’envoyer les astronautes de la NASA dans la capsule Dragon. Un autre essai, suite à celui avorté en mars 2019 (explosion), doit d’abord confirmer que l’engin spatial est sûr en cas de pépin pour qu’il puisse revenir sur Terre indépendamment de la fusée… si elle explose.

Conférence de presse en plein air peu avant la lancement de Starliner de Boeing, le 19 décembre 2019. Open-air press conference shortly before the launch of Boeing’s Starliner on 19 December 2019.
– Photo : rke

Starship : patience et rêve

Bref, l’année 2020 sera une année tremplin pour la reprise des vols habités. Mais, question de réalisme technique, stratégique et sécuritaire, je vois les missions humaines plutôt reprendre en 2021. Quoi qu’il en soit, c’est bien la décennie 20 qui promet d’être haletante avec les missions privées. D’abord SpaceX avec sa toute grosse fusée Starship de 118 m (!) de haut (ex. BFR, Big Falcon Rocket) mais qui encore besoin d’importants essais moteurs et structurels de son 1er étage (qui en comprend 2). D’ailleurs, les tests ont lieu depuis Boca Chica, au sud du Texas. Quant aux vols de touristes avec cette big fusée, je les vois plutôt vers la fin de cette décennie. Quant à la colonisation de la planète Mars, les écueils sont tellement grands, que l’objectif reste utopique. Mais, on peut rêver.

Virgin Galactic et Blue Origin

Back of the SLS launch tower from its SLC-39B launch pad to its VAB assembly building. Photograph taken on December 19, 2019 during its roll-in with the SpaceX SLC-39A launch pad in the background. . Photo : rke

Enfin, l’entreprise Virgin Galactic, discrète ses derniers temps, envisage des vols touristiques avec son avion parabolique aéroporté SpaceShipTwo, soit 8 personnes promises à 110 km d’altitude (mais réellement à 80 km) pour 5 minutes d’apesanteur. Donc pas de vol en orbite. Et encore Blue Origin. La société spatiale du patron d’Amazon Jeff Bezos a réalisé le mercredi 11 décembre 2019 son douzième vol d’essai de sa fusée pour touristes (18 m de haut). Le test s’est toutefois déroulé sans passager, repoussant sans doute à fin 2020 les premiers vols commerciaux, eux aussi paraboliques.

2020: take-off, between pelicans and manned rockets

On this Friday, December 27, 2019, I am finally back home in Switzerland. This past year, I’ve had 4 press-trips in the USA where I’ve been able to attend 6 launches. See my list : click here.

The flight of pelicans, a photo I took on the beach of the Canaveral National Seashore, an American protected area located on the shores of the Atlantic Ocean, in Florida. Created on January 3, 1975, it protects 233.35 km² in the counties of Brevard and Volusia. Thanks to the space center. Otherwise, there’d be hotels. – Photo: rke

The twenties are at our doorstep. It represents an important step in the space field. First with the Artemis program of reconquest of the Moon, whose schedule to land a man – and a woman – at the end of 2024 (required by Trump) is difficult to maintain, but not impossible. Behind the scenes at the space centre, people believe in it. At least that’s the impression I got on December 19, 2019 during the press conference in the open air (see photos). The test of the main stage of the rocket (Space Launch System SLS) is not scheduled before 2021. With its height of 213 feet, the first part of this rocket is the highest stage that NASA has built since the Saturn V for the Apollo missions. Let us recall that the SLS will measure (for its inhabitable version with the Orion habitable capsule), 322 feet whereas Saturn V measured 364 feet. This big rocket, which already dates from 2011, is based on the same principles as the former Ares lunar program, abandoned by the Obama presidency.

Between Soyuz and Boeing

La tour du pas de tir SLC-39B transportée par les quatre crawleurs.Regardez la grandeur de la 4×4, au milieu de l’image en bas. The tower of the SLC-39B launch pad carried by the four crawlers.look at the size of the 4×4, in the middle of the picture below. – Photo : rke

On the other hand, it should move more this year on the side of manned flights with the resumption of launches from Cape Canaveral. And no more Kazakhstan, after eight years of boarding American astronauts in Russian Soyuz by the Roscosmos agency. On the one hand, Boeing is a little expectant to know if its Starliner CST-100 capsule is to be re-launched empty, following its poor placing in orbit to reach the International Space Station (ISS). But following its successful return to earth – on air cushions – there is a good chance that the United Launch Alliance (ULA) will still consider a manned launch. To be continued in the coming weeks.
On the other hand, SpaceX must also bet on a cautious, rather than hectic, 2020 before sending NASA astronauts in the Dragon capsule. Another test, following the one aborted in March 2019 (explosion), must first confirm that the spacecraft is safe in case of a glitch so that it can return to Earth independently of the rocket… if it explodes.

Miami Airport : mon retour le 27 décembre 2019.

Starship: between being patient and dreaming

Back of the SLS launch tower from its SLC-39B launch pad to its VAB assembly building.
– Photo : rlke

n short, the year 2020 will be a springboard year for the resumption of human spaceflight. But, a matter of technical, strategic and security realism, I see human missions rather resume in 2021. In any case, the 1920s promise to be a breathtaking decade for private missions. First, SpaceX with its very big Starship rocket, 387 feet (!) high (e.g. BFR, Big Falcon Rocket) but which still needs important engine and structural tests of its first stage (which includes two stages). Moreover, the tests are taking place from Boca Chica, in South Texas. As for tourist flights with this big rocket, I see them rather towards the end of this decade. As for the colonization of the planet Mars, the pitfalls are so great, that the objective remains utopian. But we can dream.

Virgin Galactic & Blue Origin

Miami at night from my seat 34A in the Boeing 777 300-ER of Swiss International Airlines.
– Photo : rke
Landing at Zuriche on 28 December 2019. Duration of the flight: 8h15! From Miami to Zurich. – Photo : rke

Finally, the Virgin Galactic company, discreetly in its last days, is considering tourist flights with its parabolic airborne SpaceShipTwo, that is to say 8 people promised at an altitude of 68 miles (but really 50 miles) for 5 minutes of weightlessness. So no flight in orbit.
And again Blue Origin. The space company of Amazon boss Jeff Bezos realized on Wednesday, December 11, 2019 his twelfth test flight of his rocket for tourists (59 feet high). The test, however, took place without passengers, postponing the first commercial flights, also parabolic, until the end of 2020.