Rouler aux USA lors du Memorial Day : je loupe l’avion !

[Cape Canaveral, May 31, 2022. rke. English below] – Entre le souci de réaliser un test Covid-19 antigénique avant de prendre l’avion – loupé ! – et une panne en voiture le jour férié du Memoral Day du 30 mai 2022, voici mes péripéties américaines.

Non, ce n’est pas ma voiture. No, this is not my car.

La journée du lundi 30 mai 2022 est fériée aux USA et vous savez pourquoi, je suppose ? En raison de la commémoration célébrée chaque année le dernier lundi du mois de mai. Elle rend hommage aux membres des Forces armées des États-Unis morts au combat toutes guerres confondues. Ce jour ne doit pas être confondu avec le Veterans Day qui rend hommage aux anciens combattants. Encore faut-il être au courant. Or donc, me voilà à paqueter tout mon matériel pour rentrer au pays. Dans ma valise que j’ai eu de la peine à fermer, en raison d’un petit mandat d’achat en provenance de l’Association spatiale suisse (SRV), je bourre le reste de mes affaires. Il faut dire que j’en ai du matériel avec tout l’équipement photo dont j’ai besoin. Content de pouvoir partir, quand même, je m’embarque dans ma Ford/Edge de 35’000 miles au compteur. Petit rappel : suite à mon arrivée le 16 mai 2002 à Miami, et mes problèmes de route (lire ma news précédente : cliquez ici), la bagnole a fait un bruit bizarre : dès 60 miles à l’heure, le moteur ronronne comme un gros lion enragé. J’en avais d’ailleurs déjà parlé à ma fille Laura. Bon, comme elle a confiance en son papa, elle s’est sûrement dit : il n’y a pas de soucis.

Test-covid aux USA : on reste dans la bagnole

Durant 4 h de route, je m’habitue à ce bruit bizarre. Mais, une fois sur place, dès que je roule en dessous de ces fameux 60 miles/heure, la voiture devient douce comme une chatte, sans ronronner. Dès lors, je me dis qu’elle va tenir durant mes 14 jours sur place. Ce qui est le cas. Or donc, je pars insouciant, en ce 30 mai 2022, sachant qu’il me faut passer à la pharmacie Walgreens qui m’a donné rendez-vous le jour d’avant pour rendre sur place ce 30 mai à la rue 5475 MURRELL RD de Rockledge, un peu plus loin que Cocoa. Pourquoi ? ben, parce qu’en bon citoyen helvétique obéissant, je veux passer (et je dois) réaliser un test antigénique Covid-19, 24 heures avant mon vol. Je me rends à ladite pharmacie. C’est cool. Je n’ai pas besoin d’entrer à l’intérieur du magasin, je dois en fait passer dans un portique, vous savez, un comme ceux des MacDo lorsqu’on va chercher un cheeseburger. Or, que là, c’est un bâton qu’on m’offre dans une boîte avancée à travers une vitre. Étant pile à l’heure, j’attends impatiemment la dame (on n’ose plus dire demoiselle) qui me prie poliment d’aller à l’autre pharmacie de service, vu que c’est férié, à la rue 5369 MURRELL RD, l’autre Walgreens. Ce que je m’exécute sagement. Cela peut arriver ! Je m’énerve quand même un peu… Mais, arrivé à la rue proprement dite, une pancarte indique que la pharmacie ne procède pas à des tests Covid. Du coup, je tourne en rond. De rage, je prends la direction de Miami avec beaucoup de retard, mais quand même à temps.

Et là, les ennuis commencent. Le ronronnent de ma lionne d’auto se fait toujours plus fort, le moteur commence à s’emballer, vous savez un peu comme ces chevaux qui galopent trop vite. Ben, finalement, avec 3 vaccins, je ne sais pas si je suis négatif ! On verra plus tard.

Mon moteur a fait Pschiiiiiitttttt

Sur une autoroute à 6 pistes, j’ai juste le temps de me rabattre sur une sortie et j’atteins une station-service où je réussis à me parquer. Et le moteur fait Pschiiiiiitttttt. Le temps d’appeler mon loueur et de me faire dépanner, j’ai dû attendre une bonne heure jusqu’à voir arriver une dépanneuse. Ben oui, c’est férié et surtout, c’est le Memorial Day. Le temps de relouer une autre auto, je pense arriver quand même à l’heure à Miami pour redonner la voiture de remplacement. Hélas, c’est trop tard. L’avion de Swiss LX65 a décollé !

En Amérique, tout un chacun est toujours ravi de nous aider. C’est bienveillant et ça rassure.

« Vous ne voulez pas essayer l’auto électrique ? »

Que faire dans ces cas-là ? 1. Ne pas s’énerver. 2. Relouer une autre voiture et repartir d’où je viens, donc Orlando, puis retrouver un hôtel. Il y a de quoi perdre le Nord. Mais, en Amérique, la population ferait n’importe quoi pour nous aider et, finalement, je ne me sens pas tellement inquiet. Je reloue une auto, chez National, et le gars me guide sur mon choix, me dit :

  • Vous ne voulez pas essayer une voiture électrique, par hasard ?
  • Ce ne serait pas de refus. Mais où sont les bornes de recharge ?
  • C’est vrai, on n’en a pas énormément en Floride
  • Alors, je préfère assurer le coup avec de l’énergie fossile, non pas que je sois forcément un fan absolu de ce moyen, mais, ma foi, pas trop le choix
  • Bon, alors choisissez une auto dans cette lignée…

Finalement, comble de l’ironie, la seule voiture encore intéressante est une… Ford, et en plus une Edge. Bon, j’espère que cette bagnole-là tiendra le coup. Elle a 5’000 miles au compteur et semble toute neuve. Seulement, voilà. Sur les voitures modernes, il n’y a presque plus de boutons, juste un écran plat posé à la verticale au milieu de l’habitacle. Chose qui ne me déplaît pas et je m’y accoutume très vite. Je pars de Miami, rassuré, et je remarque que l’auto bénéficie d’une assistance à la conduite au freinage en cas d’approche du véhicule avant. C’est connu chez nous, en Suisse, mais déjà très utilisé aux USA. Je me plais à employer ce système, mais au bout d’une heure, je remarque que l’assistance s’est débloquée. J’ai beau essayer le moyen de remédier à ce problème. Rien n’y fait. Tant pis, je m’y ferai, comme l’autre Ford Edge à soucis.  

Et je tombe sur la chambre 13

Je reviens donc à mon hôtel habituel de Titusville, Extended Stay America, et, avant mon arrivée, je tombe sur un bouchon en raison d’un accident, dont vous voyez la photo ci-contre. Une heure d’attente de plus. Finalement, fatigué quand même (10h de route, aller-retour) je reviens au point de départ, même hôtel (un 3 étoiles avantageux), pratique, car il y a une cuisinette, et on me donne la chambre No 313. Oh chouette, je me presse de m’y rendre et au bout de 5 minutes je constate que le store est cassé. C’était la No 13 ! Finalement, on m’a refilé une autre chambre d’où je vous écris…

Mémorables péripéties d’un « Memorial Day » d’un petit Suisse (un peu Pierre Richard) au pays de l’Oncle SAM. À bientôt sur ce blog.

Driving in the USA on Memorial Day: I miss the plane!

[Cape Canaveral, May 31, 2022. rke] – Between the worry of doing a Covid-19 antigen test before taking the plane – missed! – and a car breakdown on the Memorial Day holiday of May 30, 2022, here are my American adventures.

Qui fait le dépanneur électrique : la voiture ou le camion ? Who does the electrical troubleshooting: the car or the truck?

Monday, May 30, 2022 is a holiday in the USA and you know why, I guess? Because of the commemoration celebrated every year on the last Monday in May. It honors the fallen members of the United States Armed Forces in all wars. This day should not be confused with Veterans Day, which honors veterans. Again, it is important to be aware of this.t. So here I am, packing all my gear to go back home. In my suitcase, which I had trouble closing because of a small purchase order from the Swiss Space Association (SRV), I stuff the rest of my stuff. I have to say that I have a lot of material with all the photo equipment I need. Happy to be able to leave, I embark on my Ford/Edge with 35’000 miles on the clock. Reminder: after my arrival in Miami on May 16, 2002, and my road problems (read my previous news: click here), the car made a strange noise: from 60 miles per hour, the engine purred like a big angry lion. I had already talked about it to my daughter Laura. Well, as she trusts her daddy, she probably thought there is no problem.

Test COVID in the USA: we stay in the car

During 4 hours of road, I get used to this strange noise. But, once there, as soon as I drive under these famous 60 mph, the car becomes soft like a cat, without purring. From then on, I tell myself that it will last during my 14 days there. Which is the case. So, I leave carefree, on this May 30, 2022, knowing that I have to go to the Walgreens pharmacy which gave me an appointment the day before to go to the 5475 MURRELL RD of Rockledge, a little further than Cocoa. Why? Well, because as a good obedient Swiss citizen, I want to (and I must) take a Covid-19 antigen test, 24 hours before my flight. I go to the said pharmacy. That’s cool. I don’t have to go inside the store, I actually have to go through a portal, you know, one like the ones at MacDo when you go to get a cheeseburger. But here, it’s a stick that I’m offered in an advanced box through a glass window. Being right on time, I wait impatiently for the lady (one does not dare any more to say lady) who politely asks me to go to the other pharmacy of service, considering that it is holiday, at the street 5369 MURRELL RD, the other Walgreens. Which I wisely do. It can happen! I still get a little nervous… But, when I get to the street itself, a sign indicates that the pharmacy does not do Covid tests. So, I turn around. In rage, I take the direction of Miami with a lot of delay, but still in time.

And there, the trouble begins. The purr of my car lioness is getting louder and louder, the engine starts to run away, you know a bit like those horses that gallop too fast. Well, finally, with 3 vaccines, I don’t know if I am negative! We’ll see later.

My engine went Pschiiiiiitttttt

On a 6-lane highway, I have just enough time to take an exit and I reach a gas station where I manage to park. And the engine goes Pschiiiiiitttttt. The time to call my rental company and to get help, I had to wait a good hour until a tow truck arrived. Yes, it’s a holiday and above all, it’s Memorial Day. The time to rent another car, I think I’ll arrive in Miami on time to give back the replacement car. Unfortunately, it’s too late. The Swiss LX65 plane has taken off! 

In America, everyone is always happy to help. It’s kind and reassuring.

« Don’t you want to try the electric car? »

What to do in such cases? 1. Don’t get upset. 2. Rent another car and go back to where I came from, i.e., Orlando, then find a hotel. It’s enough to make you lose your mind. But, in America, people would do anything to help us and, finally, I don’t feel so worried. I rent a car again, at National, and the guy who guides me on my choice, tells me:

  • You don’t want to try an electric car, by chance?
  • It wouldn’t be a bad idea. But where are the charging stations?
  • It’s true, we don’t have many in Florida
  • So, I prefer to make sure I’m on fossil fuels, not that I’m necessarily a fan of this kind of energy, but, well, in these circumstances, I might as well make sure I’m on the right track
  • OK, choose a car in this line…

Finally, the only interesting car left is a… Ford and an Edge at that. Well, I hope this car will last. It has 5’000 miles on the odometer and looks brand new. But here’s the thing. On modern cars, there are almost no buttons anymore, just a flat screen placed vertically in the middle of the cabin. I don’t mind this and I get used to it very quickly. I leave Miami, reassured, and I notice that the car benefits from a driving assistance when braking in case of approaching vehicle. This is known in Switzerland, but already widely used in the USA. I like to use this system, but after an hour, I notice that the assistance is unblocked. I tried to find a way to solve this problem. Nothing works. Too bad, I’ll get used to it, just like the other Ford Edge with worries.  

And I Find Room 13

So, I come back to my usual hotel in Titusville, Extended Stay America, and, before I arrive, I run into a traffic jam due to an accident, of which you can see the picture on the right. One more hour of waiting. Finally, tired anyway (10 hours’ drive, round trip) I come back to the starting point, same hotel (a cheap 3 stars), convenient, because there is a kitchenette, and they give me room No 313. Oh great, I hurry to get there and after 5 minutes I notice that the blind is broken. It was room #13! Finally, I was given another room from where I am writing you…

Memorable adventures of a « Memorial Day » of a little Swiss (a little Pierre Richard, a French comedian who makes blunders) in the country of Uncle SAM. See you soon on this blog.

Selfie surprise de Suni & Mike 

[Cap Canaveral, May 30, 2022. rke. English below] – J’ai sympathisé avec un astronaute, Michael (Mike) Fincke, qui a volé deux fois en Soyouz et une fois en navette spatiale ainsi que sa collègue Suni Williams (deux fois en navette et une fois en Soyouz) et qui m’ont demandé d’être pris en selfie.

Comme je le disais dans ma précédente News, la capsule Starliner de 11 m3, de Boeing, a réussi son arrimage à la Station spatiale internationale (ISS), le 20 mai 2022 à 18h28 (locale), 2h28 le 21 mai (suisse), puis son atterrissage le 25 mai à 18h47 (locale), 0h47 le 26 mai, Boeing peut être rassurée quant à son avenir pour transporter des astronautes.

Suni Williams, Roland J. Keller et Mike Finsk. – Photo : Ken Kremer

Après 3 lancements réalisés en une semaine (Starlink-Starliner-Transporter), le centre spatial se prépare au lancement d’une Falcon 9 de SpaceX, laquelle embarque un module de ravitaillement à la Station spatiale internationale (ISS). Ce sera la 167e mission de SpaceX, la 159e d’un Falcon 9. 

Le décollage st prévu le 9 juin et malheureusement je ne pourrai pas rester plus longtemps pour y assister.

Moulante la combinaison des astronautes de Starliner.

Starliner : avec un équipage courant septembre

Le décollage de la capsule Starliner de Boeing avec équipage st programmé courant septembre. Les deux astronautes sont Michael Fincke et Barry Wilmore. Le 18 mai dernier, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de fraterniser, si je puis dire, avec Michael Fincke et sa collègue Sunita (Suni) Williams. « Oh, mais venez, on fait un selfie », m’a-t-elle proposé. Ce que, évidemment, je n’ai pas refusé et surpris de savoir, après coup, que Michael Fincke parle français.

La photo a été prise par l’expérimenté et fidèle reporter du centre spatial, Ken Kremer. Par la suite, on a assisté à la pré-conférence de presse de Starliner, juste avant le décollage. Sur la photo du haut, on me reconnait de dos.

Je boucle ainsi ce périple de 15 jours aux USA (je suis parti le 16 mai) et rentre en Suisse, comblé, espérant pouvoir revenir pour le lancement de la mission lunaire (à vide) SLS prévue fin août, début septembre.

Michael and Suni’s SUN SHINE Surprise Selfie 

[Cape Canaveral, May 30, 2022. rke] – I befriended an astronaut, Michael Fincke, who flew twice in Soyuz and once in the space shuttle as well as his colleague Sunita (Suni) Williams (twice in the shuttle and once in Soyuz) and who asked me to be taken in selfie.

Les drapeaux sont en berne aux USA.

As I said in my previous news, the Starliner capsule of 11 m3, from Boeing, succeeded in its docking to the International Space Station (ISS), on May 20, 2022, at 6:28 p.m. (local), 2:28 a.m. on May 21 (Swiss), then its landing on May 25 at 6:47 p.m. (local), 0:47 a.m. on May 26, Boeing can be reassured as for its future to transport astronauts.

After three launches in one week (Starlink-Starliner-Transporter), the space center is preparing for the launch of a SpaceX Falcon 9, which will carry a resupply module to the International Space Station (ISS). This will be SpaceX’s 167th mission, the 159th for a Falcon 9. 

Liftoff is scheduled for June 9 and unfortunately, I won’t be able to stay longer.

Je profite ici de remercier Jean-Michel Probst de la radio inter-régionale RFJ et international RFJ pour m’avoir donner l’occasion de faire rêver les auditeurs et téléspectateurs.

Starliner : with a crew during September 2022

The Boeing Starliner crewed capsule is scheduled to lift off in September. The two astronauts are Michael Fincke and Barry Wilmore. On May 18, I had the opportunity to fraternize, if I may say so, with Michael Fincke and his colleague Suni Williams. « Oh, but come on, let’s take a selfie, » she offered. What, obviously, I did not refuse and surprised to know, afterwards, that Michael Fincke speaks French.

The photo was taken by the experimented and faithful reporter of the space center, Ken Kremer. Afterwards, we attended the Starliner prelaunch press conference, just before liftoff. On the top picture, I can be recognized from behind.

I thus complete these 15-day trip to the USA (I left on May 16) and return to Switzerland, fulfilled, hoping to be able to come back for the launch of the lunar mission (empty) SLS planned at the end of August, beginning of September.

Consommer aux USA : dur, dur, les prix 

[Cap Canaveral, May 27, 2022. rke. English below] – La tuerie du Texas a occulté le départ et l’arrivée des fusées. Les Américains restent préoccupés par le prix de l’essence, énorme, pour eux, à 4,59 dollars le gallon (1,21 franc le litre)

Maintenant que la capsule Starliner de 11 m3, de Boeing, a réussi son arrimage à la Station spatiale internationale (ISS), le 20 mai 2022 à 18h28 (locale), 2h28 le 21 mai (suisse), puis son atterrissage le 25 mai à 18h47 (locale), 0h47 le 26 mai, Boeing peut être rassurée quant à son avenir pour transporter des astronautes.

Ici, à Cap Canaveral, l’événement est passé plus ou moins inaperçu, la tragédie du Texas à Uvalde, le massacre de 19 enfants et 2 professeurs, occulte l’événement spatial. Mais aucune personne de mon entourage ne m’a causé une fois ou l’autre de ce qui s’est passé là-bas. L’Amérique est tellement vaste que tout un chacun vaque plutôt à ses préoccupations. 

  • Prix de l’essence aux USA : 0,76 centime suisse le litre (0,91 dollar) en 2011 ! : cliquez ici
  • Cette chenille brûle 600 litres (158 gallons) à l’heure pour 2’000 CV. Devinez de quoi il s’agit : cliquez ici
Les légumes et fruits frais, vraiment frais. Fresh vegetables and fruits, really fresh.

Le prix des journaux monte en flèche

L’essence va de 4,43 dollars à 4,59 dollars le gallon (1,21 le litre) de normale et c’est beaucoup. N’empêche que les routes entre les États (Interstate) ne désemplissent pas. La sacro-sainte bagnole est toujours plus que jamais indispensable. D’ailleurs, comme de coutume, peu de personnes se baladent dans les rues, sauf sur les grandes places de marché, tel Walmart, où il les entrées sont parfois bouchonnées. La hausse des prix fait aussi partie des soucis des consommateurs. Le prix d’un journal (Orlando Sentinel) a monté a monté à 3,5 dollars (3,4 francs suisses), celui du Walt Streeet Journal Week-end (mince) à 6 dollars. Voici quelques prix que j’ai ressortis de mes tickets, sachant qu’il s’agit du supermarché Publix, mon préféré, car il y a toujours quelqu’un au bout de la caisse pour mettre les commissions dans les sacs. 

  • 1 laitue fraîche = 2,99 dollars
  • 8 Oz (355 ml), eau Aquafina, 8 bouteilles = 2,50 dollars
  • 8 Oz (355 ml), Jus d’orange (Most Pulp), 3,33 dollars
  • 1Oz (28 gammes), Gruyère suisse = 4,99 dollars
  • 7 Oz (198 grammes), lamelles de fromage, Baby Swiss Cheese = 3 dollars
  • 0,69 lb (312 grammes), bananes = 1,26 dollars
  • 2,99 lb (1,35 kg), pêches = 2,87 dollars

Ce que j’apprécie particulièrement ici, ce sont les légumes frais, surtout les radis. Les salades sont bonnes, sans doute traitées aux nitrates. Le pain est toujours en caoutchouc. Je choisis souvent le Bread Pump Round, 4,19 dollars. Beurk, je m’y fais. Je regrette les bonnes tresses au beurre de Movelier (Nord de la Suisse), de l’association Broquet-Leuenberger. Allez faire un tour sur : cliquez ici

En Amérique, n’y venez que pour y découvrir le pays. Fini les emplettes vite faites !

En bref, si vous voulez venir ou revenir aux États-Unis pour espérer manger plus avantageusement que chez nous en Suisse, n’y comptez plus. L’habillement n’a pas encore trop été touché par la hausse des prix, surtout les vestons. Je n’ai pas eu le temps de faire une étude de marché à ce sujet, d’ailleurs je déteste faire les magasins, mais sachez que la tendance est à la hausse.

Fini les départs au pays de l’Oncle Sam juste pour s’acheter des habits. Tant mieux pour l’environnement. En revanche, si vous voulez y aller pour découvrir les multiples facettes touristiques du pays, n’hésitez pas. L’accueil des Américains n’a pas changé. Enfin, surtout lorsqu’on y laisse des dollars… (hihihi). Mais, oui, nous en Suisse aussi on aime bien les deniers.

Shopping in the US: Oh my God, the prices!

[Cape Canaveral, May 27, 2022. rke] – The Texas massacre overshadowed the arrival and departure of the rockets. Americans are still concerned about the price of gasoline, which for them is a whopping $4.59 a gallon ($1.21 a liter)

Now that Boeing’s 11 m3 Starliner capsule has successfully docked with the International Space Station (ISS) on May 20, 2022, at 6:28 p.m. (local), 2:28 a.m. on May 21 (Swiss), and then landed on May 25 at 6:47 p.m. (local), 12:47 a.m. on May 26, Boeing can rest assured that it will be able to transport astronauts.

Here in Cape Canaveral, the event went more or less unnoticed, the Texas tragedy in Uvalde, the massacre of 19 children and 2 teachers, overshadowed the space event. But no one I know has ever talked to me about what happened there. America is so vast that everyone goes about their business instead. 

– Gasoline prices in the USA: 0.76 Swiss centimes per liter ($0.91) in 2011! Click here

– This caterpillar burns 600 liters (158 gallons) per hour for 2’000 HP. Guess what it is : click here

Newspaper Prices Soar

Gasoline is going from $4.43 to $4.59 per gallon (1.21 per liter) normal and that’s a lot. Nevertheless, the interstate highways are not getting any less crowded. The sacrosanct car is still more than ever indispensable. Besides, as usual, few people are walking in the streets, except in the big marketplaces, like Walmart, where the entrances are sometimes blocked. Rising prices are also a concern for consumers. The price of a newspaper (Orlando Sentinel) has risen to $3.5 (3.4 Swiss francs), the Walt Streeet Journal Weekend (thin) to $6. Here are some prices I pulled out of my tickets, knowing that this is the Publix supermarket, my favorite, because there is always someone at the end of the checkout line to put the groceries in the bags. 

o 1 fresh lettuce = $2.99

o 8 Oz (355 ml) Aquafina water, 8 bottles = $2.50

o 8 Oz (355 ml), orange juice (Most Pulp), $3.33

o 1 Oz (28 grams), Swiss Gruyere = $4.99

o 7 Oz (198 grams), Baby Swiss Cheese strips = $3.00

o 0.69 lb (312 grams), bananas = $1.26

o 2.99 lbs (1.35 kg), peaches = $2.87

What I particularly like here are the fresh vegetables, especially the radishes. The salads are good, probably treated with nitrates. The bread is always rubber. I often choose the Bread Pump Round, $4.19. Yuck, I’m getting used to it. I miss the good butter braids from Movelier (Northern Switzerland), from the Broquet-Leuenberger association. Have a look at: click here

In America, come only to discover the country. No more quick shopping!

In short, if you want to come or come back to the United States and hope to eat better than in Switzerland, don’t count on it. Clothing has not yet been affected too much by the price increase, especially jackets. I haven’t had the time to do a market study on this subject, and I hate shopping, but you should know that the trend is upward.

No more trips to Uncle Sam’s country just to buy clothes. So much the better for the environment. On the other hand, if you want to go there to discover the multiple tourist facets of the country, do not hesitate. The welcome of the Americans has not changed. Well, especially when you leave dollars there… (hihihi). But, yes, we in Switzerland also like dollars.

Covoiturage pour un satellite norvégien, capteur de selfies

[Cap Canaveral, May 25, 2022. rke. English below] – En une semaine, du mercredi 18 au mercredi 25 mai, j’assiste à mon 3e lancement de Cap Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk envoie en covoiturage une grappe de 53 mini satellites, dont un, norvégien, créateur de selfies. 

Lancement de Falcon 9 – Transporter-5 le mercredi 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse) – Photo : rke

Quelle journée ce mercredi 25 mai 2022. Alors que la capsule Starliner s’est amarrée solidement vendredi 20 mai à 20h28 (locale), 02h28 (Suisse) alors que les deux véhicules étaient en orbite à environ 250 miles (402 km) au-dessus de la Terre, le module est attendu sur terre ferme,ce même jour, mercredi, dans le désert de sable blanc du White Sands Missile Range dans le Nouveau-Mexique. Cela me rappelle une escapade avec un collègue, Mauricio Ranzi, que nous avions réalisée à cet endroit, non seulement pour visiter ce désert, mais aussi pour voir les installations du Spaceport America, de Virgin Galactic : cliquez ici

Lancement de Space Falcon 9, Transporter 5 le 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse). Vidéo prise par mon iPhone 13 Pro Max.

Mais, actuellement à Cap Canaveral, il m’est difficile de rejoindre le Nouveau-Mexique en avion, ou en voiture, le même jour que le décollage d’une autre fusée Falcon 9 de SpaceX -Transporter-5, dont le lancement est prévu à 14h27 (locale), 20h27 (Suisse), dont le décollage est prévu sur le pas de tir SLC-40. Il s’agit de la 165e mission de SpaceX la 22e en 2022. Et c’est le 3e lancement en une semaine réalisé à Cap Canaveral. Transporter-5 offre aux opérateurs de petits satellites des missions de régulières et dédiées de covoiturage – la cinquième du genre – pour des charges de classe réduite en dessous de 1 million de dollars par mission, qui comprend jusqu’à 200 kg de charge utile, soit 53 minisatellites que la mission doit envoyer sur orbite polaire.

Le satellite norvégien à selfies

Parmi ceux-ci, SelfieSat-1 est le premier satellite étudiant opérationnel de Norvège, entièrement construit en interne à partir de pièces prêtes à l’emploi. Son bus (châssis) contient un Raspberry Pi qui sert d’ordinateur de charge utile pour le satellite. Une fois déployé, le satellite de 1,8 kg tend un « bâton de selfie » sur lequel est montée la caméra Raspberry Pi. Pointé vers le satellite, sur lequel est monté un écran LCD, l’appareil photo prendra des images de l’écran, du satellite et de la Terre.

SelfieSat-1 qui permet de prendre des selfies de lui-même. Photo : everydayastronaut.com

Parmi d’autres satellites est embarqué un mini engin italien, soit une structure porte-satellite (ION) qui peut en contenir d’autres. C’est la société D-Orbit, basée à Côme qui en est le fournisseur. De nombreuses autres charges utiles volent également sur le Transporteur 5 et servent une grande variété de services. Ces charges utiles comprennent, entre autres, Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5 et CPOD A/B. Mais pas d’engins suisses…

Belle vue depuis le musée Air Force Space & Missile Museum

Pour ce troisième lancement en une semaine, je n’ai pas d’accréditation officielle, comme la précédente avec OFT-2/Starliner ce qui me motive à assister au décollage d’un endroit très dégagé proche du musée Air Force Space & Missile Museum. Rien à voir avec le centre des visiteurs du KSC, mais l’endroit est idéal pour observer des lancements, quoiqu’un peu loi, 12 km, on a suffisamment de vue pour capturer de bonnes images (voir celle-ci-jointe). Et surtout, c’est un lieu assez approché pour voir revenir le 1er étage, ce qui est le cas pour ce lancement. J’en suis en fait à mon 7e atterrissage, si je puis dire, voir l’exemple de l’un d’entre eux que j’ai vécu : cliquez ici.

« Dites, c’est laquelle la fusée ? »

Regards au loin, l’arrivée du 1er étage de Falcon 9

Ce mercredi 25 mai 2022 est un jour dégagé, quoiqu’un peu voilé. La température est supportable à 95 degrés F (35 degrés C). Depuis le musée, il suffit de traverser la route bien gardée qui longe le port pour arriver sur une place en herbe surplombant une lagune de la Banana River.

Trois quarts d’heure auparavant, j’installe donc mon matériel habituel. Je fixe mon Canon R3 avec un objectif (400m) sur le trépied et garde en bandoulière mon vieux boîtier Canon 5D Mark III – Objectif 28-300 (le nouveau, je l’ai laissé en Suisse), pour pouvoir intervenir lorsque la fusée est haut dans le ciel et comme deuxième appareil de secours. On ne sait jamais.

L’horizon, très plat, n’est pas tellement limpide pour voir distinctement la fusée. Mais, même avec ce ciel voilé, on la reconnaît tout de même. Il faut dire que nous sommes en plein après-midi, le soleil tape sur nos têtes et… ce n’est pas l’idéal :

  • « Dites, c’est laquelle la fusée ? Celle de droite, ou de gauche ? » me demande une dame confortablement assise avec sa fille sur une couverture. Je suis debout, affairé à mes réglages.
  • Il n’y en a qu’une, elle est à droite, au fond un peu plus loin que la tour en béton.

La dame est heureuse d’être enfin venue s’installer au bon endroit. Je remarque que j’impressionne plein de gens à mes côtés avec mon attirail. Un fan avec des jumelles (avec 50x de grossissement) s’approche de moi et me demande si j’arrive à bien distinguer la fusée dans mon objection. Je lui montre et il est surpris :

  • Oh, c’est incroyable ça ! Ce qu’on voit près…

Les geeks me scrutent avec méfiance

Avec le reflet du soleil sur l’écran du boîtier, difficile de s’en rendre compte vraiment. Du coup je me sens fier et me ragaillardis. J’aime bien le fait de venir me poser ici. À mes côtés, de jeunes ados vraiment geeks me scrutent du regard et se méfient de mes mouvements. Mais, après une heure d’attente, le moment tant attendu arrive. Entretemps, j’ai réglé mon smartphone (iPhone 13 Pro Max) en mode vidéo que j’ai fixé au sol avec un trépied et que je télécommande avec ma montre connectée. Hélas, je ne peux plus écouter la radio, vu que, si c’est le cas, je débloque le réglage du mobile qui est en mode vidéo.

Je profite d’écouter la radio des geeks qui se sont mis en ligne sur le site de SpaceX sur leur smartphone pour suivre es derniers instants du décollage. Le lancement est repoussé de huit minutes, d’où l’attente devient interminable. Une minute avant, c’est le moment de se fixer aux appareils. Les premières flammes de la fusée sont à peine perceptibles, mais au bout de seconde, Falcon 9 devient de plus en plus limpide au loin. Mercredi 14h35 (locale), 20h35 (Suisse), Transporter-5 décolle.

Lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser

Ça fonce comme un météore sur nos têtes

Il reste à attendre encore environ huit minutes pour qu’on voie le 1er étage redescendre. Comme je le décrivais précédemment sur ce blog lors de mes interventions sur place – je le rappelle, c’est mon 6eatterrissage (cliquez ici) –, le 1er étage de Falcon fonce comme un météore maîtrisé. C’est d’autant plus impressionnant lorsqu’il y en a deux qui nous tombent sur la tête (cliquez ici).

Ce mercredi 25 mai, je passe sur RFJ.

En dessous on a l’impression que le lanceur va nous tomber sur la tête. Et lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser. Mais ce n’est pas le cas, car il se redresse bien droit aux dix derniers mètres seulement. 

En tous cas, c’est l’impression qu’on en a. Autour de moi, le public s’extasie devant cet exploit devenu banal :

  • « Yeuh… Mais c’est extraordinaire », ça, confie-t-elle, béate d’admiration

Une fois l’étage au sol, on pacte nos affaires. Je regagne ma voiture sur le parc d’à côté et rentre à l’hôtel, comblé de la journée. Il ne reste plus qu’à suivre le retour de la capsule Starliner à la télé, vécu de Cap Canaveral, mais ça, c’est une autre histoire.

Space Rideshare for a Norwegian Satellite, Selfie-Taker

[Cape Canaveral, May 25, 2022. rke] – In one week, from Wednesday, May 18 to Wednesday, May 25, I am witnessing my 3rd launch from Cape Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk is sending a cluster of 53 mini-satellites, including a Norwegian selfie maker, in a carpool.

What a day this Wednesday, May 25, 2022. While the Starliner capsule docked securely on Friday, May 20, at 8:28 p.m. (local), 2:28 a.m. (Swiss) while in orbit about 250 miles (402 km) above the Earth, the module is expected to land that same day, Wednesday, in the white sand desert of the White Sands Missile Range in New Mexico. This reminds me of a trip with a colleague, Mauricio Ranzi, that we made to this place, not only to visit this desert, but also to see the facilities of the Spaceport America, from Virgin Galactic: click here

But, currently in Cape Canaveral, it is difficult for me to reach New Mexico by plane, or by car, on the same day as the liftoff of another SpaceX Falcon 9 rocket -Transporter-5, scheduled to launch at 2:27 p.m. (local), 8:27 p.m. (Swiss), which is scheduled to lift off from launch pad SLC-40 This is SpaceX’s 165th mission and 22nd in 2022. And it is the third launch in a week from Cape Canaveral. Transporter-5 offers small-satellite operators regular and dedicated carpool missions – the fifth of its kind – for small-class payloads under $1 million per mission, which includes up to 200 kg of payload, or 53 minisatellites that the mission must send into polar orbit.

The Norwegian Selfie Satellite

Of those satellites, SelfieSat-1 is the first operational student satellite from Norway, built entirely in-house from off-the-shelf parts. Its bus contains a Raspberry Pi which serves as the payload computer for the satellite. The 1.8 kg satellite will, once deployed, extend a “selfie stick” which has a Raspberry Pi camera mounted on the end. Pointed back at the satellite, which has an LCD screen mounted on it, the camera will image the screen, satellite, and Earth.

Among other satellites, an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. And an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. Numerous other payloads are also flying on Transporter 5 and serve a wide variety of services. These payloads include but are not limited to Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5, and CPOD A/B. But no Swiss satellites…

Nice View From the Air Force Space & Missile Museum

For this third launch in a week, I don’t have an official accreditation, like the previous one with OFT-2/Starliner, which motivates me to attend the takeoff from a very clear place close to the Air Force Space & Missile Museum. Nothing to do with the KSC visitors center, but the place is ideal to observe launches, although a little bit law, 12 km, we have enough view to capture good pictures (see this one attached). And above all, it is a place close enough to see the return of the 1st stage, which is the case for this launch. I’m on my 7th landing, if I may say so, see the example of one I experienced click here.

« Say, which one is the rocket? »

La carte avec les bases de lancement et d’atterrissage. Où il y a l’étoile, c’est où nous sommes. The map with the launch and landing bases. Where the star is, that’s where we are.

This Wednesday, May 25, 2022, is a clear day, albeit a bit hazy. The temperature is bearable at 95 degrees F (35 degrees C). From the museum, just cross the well-guarded road along the harbor to a grassy plaza overlooking a lagoon on the Banana River.

Three quarters of an hour earlier, I set up my usual equipment. I fix my Canon R3 with a lens (400 m) on the tripod and keep my old Canon 5D Mark III – Lens 28-300 (the new one, I left it in Switzerland), to be able to intervene when the rocket is high in the sky and as a second backup camera. One never knows.

The horizon, very flat, is not so clear to see the rocket clearly. But, even with this veiled sky, we recognize it all the same. It is necessary to say that we are in full afternoon, the sun taps on our heads and… it is not the ideal:

–  » Say, it is which the rocket? The one on the right, or the one on the left? » asks a lady sitting comfortably with her daughter on a blanket. I am standing, busy with my adjustments.

– There is only one, it is on the right, at the back a little further than the concrete tower.

The lady is happy to have finally come to the right place. I notice that I am impressing a lot of people beside me with my paraphernalia. A fan with binoculars (with 50x magnification) approaches me and asks if I can distinguish the rocket in my objection. I show him and he is surprised.

– Oh, this is incredible! What you can see close up…

The Geeks Scrutinize Me With Distrust

With the reflection of the sun on the screen of the box, it is difficult to realize it really. So, I feel proud, and I’m rejuvenated. I like the fact that I come to settle here. Beside me, some really geeky young teenagers scrutinize me with their eyes and are suspicious of my movements. But, after an hour of waiting, the long-awaited moment arrives. In the meantime, I set my smartphone (iPhone 13 Pro Max) to video mode, which I fixed to the ground with a tripod and remote control with my connected watch. Alas, I can no longer listen to the radio, since if I do, I unlock the setting of the mobile which is in video mode.

I take the opportunity to listen to the radio of the geeks who are online on the SpaceX website on their smartphone to follow the last moments of the launch. The launch is postponed of eight minutes, from where the waiting becomes interminable. One minute before, it’s time to attach to the devices. The first flames of the rocket are hardly perceptible, but after a second, Falcon 9 becomes more and more limpid in the distance. Wednesday, 2:35 p.m. (local), 8:35 p.m. (Swiss), Transporter-5 blasts off.

When the stage almost reaches the ground, at a hundred meters, it is so tilted that it looks as if it will crash

It files like a meteor on our heads

We still have to wait about eight minutes for the 1st stage to come down. As I described it previously on this blog during my interventions on the spot – I remind it, it is my 6th landing (click here) -, the 1st stage of Falcon rushes like a controlled meteor. It is even more impressive when two of them fall on our heads (click here).

Underneath, it looks like the launcher is about to fall on our heads. And when the stage almost reaches the ground, at about 100 meters, it is so tilted that it looks like it is going to crash. But this is not the case, because it straightens out only in the last ten meters. 

At least, that’s the impression you get. Around me, the audience is ecstatic about this now commonplace feat:

– « Yeuh… But it is extraordinary, » blissful a woman conquered by admiration

Once the floor on the ground, we packed our business. I regain my car on the park of next door and return to the hotel, filled of the day. It does not remain anymore but to follow the return of the capsule Starliner on TV, lived on Cape Canaveral, but that, it is another history.

Accompagnement lunaire et sensations tremblotantes

[Cap Canaveral, May 19, 2022. rke. English below] – À côté de la fusée lunaire de la NASA (SLC), j’assite à mon 34e décollage de fusée. Seul reporter étranger officiellement accrédité sur site, Atlas V de United Launch Alliance (ULA) décolle sous mes yeux le 19 mai 2022 à l’heure pile, 18h54 (locale), vendredi 20 mai à 0h54 (Suisse). Mon récit.

Même les reporters américains les plus aguerris n’ont pas forcément obtenu une autorisation pour monter sur le toit du fameux building historique VAB (Vehicle Assembly Building). De là, on a, évidemment, une vue plongeante sur tout l’horizon à 360 degrés, comme ce fut le cas lors de mes précédents trips : cliquez ici

Normal, car à l’intérieur de ce gros édifice de 160,02 mètres (525 pieds) de hauteur somnole la fusée lunaire SLS (Space Launch Système), autrement dit le système de lancement spatial du 98 m de hauteur qui a dû retourner dans son hangar. Après trois essais de compte à rebours simulé dans les conditions réelles sur son pas de tir SLC 39B, l’engin a eu quelques soucis sur les conduites d’hélium du site de lancement : fuite d’hydrogène sur les caissons d’avitaillement au pied de la fusée, vanne de pressurisation défectueuse sur le deuxième étage de SLS. Somme toute des pépins classiques que les tests avaient pour but de révéler – et en cela c’est une réussite – que les équipes vont pouvoir réparer prochainement.

Un deuxième test crucial

Bref, tout cela pour vous dire que je me sens davantage privilégié. D’une part, je suis le seul reporter étranger accrédité sur ce site, d’autre part, parce la SLS est à mes côtés, à quelques centaines de mètres de nous. Mais là, je ne suis pas le seul, puisque les chaînes de télévision et autres reporters sont à l’affût du lancement. À ma gauche, la (ou le) SLS, au bout de mon objectif : la tour de lancement SLC 41. À vol d’oiseau (en vue directe), on est à 3 miles d’Atlas 5, qui doit lancer la capsule Starliner sur orbite et qui doit, pour un deuxième essai, atteindre la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme commercial Commercial Crew Program. Comme je le mentionnais dans une News précédente, plusieurs anomalies techniques ont retardé jusqu’à présent le premier vol habité. Ce second essai sans équipage doit rassurer le fabricant Boeing et la NASA. Ce second décollage est crucial pour Boeing qui joue son va-tout, mais les équipes ont bossé depuis deux ans et demi sur ce semi-raté. Il ne faut pas oublier que la capsule avait réussi son retour en décembre 2019, malgré qu’elle n’ait pas atteint son objectif. Pour ma part, c’est d’autant plus important que j’ai eu l’occasion d’assister sur place, comme reporter, à l’ensemble de la mission et même voir la deuxième capsule en montage : cliquez ici

My video.

De minute en minute

Dans la Starliner, pas d’astronautes pour cette fois. La tension est toujours à son comble avant un décollage, mais pas autant qu’un vol habité. À 5 minutes du décollage, les reporters et le personnel du centre spatial s’activent et se rendent au lieu le plus adéquat pour avoir une meilleure vue. En fait, ce soir, on distingue la fusée très nettement, car on a le soleil dans le dos. Le ciel est légèrement voilé, mais suffisamment limpide pour suivre la trajectoire de l’engin spatial.

« Je perçois les premières flammes. Elles sont brillantes, quasi étincelantes. Je jette à la fois un coup d’œil dans le viseur, à la fois hors du viseur pour mieux m’imprégner de l’événement, car, avec le téléobjectif, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de champ »

  • Heure H-5 minutes : sans même observer l’immense compte à rebours, une console de 10 mètres de large plantée devant, l’adrénaline nous pousse à nous concentrer aux derniers réglages de nos objectifs
  • Heure H-2 minutes : j’ai posé mon smartphone (iPhone 13 ProMax), sur une petite borne trouvée au hasard, proche de moi. Puis j’ai fixé mon Canon EOS R3 tout neuf (dont je fais le crâneur) avec un téléobjectif de 400 mm (200 mm avec un agrandisseur). Puis je tiens en main mon Canon EOS 5D Mark IV et mon objectif 28-300 mm. Je panique un peu, car je dois m’occuper des trois appareils à la fois. Mais ça va !
  • Heure H-1 minute : les derniers fonctionnaires du centre spatial ont encore juste le temps de sortir de leur bureau à l’extérieur pour se poser in extremis sur le terrain. On stresse, un peu, beaucoup, passionnément… c’est le moment !
  • Heure H-1 seconde. Je perçois les premières flammes. Elles sont brillantes, quasi étincelantes. Je jette à la fois un coup d’œil dans le viseur, à la fois hors du viseur pour mieux m’imprégner de l’événement, car, avec le téléobjectif, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de champ.
  • Heure H-0.00 : Atlas V de United Launch Alliance (ULA) transportant l’engin spatial CST-100 Starliner de Boeing pour l’essai en vol orbital 2 (OFT-2) vers la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme d’équipage commercial de la NASA, a décollé le 19 mai à 18 h 54 EDT du complexe de lancement spatial 41 (SLC) de la station spatiale de Cap Canaveral. À ce jour, ULA a effectué 150 lancements avec un taux de réussite de 100 %. Il s’agit du 93e lancement réussi d’une fusée Atlas V et du 104e lancement depuis le SLC-41
  • Heure H+5 secondes : j’ai déjà réalisé une centaine d’images grâce à un réglage sur 36 images secondes (mode vidéo-photo), laissant mon objectif sur trépied faire le boulot, alors que je tiens an mai l’autre appareil. La fusée est vraiment très limpide au loin et je me rends compte que j’aurais dû monter davantage la vitesse d’obturation. Ce que je n’ai pas le temps de faire. Tant pis, je fais confiance aux appareils et puis, je m’en fiche un peu, car, le plus important pour moi est : d’être là ! Je me rends compte de la chance que j’ai et j’aurais voulu emmener toutes mes connaissances sur place pour leur faire plaisir
  • Heure H+10 secondes : les premiers vrombissement et craquement de l’engin spatial nous parviennent, de plus en plus stridents aux tympans. Le sol ne tremble pas forcément, mais les vrombissements de l’engin spatial secouent nos tripes. Ce n’est pas une navette spatiale qui décolle où là le sol tremble quelque peu.
  • Heure H+20 secondes : Atlas V est déjà si haute, qu’on la perçoit si petite et qu’il n’est plus nécessaire de garder la tête au ciel. Néanmoins, on reste prudent, en mémoire de ce qui s’est passé avec la navette Challenger le 28 janvier 1986 où j’étais sur cette même place unique en son genre.

Starliner est partie rejoindre l’ISS qu’elle a atteinte à la perfection. La couverture de mon 34e lancement sur site est aussi réussie.

Lunar Accompaniment and Trembling Sensations

[Cape Canaveral, May 19, 2022. rke] – Near the NASA lunar rocket (SLC), I attend my 34th rocket liftoff. The only foreign reporter officially accredited on site, Atlas V of United Launch Alliance (ULA) lifts off under my eyes on May 19, 2022 at the exact time, 6:54 p.m. (local), Friday May 20 at 0:54 a.m. (Swiss time). My story.

Even the most seasoned American reporters did not necessarily obtain an authorization to go up on the roof of the famous historic VAB building (Vehicle Assembly Building). From there, we have, obviously, a 360-degree view on the whole horizon, as it was the case during my previous trips: click here

Normal, because inside this big building of 160,02 meters (525 feet) of height sleeps the lunar rocket SLS (Space Launch System), in other words, the space launch system of the 98 m of height which had to return in its hangar. After three simulated countdown tests under real conditions on its SLC 39B launch pad, the spacecraft had some problems with the helium lines at the launch site: hydrogen leakage on the refueling tanks at the foot of the rocket, defective pressurization valve on the SLS second stage. All in all, these are classic glitches that the tests were designed to reveal – and in this respect they have been successful – and that the teams will soon be able to repair.

A Second Crucial Test

In short, all this to tell you that I feel more privileged. On the one hand, I am the only foreign reporter accredited on this site, on the other hand, because the SLS is next to me, a few hundred meters away from us. But I’m not the only one, since TV stations and other reporters are on the lookout for the launch. To my left, the SLS (or the), at the end of my lens: the SLC 41 launch tower. As the crow flies (in direct view), we’re 3 miles from Atlas 5, which is scheduled to launch the Starliner capsule into orbit and, for a second attempt, reach the International Space Station (ISS) as part of the Commercial Crew Program. As I mentioned in a previous News, several technical anomalies have delayed the first manned flight until now. This second unmanned test should reassure the manufacturer Boeing and NASA. This second takeoff is crucial for Boeing which plays its go-ahead, but the teams have been working for two and a half years on this semi-matched. We must not forget that the capsule had succeeded in its return in December 2019, despite not having reached its objective. For my part, it is all the more important that I had the opportunity to attend on the spot, as a reporter, to the whole mission and even see the second capsule in assembly: click here

« I perceive the first flames. They are brilliant, almost sparkling. I look through the viewfinder and out of the viewfinder to get a better idea of the event, because with the telephoto lens, I don’t feel I have enough field of view.”

From Minute to Minute

In the Starliner, no astronauts this time. The tension is always at its highest before liftoff, but not as high as a manned flight. With 5 minutes to go before liftoff, reporters and space center personnel are busy moving to the most suitable location to get a better view. In fact, this evening, the rocket is clearly visible because the sun is behind us. The sky is slightly veiled, but clear enough to follow the trajectory of the spacecraft.

  • Time T-5 minutes: without even observing the immense countdown, a console of 10 meters broad planted in front of, the adrenalin pushes us to concentrate on the last adjustments of our objectives
  • Time T-2 minutes: I put my smartphone (iPhone 13 ProMax), on a small terminal found at random, near me. Then I fixed my brand-new Canon EOS R3 (which I’m showing off) with a 400 mm telephoto lens (200 mm with an enlarger). Then I hold up my Canon EOS 5D Mark IV and my 28-300mm lens. I panic a bit, as I have to deal with all three cameras at once. But that’s okay!
  • Time T-1 minute: the last civil servants of the space center still have just the time to leave their office outside to land in extremis on the ground. We stress, a little, a lot, passionately… it’s time!
  • Time T-1 second. I perceive the first flames. They are brilliant, almost sparkling. I glance through the viewfinder and out of it to get a better idea of the event, because with the telephoto lens, I don’t feel I have enough field
  • Time T-0.00. Liftoff! United Launch Alliance (ULA) Atlas V carrying Boeing’s CST-100 Starliner spacecraft on Orbital Flight Test-2 (OFT-2) to the International Space Station (ISS) as part of NASA’s Commercial Crew Program, lifted off on May 19 at 6:54 p.m. EDT, from Space Launch Complex-41 (SLC) at Cape Canaveral Space Force Station. To date ULA has launched 150 times with 100 percent mission success. This marks the 93rd successful launch of an Atlas V rocket, and the 104th launch from SLC-41
  • Time T+5 seconds: I have already taken a hundred images thanks to a setting of 36 frames per second (video-photo mode), letting my tripod lens do the job, while I may hold the other camera. The rocket is clear in the distance, and I realize that I should have increased the shutter speed. I don’t have the time to do so. Too bad, I trust the cameras and I don’t care a bit, because the most important thing for me is to be there! I realize how lucky I am, and I would have liked to take all my acquaintances there to please them
  • Time T+10 seconds: the first humming and cracking of the spacecraft reach us, more and more strident to the eardrums. The ground does not necessarily shake, but the roars of the spacecraft shake our guts. It is not a space shuttle which takes off or there the ground shakes somewhat.
  • Time T+20 seconds: Atlas V is already so high that we perceive it so small and that it is not necessarily any more to keep the head to the sky. Nevertheless, we remain careful, in memory of what happened with the shuttle Challenger on January 28, 1986, when I was on this same unique place.

Starliner left to join the ISS which it reached perfectly. The coverage of my 34th launch on site is also successful.

Coup de poker pour Boeing : soit ça passe, soit ça casse !

[Cap Canaveral, May 19, 2022. rkeEnglish below] – En voyant ces images, ne croyez pas qu’on passe des vacances. En tant que reporters, nous sommes guidés et dirigés un peu comme des moutons, sécurité oblige. Ce mercredi 18 mai, nous avons eu l’occasion d’assister à la sortie de la fusée ULA-Atlas V / OFT-2.

À l’arrière, le pas de tir SLC 41. la fusée va sortir… Il fait, lourd.

Après deux ans de pandémie, la NASA a encore serré la vis des inscriptions. Une fois que nous sommes sur le Press Site, nous ne pouvons plus nous inscrire pour un transport soit, sur le toit du VAB, aux pieds de la fusée et à ce qu’on appelle le roll-out, qui, comme son nom l’indique consiste à sortir l’engin de son hangar. C’est la sixième fois que j’ai l’occasion de voir cette sortie. Il lui faut ¾ d’heure à la fusée pour parvenir du hangar au pas de tir pour parcourir environ 1 km. Il fait en ce moment 95 degrés F., soit. On assiste à tout le trajet à environ 1 km sur un monticule. De là, on peut voir les autres bases de lancement au loin. On a le soleil et l’Océan Atlantique dans le dos et une brise chaude est à peine ressentie. La fusée a eu ¼ d’heure de retard et elle a montré son nez à 10h15 précises, ce mercredi 18 mai 2022.

Ce lancement est important pour moi car j’ai eu le privilège de couvrir le premier test de cette capsule Starliner (OFT-1) en décembre 2019 : cliquez ici

Essai crucial sans équipage

Petite entrée en matière en ce qui concerne la mission. La Starliner (capsule conique) est le second vaisseau censé amener des astronautes de la NASA à la Station Spatiale Internationale dans le cadre du Commercial Crew Program. Mais plusieurs anomalies techniques ont retardé jusqu’à présent le premier vol habité. En ce mois de mai 2022, un second essai sans équipage doit rassurer le fabricant Boeing et la NASA. C’est un vol crucial. Si ça vole jusqu’au bout, Boeing va redorer son blason, sinon, c’est fichu pour les vols habités. Je leur tiens les pouces, car c’est, en quelque sorte, un peu de la concurrence à SpaceX. Enfin, je n’ose pas trop le dire. Disons que c’est complémentaire. Décollage prévu ce vendredi 20 mai à 0h54 du matin (Suisse), 18h54 (locale). 

  • Pour des infos succinctes, mais très complètes en français, je recommande une petite visite sur le site « Rêves d’Espace » : cliquez ci

Poker game for Boeing: either it passes, or it breaks!

Dorénavant, avant de nous amener à bon port, on appelle nos noms par hauts-parleurs.
From now on, before taking us to our destination, our names are called by loudspeakers
On guette la sortie… Watching for the exit

[Cape Canaveral, May 19, 2022. rke] – When you see these pictures, don’t think we are on vacation. As reporters, we are guided and directed a bit like sheep, security obliges. This Wednesday, we had the opportunity to attend the launch of the ULA-Atlas V / OFT-2 rocket.

La voilà !

After two years of pandemic, NASA has tightened the screw on registration again. Once we are at the Press Site, we can no longer sign up for a transport either, to the roof of the VAB, to the feet of the rocket and to what is called the roll-out, which, as the name implies is to take the craft out of its hangar. This is the sixth time I have had the opportunity to see this exit. It takes ¾ of hours to the rocket to reach the hangar to the launching pad to cover approximately 1 km. It is at this moment 95 degrees F. One attends all the way to approximately 1 km on a mound. From there you can see the other launch pads in the distance. We have the sun and the Atlantic Ocean at our backs and a warm breeze is barely felt. The rocket was ¼ of an hour late and showed its nose at 10:15 a.m. sharp, this Wednesday, May 18, 2022.

It’s an important launch for me because I had the privilege of covering the first test of this Starliner capsule (OFT-1) in December 2019: click here

A short introduction to the mission. The Starliner (conical capsule) is the second spacecraft that is supposed to take NASA astronauts to the International Space Station as part of the Commercial Crew Program. But several technical anomalies have delayed the first manned flight until now. In this month of May 2022, a second unmanned test should reassure the manufacturer Boeing and NASA. It is a crucial flight. If it flies to the end, Boeing will restore its reputation, otherwise, it’s over for manned flights. I’m holding their thumbs, because this is, in a way, a bit of competition to SpaceX. Well, I don’t dare say it. Let’s say it’s complementary. Liftoff scheduled for this Friday, May 20 at 0:54 a.m. (Swiss), 6:54 p.m. (local).

Falcon 9/Starlink – Un décollage express à l’aube

[Cap Canaveral, May 18, 2022. rke. English below] – Deux jours après mon arrivée, le 18 mai 2022, quelle ne fut pas ma surprise. J’ai dû de suite préparer mon équipement photo pour pouvoir prendre mes premiers shoots. Encore épuisé par le voyage, j’ai quand même eu le courage d’assister à un lancement, même à 15 km, en face de la fusée.

Photo du hat. Non, ce n’est pas encore le lancement de Starliner. J’attends celui de SpaceX Starlink.

Mais là, je ne suis pas accrédité, car il s’agit du tir de Falcon9 Starlink de SpaceX. Dans ce cas, j’ai juste eu besoin de me rendre sur un parc de Titusville pour assister au décollage, comme le public. Peu de monde sur place pour une mission qui est devenue une routine. Du complexe 40, la fusée a décollé à l’aurore à 6h59 (locale) après 49 minutes de retard, en emportant 53 satellites internet d’un coup. Du coup, la filme de Musk compte désormais pas moins de 2’500 engins opérationnels en orbite basse. Mes premières images d’ambiance avec celle du haut où j’ai quand même réussi mon coup avec mon tout nouveau boîtier Canon EOS R3 hybride.

Mercredi 18 mai 2022. Lever de soleil sur Titusville. Wednesday, May 18, 2022. Sunrise over Titusville. – Photo : rke

Falcon 9/Starlink – An Express Liftoff at Dawn

La pandémie de la Covid-19 a tué 1 million d’américains. En hommage, des milliers de drapeaux sont entreposés devant instances officielles. – Photo : rke

[Cape Canaveral, May 18, 2022 rke] – Two days after my arrival, on May 18, 2022, what a surprise. I had to get my camera equipment ready to take my first shots. Still exhausted by the trip, I still had the courage to attend a launch, even at 15 km, in front of the rocket.

But there, I am not accredited, because it is the launch of Falcon9 Starlink of SpaceX. In this case, I just needed to go to a park in Titusville to watch the launch, like the public. Few people on hand for a mission that has become routine. From complex 40, the rocket took off at dawn at 6:59 a.m. (local time) after 49 minutes of delay, carrying 53 internet satellites at once. As a result, Musk’s film now counts no less than 2’500 operational devices in low earth orbit. My first pictures of the atmosphere with the one above where I still managed to shoot with my brand new Canon EOS R3 hybrid camera.