De la Lune à la Terre pour un béton écologique

[Cape Canaveral, June 12, 2022. rke. English below] – Le camion de l’espace de SpaceX/NASA CRS-25 doit amener des expériences scientifiques sur orbite à 450 km d’altitude en vue d’obtenir une cartographie de poussières minérales et fournir une alternative de béton écologique pour la fabrication de structures sur Terre, comme sur la Lune avec le projet Artemis.

Photo du haut : ma photo d’un lever de soleil sur le pas de tir 39B avec la fusée Artemis I.

Le 14 janvier 2022, de forts vents saisonniers ont transporté de la poussière du nord-ouest de l’Afrique au-dessus des îles Canaries, entraînant une baisse de la visibilité et de la qualité de l’air. EMIT mesure la composition minérale de la poussière dans les régions arides de la Terre, créant ainsi une carte qui pourrait permettre de mieux comprendre comment la poussière affecte les personnes et les communautés.
On Jan. 14, 2022, strong seasonal winds carried dust from northwest Africa over the Canary Islands, causing visibility to drop and air quality to decline. EMIT measures the mineral composition of dust in Earth’s arid regions, creating a map that could improve understanding of how dust affects people and communities. © : NASA

Une capsule Dragon devait décoller de Cap Canaveral (SLC-40) vers la Station internationale (ISS) ce vendredi 10 juin, mais cette mission CRS-25 (ou SpX-25) est reportée dès le 28 juin. Je dis « dès » car la date dépend de la réparation du cargo qui transporte le matériel, autrement dit la capsule Dragon de SpaceX chapeautée par la NASA. Je ne peux évidemment pas rester aussi longtemps pour assister au décollage, bien que je sois dûment accrédité. Toutefois, c’est grâce à cette accréditation que j’ai pu assister au rollout (à la sortie) d’Artemis et à son lever de soleil sur son pas de tir.

Pourquoi ce retard ? Le problème concerne le carburant, de l’hydrazine, utilisé pour les petits propulseurs Draco de la capsule. Un sujet qui préoccupe les ingénieurs puisque, le 26 décembre 2019, le même problème est survenu lors d’un essai au sol avec la version habitée. Face aux niveaux anormalement élevés de vapeur d’hydrazine, la NASA et SpaceX ont décidé de décharger le carburant et l’oxydant de la zone affectée pour pouvoir passer à des inspections et des tests approfondis. Donc, nous attendons…

Cicatrisation des plaies…


This image shows skin samples cultured in the Suture in Space hardware prior to flight. This European Space Agency (ESA) investigation examines the behavior of sutures and wound healing in microgravity. Cette image montre des échantillons de peau cultivés dans le matériel Suture in Space avant le vol. Cette initiative de l’Agence spatiale européenne (ESA) examine le comportement des sutures et la cicatrisation des plaies en microgravité. © : University of Florence

Cette 25e mission de services de réapprovisionnement en fret transporte des recherches scientifiques et des démonstrations technologiques. Elles comprennent des études sur le système immunitaire, la cicatrisation des plaies, des biomarqueurs sans cellules, ainsi que la cartographie de la composition de la poussière terrestre et l’essai d’une alternative au béton.

Cartographier la poussière de la Terre

Le projet EMIT (Earth Surface Mineral Dust Source Investigation), développé par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie, utilise la technologie de spectroscopie d’imagerie de la NASA pour mesurer la composition minérale de la poussière dans les régions arides de la Terre. La poussière minérale soufflée dans l’air peut parcourir d’importantes distances et avoir un impact sur le climat de la Terre, la météo, la végétation, etc. Par exemple, la poussière contenant des minéraux sombres qui absorbent la lumière du soleil peut réchauffer une région, tandis que la poussière minérale de couleur claire peut la refroidir. La poussière soufflée affecte également la qualité de l’air, les conditions de surface telles que le taux de fonte des neiges, et la santé du phytoplancton dans l’océan. L’enquête recueille des images pendant un an afin de générer des cartes de la composition minérale des régions de la Terre qui produisent de la poussière. Ces cartes pourraient nous aider à mieux comprendre les effets de la poussière minérale sur les populations humaines actuelles et futures.

Mélange d’eau et de protéine appelée albumine de sérum bovin 

La recherche sur les biopolymères pour les capacités in situ examine comment la microgravité affecte le processus de création d’un béton alternatif fabriqué à partir d’un matériau organique et de matériaux sur place telle que la poussière lunaire ou martienne, appelé composite biopolymère-sol (BPC). L’utilisation des ressources disponibles sur le lieu de la construction permet d’augmenter la masse du matériau de construction et, par conséquent, la quantité de blindage. « Les astronautes sur la Lune et sur Mars auront besoin d’habitats offrant une protection contre les rayonnements, mais le transport de grandes quantités de matériaux de construction conventionnels depuis la Terre est impossible d’un point de vue logistique et financier », a déclaré Laywood Fayne, membre de l’équipe. « Notre équipe d’étudiants, dirigée par Michael Lepech du Blume Earthquake Engineering Center de l’université de Stanford, étudie un moyen de convertir le régolithe de ces environnements en un matériau ressemblant à du béton en y mélangeant de l’eau et une protéine appelée albumine de sérum bovin. »

Moins de carbone pour le béton

Ce matériau durcit à mesure que l’eau s’évapore, un processus affecté par la gravité, explique James Wall, codirecteur de l’équipe. « Notre projet consiste à fabriquer six briques en microgravité pour les comparer aux briques fabriquées sur Terre à 1G et à moins de 1G », explique Wall. « Nous étudierons le nombre et les orientations des ponts protéiques, la résistance à la compression et la porosité. Nos conclusions pourraient aider à déterminer comment ces briques pourraient se former sur la Lune et sur Mars. »

Les BPC pourraient également offrir une alternative de béton écologique pour la fabrication de structures sur Terre. En 2018, la production de béton représentait 8% des émissions mondiales de carbone. Le matériau BPC n’a aucune émission de carbone et peut être fabriqué à partir de ressources locales et facilement disponibles, ce qui simplifie également les chaînes d’approvisionnement. Cette expérience s’inscrit dans le cadre du programme SPOCS (Student Payload Opportunity With Citizen Science) de la NASA, qui offre aux étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur la possibilité de concevoir et de construire une expérience à destination et en provenance de la Station spatiale internationale.

Moon to Earth for green concrete

[Cape Canaveral, June 12, 2022] – The SpaceX/NASA CRS-25 space truck is set to take scientific experiments into orbit at an altitude of 450 km, to obtain maps of the effects of mineral dust on people and to provide an environmentally friendly concrete alternative for making structures on Earth, such as on the Moon with the Artemis project.

Top photo: Sunrise on launch pad 39B.

Flight hardware for the Biopolymer Research for In-Situ Capabilities, an investigation of how microgravity affects the process of creating a concrete alternative made with an organic material and on-site materials such as lunar or Martian dust. Each module makes two bricks, for a total of six bricks made in space. Matériel de vol pour la recherche sur les biopolymères pour les capacités in situ, une étude sur la façon dont la microgravité affecte le processus de création d’une alternative en béton faite avec un matériau organique et des matériaux sur place tels que la poussière lunaire ou martienne. Chaque module fabrique deux briques, soit un total de six briques fabriquées dans l’espace.© : James Wall

A Dragon capsule was supposed to lift off from Cape Canaveral (SLC-40) to the International Space Station (ISS) this Friday, June 10, but this CRS-25 (or SpX-25) mission has been postponed until June 28. I say « as early as » because the date depends on the repair of the cargo ship carrying the hardware, otherwise the SpaceX Dragon capsule chartered by NASA. I obviously cannot stay that long to witness the liftoff, although I am duly accredited. However, it is thanks to this accreditation that I was able to attend the rollout of Artemis and its sunrise on its launch pad.

Why this delay? The problem concerns the fuel, hydrazine, used for the small Draco thrusters of the capsule. A subject that worries the engineers since, on December 26, 2019, the same problem occurred during a ground test with the manned version. Faced with abnormally high levels of hydrazine vapor, NASA and SpaceX decided to unload the fuel and oxidizer from the affected area so that they could move on to thorough inspections and testing. So, we’re waiting…

Wound healing…

This 25th cargo resupply service mission carries scientific research and technology demonstrations. They include studies of the immune system, wound healing, cell-free biomarkers, as well as mapping the composition of earth dust and testing an alternative to concrete.

Mapping Earth’s Dust

The Earth Surface Mineral Dust Source Investigation (EMIT), developed by NASA’s Jet Propulsion Laboratory in California, employs NASA imaging spectroscopy technology to measure the mineral composition of dust in Earth’s arid regions. Mineral dust blown into the air can travel significant distances and have impact Earth’s climate, weather, vegetation, and more. For example, dust containing dark minerals that absorb sunlight can warm an area, while light-colored mineral dust can cool it. Blowing dust also affects air quality, surface conditions such as the rate of snow melt, and phytoplankton health in the ocean. The investigation collects images for one year to generate maps of the mineral composition in the regions on Earth that produce dust. Such mapping could advance our understanding of the effects of mineral dust on human populations now and in the future.

A Mixture of Water and a Protein Called Bovine Serum Albumin

Biopolymer Research for In-Situ Capabilities looks at how microgravity affects the process of creating a concrete alternative made with an organic material and on-site materials such as lunar or Martian dust, known as a biopolymer soil composite (BPC). Using resources available where construction takes place makes it possible to increase the mass of the construction material and, therefore, the amount of shielding. »

Astronauts on the Moon and Mars will need habitats that provide radiation shielding but transporting large amounts of conventional construction materials from Earth is logistically and financially infeasible,” said team member Laywood Fayne. “Our student team, led by Michael Lepech from the Blume Earthquake Engineering Center at Stanford University, is studying a way to convert regolith in these environments into a concrete-like material by mixing in water and a protein known as bovine serum albumin.”

Less Carbon for Concrete

This material hardens as the water evaporates, a process affected by gravity, explains team co-lead James Wall. “Our project consists of making six bricks in microgravity to compare to bricks made on Earth at 1 g and less than 1 g,” Wall says. “We will investigate the number and orientations of protein bridges, compressive strength, and porosity. Our conclusions could help determine how these bricks might form on the Moon and Mars.”

BPCs also could offer an environmentally friendly concrete alternative for making structures on Earth. In 2018, concrete production represented 8% of global carbon emissions. BPC material has zero carbon emissions and can be made from local, readily available resources, which also simplifies supply chains. This experiment is a part of NASA’s Student Payload Opportunity with Citizen Science (SPOCS) program, which provides students enrolled in institutions of higher learning the opportunity to design and build an experiment to fly to and return from the International Space Station.

Quelques unes de mes images d’Artemis sur son pas de tir PAD 39B prises du Canaveral National Seashore.

  • Mes photos de mon trip de juin 2022 / NASA-SpaceX-Artemis sur Flickr:
    cliquez ici

Le Nil, d’en haut à bout portant

[Cape Canaveral, June 8, 2022. rke. English below] – Elon Musk envoie le satellite de TV et d’Internet Nilesat 301 qui arrose en permanence la même zone terrestre de diffusion. Celle de l’Afrique australe et des pays du bassin du Nil. Émotions lors du décollage à Cap Canaveral.

Photo du haut : NASA / Visible Earth

Liftoff: June 8, 2022, at 5:04 p.m.

La Patrick Space Force Base, vous connaissez ? C’est le nouveau nom donné en décembre 2019 à cette base de l’US Air Force Space Command (AFSPC), au nord de Cocoa Beach. Autrement dit une base aérienne qui tire dorénavant son nom du domaine spatial de l’United States Space Force. Que de sigles !

Enfin, tout cela pour vous dire que vous pouvez vous y rendre en longeant la route 401 du port Cruise Terminal et à un moment donné, stop ! Premier poste de police, en général assez conciliante, qui vous demande où vous allez. De coutume, cela passe assez facilement. Un peu plus loin, à droite, vous pouvez parquer au musée Sands Space History Center, dont je vous ai parlé dans ma précédente News. L’endroit s’appelle Rocket Launch View Point et vous pouvez y rester, c’est un endroit officiel (voir carte). 

Si l’idée vous vient quand même de continuer la route jusqu’au deuxième poste de contrôle, vous ne passez plus, sauf, dûment accrédité. Et encore… C’est l’entrée de la Space Force. Tiens, ce nom me plaît bien. On ne passe plus là, mais, juste avant cette entrée, il est possible pour tout un chacun, à gauche de la route, de pouvoir assister, comme je l’ai expliqué précédemment, à un lancement, meilleur endroit pour voir partir une fusée du pas de tir SLC-40, propriété de SpaceX. Mais attention, que de ce pas de tir là. Les autres sites PAD 39A (Falcon) et PAD 39B (Artemis) sont plus visibles depuis Titusville.

La TV égyptienne couvre le lacement sur un littoral public

Je me suis donc réinstallé là, au même endroit que lors du lancement de SpaceX Transporter 5, en y plantant mon trépied une heure auparavant, le temps de tout sortir et d’entreprendre les réglages de mes appareils. Première chose qui m’a étonné : la présence de la TV égyptienne, laquelle était à cet endroit précis et non pas, comme de coutume, sur le site un peu plus loin réservé à la presse où l’on s’y rend, escorté. C’est quand même dommage que SpaceX n’ait pas envisagé ou autorisé une accréditation pour ces reporters qui se sont déplacés exprès depuis leur pays voir assister et retransmettre le décollage d’un de leur satellite. J’ose penser qu’il s’agit encore d’un coup de Musk, car j’imagine que cette TV égyptienne n’était pas en règle dans ses attributions d’accréditation. Hélas, je n’ai pas pu interroger les reporters égyptiens, car je m’étais installé trop loin d’eux, au bord de ce mini littoral, pour être sûr de pouvoir surveiller mon matériel.

Un ado venu de New York :

« Dites, les flammes qui sortent de la fusée, ce n’est quand même pas dangereux pour nous ? »

On est loin, mais on est bien

Je commence à m’accoutumer à ces événements et je me fais moins de soucis quant aux ajustements nécessaires pour obtenir de bonnes images, je dis bonnes, étant entendu nettes et claires. Le reste, question cadrage n’est pas important. Si loin, à 15 km à vue d’aigle, le but est de pointer la fusée en mode horizontal pour avoir, lors du décollage un champ large afin mieux capter la sortie des flammes de la fusée. Je me sens fier, car au moins 5 personnes sont venues vers moi pour avoir des renseignements :

  • Elle est où la fusée ? 
  • Là au fond, derrière les arbres au milieu de la lagune. On y voit la pointe…
  • Et le premier étage où il revient ? Ah, pour cette fois, ce ne sera pas sur terre, mais sur une barge en mer, en raison de la trajectoire.
  • Merci, vous êtes citoyen de la Floride ?
  • Non, non, je viens spécialement de Suisse…
  • Oh, la Suisse !

Du coup, deux jeunes ados s’approchent de moi et me demandent :

  • Au départ de la fusée, on doit faire attention à cause des flammes ?
  • Oh, que non, on est trop, trop loin, et même sur place, sur le pas de tir, ce sont des gouttelettes d’eau acidulée qui retombent au décollage.

L’heure du décollage arrive. J’ai l’air d’un pro avec ma casquette vissée sur la tête de travers (pas la tête, mais la casquette) et tout mon matériel. La plupart des personnes agglutinées sur cette sorte de plage sont encore inattentives au moment où Falcon 9 s’arrache du sol. J’ai déjà l’œil fixé sur mes objectifs et ce n’est que lorsque la fusée monte d’une dizaine de mètres que nous la repérons. Cette fois, ça y est, elle part !

Ambiance dans ma vidéo tournée avec mon smartphone :

Décollage : 8 juin 2022 à 17h04

La fusée Falcon 9 décolle à l’heure prévue ce mercredi 8 juin 2022, à 17h04 locale (23h04 suisse) avec à son bord Nilesat 301, un satellite égyptien de 4,1 tonnes. Il fournira des services de diffusion de télévision ultra HD et une connectivité Internet sur l’Égypte et d’autres parties de l’Afrique et du Moyen-Orient. 

Pour une meilleure communication avec les peuples africains
Propriété de l’opérateur égyptien Nilesat, largement contrôlé par le gouvernement de ce pays, ce nouveau satellite à une position d’exploitation sur une orbite géostationnaire circulaire, ou GEO, à plus de 22’000 miles (près de 36’000 kilomètres) au-dessus de l’équateur à 7 degrés de longitude ouest, où il fournira des services de télédiffusion et d’Internet. Les satellites géostationnaires sont généralement de grande taille et offrent une plus grande capacité de communication qu’un seul engin en orbite basse. En orbite géostationnaire, ils suivent le rythme de rotation de la Terre, ce qui permet à une antenne au sol de pointer au même endroit dans le ciel pour assurer une liaison continue avec le satellite.
Le processus de fabrication de Nilesat 301 a duré près de deux ans et demi. Le nouveau satellite sera l’alternative au Nilesat 201, qui expire en 2028, car il possède de nombreux avantages technologiques modernes qui lui permettent de continuer à être compétitif dans la zone de diffusion. Le Nilesat 301 comprend 38 chaînes, contre 26 chaînes pour le Nilesat 201. Le satellite étend sa couverture aux pays de l’Afrique australe et aux pays du bassin du Nil, dans le but de parvenir à une meilleure communication avec les peuples du continent africain.Il peut donc fournir des services Internet à large bande pour couvrir l’Égypte, de nouveaux projets d’infrastructure, des projets de nouvelles communautés urbaines et des champs pétroliers de la Méditerranée orientale, notamment le champ de Zohr.
Nilesat 301 est fabriqué à l’aide d’une technologie avancée qui lui permet d’identifier et de traiter lui-même toute source d’interférence, afin d’assurer une sécurité totale aux chaînes de télévision qui y opèrent.

The Nile, seen from the top at close range

[Cape Canaveral, June 8, 2022. rke] – Elon Musk is sending the Nilesat 301 TV and Internet satellite to continuously scan the same terrestrial broadcasting area. That of southern Africa and the countries of the Nile Basin. Emotions during the takeoff at Cape Canaveral.

Top Main Photo : NASA / Visible Earth

Waiting for take-off.

Do you know the Patrick Space Force Base? This is the new name given in December 2019 to this base of the US Air Force Space Command (AFSPC), north of Cocoa Beach. In other words, an air base that now takes its name from the space domain of the United States Space Force. So many acronyms!

Well, all this to tell you that you can get there by following the 401 road from the port Cruise Terminal and at a certain point, stop! The first police station, usually quite conciliatory, who ask you where you are going. Usually, it is quite easy to pass. A little further, on the right, you can park at the Sands Space History Center Museum, which I mentioned in my previous news. The place is called Rocket Launch Viewpoint and you can stay there, it is an official place (see map). 

If the idea comes to you to continue the road until the second checkpoint, you will not pass anymore, except if you are duly accredited. And again… This is the entrance of the Space Force. I like this name. You don’t pass there anymore, but, just before this entrance, it is possible for everyone, on the left side of the road, to attend, as I explained before, a launch, the best place to see a rocket leaving from the SLC-40 launch pad, property of SpaceX. But be careful, only from this launch pad. The other sites PAD 39A (Falcon) and PAD 39B (Artemis) are more visible from Titusville.

The Egyptian TV Covers the Launch on a Public Shoreline

I set up my tripod there, in the same place as during the SpaceX Transporter 5 launch, an hour before, just enough time to get everything out and start adjusting my cameras. The first thing that surprised me was the presence of the Egyptian TV, which was there and not, as usual, on the site a little further away reserved for the press, where one goes, escorted. It is a pity that SpaceX did not consider or authorize accreditation for these reporters who came on purpose from their country to see and broadcast the launch of one of their satellites. I dare to think that it is still a Musk’s trick, because I imagine that this Egyptian TV was not in order in its accreditation attributions. Alas, I was unable to interview the Egyptian reporters, as I had set myself up too far away from them, on the edge of this mini coastline, to be sure I could monitor my equipment.

A teenager from New York:

 » Hey, the flames coming out of the rocket, isn’t it still dangerous for us? »

We are far, but we are well

I’m getting used to these events and I’m less worried about the adjustments needed to get good images, I say well, being understood sharp and clear. The rest, in terms of framing, is not important. So far away, at 15 km from the eagle’s eye view, the goal is to point the rocket in horizontal mode to have at the time of the takeoff, a wide field to better capture the exit of the rocket’s flames. I feel proud, because at least 5 people came to me to have information:

  • Where is the rocket? 
  • There in the background, behind the trees in the middle of the lagoon. You can see the tip…
  • And the second floor where it returns? Ah, for this time, it will not be on land, but on a barge at sea, because of the trajectory.
  • Thank you, are you a citizen of Florida?
  • No, no, I’m from Switzerland especially…
  • Oh, Switzerland!

    So, two young teenagers come up to me and ask:
  • When the rocket leaves, should we be careful because of the flames?
  • Oh, no, we are too, too far away, and even on the launch pad, it is droplets of acidulous water which fall at the takeoff.

The hour of the takeoff arrives. I look like a pro with my cap screwed on the head (not the head, but the cap) and all my equipment. Most of the people on this sort of beach are still inattentive as Falcon 9 lifts off. I already have my eye on my lenses, and it is only when the rocket rises about ten meters that we spot it. This time, it is there, it leaves!

Atmosphere in my video shot with my smartphone: see above

Liftoff: June 8, 2022, at 5:04 p.m.

The Falcon 9 rocket lifts off on time this Wednesday, June 8, 2022, at 5:04 p.m. local time with Nilesat 301, an Egyptian satellite of 4.1 tons. It will provide ultra-HD television broadcasting services and Internet connectivity over Egypt and other parts of Africa and the Middle East.

For a Better Communication With the African People
Owned by the Egyptian operator Nilesat, largely controlled by Egypt’s government, the new satellite is destined for an operating position in a circular geostationary orbit, or GEO, more than 22’000 miles over the equator at 7 degrees west longitude, where it will provide TV broadcast and internet services. Geostationary satellites are typically large and carry more communications capacity than a single LEO telecom spacecraft. In geostationary orbit, they orbit in lockstep with Earth’s rotation, allowing an antenna on the ground to point at the same place in the sky for a continuous link with the satellite. The manufacturing process of Nilesat 301 took nearly two and a half years. And the new satellite will be the alternative to the “Nilesat 201,” which expires in 2028, as it has many modern technological advantages that enable it to continue competing in the broadcasting area.
The Nilesat 301 includes 38 channels, compared to 26 channels in “Nilesat 201.” The satellite expands its coverage to include the countries of southern Africa and the Nile Basin countries, with the aim of achieving greater communication with the peoples of the African continent.
The new satellite can provide broadband internet services to cover Egypt, new infrastructure projects, new urban community projects, and oil fields in the eastern Mediterranean, especially the Zohr Field. Nilesat 301 is manufactured using advanced technology that enables it to identify and treat any source of interference on its own, to provide complete security for the television channels operating on it.

Florida Today, June 9, 2022.

Shooting intime avec Artemis

[Cape Canaveral, June 7, 2022. rke. English below] – Rendez-vous exclusif. Triés sur le volet, une vingtaine de photographes seulement avons eu la chance d’assister à un lever de soleil aux pieds d’Artemis.

Parvenue sur son pas de tir PAD 39B, mardi 7 juin 2022 à 8h20 (locale), 14h20 (suisse), la fusée lunaire Artemis – qui a mis près de 8h à parcourir 4,2 miles (6,75 km) – va pouvoir entamer une deuxième répétition générale. Il s’agit de contrôler le remplissage des réservoirs d’hydrogène et d’oxygène liquide et de s’assurer qu’il n’y ait pas de fuites dans les tuyaux, de valves qui se bouchent ou autres soucis. Ce que les ingénieurs appellent Wet Dress Rehearsal (WDR) Test.

Un test stop-and-go !

Pendant cette phase générale, lorsque les ingénieurs atteignent un point juste avant l’allumage des moteurs RS-25 de la fusée, le jour du lancement, ils reviennent au temps T-10 minutes, puis reprennent le compte à rebours après une pause. L’équipe arrête ensuite délibérément le compte à rebours environ 10 secondes avant le décollage simulé pour démontrer l’arrêt d’un lancement et la vidange des propergols de l’engin. Parfois appelés « scrub », les contrôleurs peuvent ainsi décider de ne pas procéder au décollage si un problème technique ou météorologique survient pendant ou avant le compte à rebours. La démonstration de la capacité à retirer ces propergols permettra aux équipes de se préparer à divers scénarios du vrai décollage. Une phase importante qui mérite d’être simulée et c’est pour cette raison que les préparatifs prennent autant de temps.

Du rodage comme une nouvelle auto

À chaque occasion du réglage, ou plutôt du rodage, c’est un peu comme une voiture neuve, la NASA doit fignoler ces ajustements qui ne sont jamais réussis du premier coup, comme lors des premiers tests de remplissage de la navette spatiale Columbia qui s’était envolée, après 5 tentatives de mise au point, le 12 avril 1981, avec à son bord John Young et Bob Crippen.

À l’époque, où j’ai eu l’occasion d’assister au décollage, une poignée de photographes était alors désignée pour assister à ce qui est appelé le « sunrise photo opportunity », autrement dit une séance photo au lever de soleil sur le pas de tir. Or, encore fallait-il non seulement être accrédité par la NASA et par la mission, en l’occurrence, la sortie d’Artemis I de son hangar. Sans compter que, en tant qu’étranger, il faut avoir un VISA de travail de type I, agréé par le consulat de l’Ambassade US en Suisse. Un sacré parcours du combattant pour assister, non seulement à la sortie d’Artemis de son habger (VAB), mais l’arrivée sur son pas de tir.

Coup de chance pour ceux accrédités à la bonne mission

C’est pourquoi j’insiste sur l’importance de ces accréditations et surtout de celles-ci, pour Artemis, car elles n’étaient pas garanties à tout reporter américain. Mais comme j’ai eu le fin nez de m’inscrire à un autre lancement, NASA SpaceX CRS-25, sorte de camion de transport (j’en reparlerai plus tard), la NASA a considéré que les autorisations pour assister à la sortie d’Artemis et de son arrivée sur le pas de tir, seraient incluses dans cet autre lancement. Du coup, je me suis retrouvé dans le contingent américain, où nous étions seulement une vingtaine de reporters à assister à ce lever de soleil de fusée.

En ce mardi 7 juin 2022, me voilà donc convoqué à me présenter sur le parking des PIDs (inscriptions à la mission) afin de me faire escorter jusqu’au site de presse (en face du VAB). Comme je suis le seul étranger, j’ai toujours le badge No1. À 5h du matin, une jeune employée du Kennedy Space Center me prend en charge jusqu’au car où nous embarquons, une fois n’est pas coutume, sans être contrôlé par la police avec des chiens renifleurs. Quel bonheur !

Face à Artemis, nous ne sommes pas autant émerveillés que devant une belle fille. Néanmoins, nous avons rarement été aussi longtemps admiratifs de la stature d’un tel véhicule. Cela crée quand même une relation intime

1h27 de shooting

Le bus longe la route en parallèle à celle utilisée par le crawler (tracteur à chenilles qui porte Artemis), puis bifurque à gauche et de nouveau à droite, puis tout droit jusqu’au pied de la fusée. Un chemin qui n’est pas habituel, mais que j’ai eu l’occasion de prendre plusieurs fois lors de la visite de la tour de lancement où nous sommes montés jusqu’au sommet, puis lors de la visite des tranchées de flammes et d’autres aventures.

Là, nous devons déposer notre matériel bien en face de la fusée, respectueusement alignés et obéissant comme il se doit. Il fait encore nuit à 5h31 du matin, mais le soleil se lève vite en Floride. Il y a tellement d’humidité qu’elle s’incruste entre la lentille de protection et l’objectif de mon appareil à photo ce qui me gêne passablement. Les moustiques nous ont repérés et n’hésitent pas à nous attaquer, surtout lorsqu’on doit se concentrer sur nos réglages. À 5h56, les premiers rayons lumineux font leur apparition, mais à 6h21 une légère nappe de brouillard vient se poser devant la fusée. Heureusement, nous avons pu nous accoutumer à prendre des photos auparavant. Évidemment, une telle fusée haute de 98 mètres, la plus grande jamais vue depuis Saturn 5, nous ne sommes pas autant émerveillés que devant une belle fille. Néanmoins, nous avons rarement été aussi longtemps admiratifs de la stature du véhicule. Cela crée quand même une relation intime.

À 6h48, le ciel est déjà tout éclairé et nous voilà repartis vers le VAB, comblés d’avoir vécu ces 1h27 minutes de shooting exclusif.

Intimate shooting with Artemis

[Cape Canaveral, June 7, 2022. rke. English below] – Exclusive appointment. Selected, only twenty photographers had the chance to attend a sunrise at the feet of Artemis.

Reached its launch pad 39B, Tuesday June 7, 2022, at 8:20 a.m., the Artemis lunar rocket –which took nearly 8 hours to travel 4.2 miles – will be able to begin a second dress rehearsal. This involves checking the filling of the hydrogen and liquid oxygen tanks and making sure there are no leaks in the hoses, clogged valves or other concerns. This is what engineers call the Wet Dress Rehearsal (WDR) Test.

A stop-and-go test!

During the wet dress rehearsal, once launch controllers reach the point just before the rocket’s RS-25 engines will ignite on launch day, they will recycle back to the T-10 minute point, and then resume the countdown once more after a hold. The team will then deliberately halt the countdown at about 10 seconds before the simulated liftoff to demonstrate stopping a launch and draining the propellants from the rocket. Sometimes called a “scrub,” launch controllers may decide not to proceed with launch if a technical or weather issue arises during or prior to the countdown, so demonstrating the ability to remove propellants will ensure teams are prepared for various launch day scenarios. An important phase that deserves to be simulated and that’s why the preparations take so long.

Break-in like a new car

On each occasion of the adjustment, or rather of the running-in, it is a little bit like a new car, NASA has to fine-tune these adjustments which are never successful at the first time, as during the first tests of filling of the space shuttle Columbia which flew away, after 5 attempts of adjustment, on April 12, 1981, with on-board John Young and Bob Crippen.

At the time, when I had the opportunity to attend the launch, a handful of photographers were designated to attend what is called the « sunrise photo opportunity, » in other words, a photo session at sunrise on the launch pad. But not only did they have to be accredited by NASA and by the mission, in this case, the exit of Artemis I from its hangar. Not to mention that, as a foreigner, one must have a Type I work VISA, approved by the US Embassy Consulate in Switzerland. It was quite an obstacle course to witness not only the exit of the Artemis from its home (VAB), but also its arrival on the firing range.

A stroke of luck for those accredited to the right mission

Therefore I insist on the importance of these accreditation, and especially of these, for Artemis, as they were not guaranteed to any American reporter. But as I had the sense to register for another launch, NASA SpaceX CRS-25, a kind of transport truck (I’ll talk about it later), NASA considered that the authorizations to attend the exit of Artemis and its arrival on the launch pad, would be included in this other launch. As a result, I found myself in the American contingent, where we were only about twenty reporters to attend this rocket sunrise.

On this Tuesday, June 7, 2022, I was summoned to the PID parking lot (mission registration) to be escorted to the press site (in front of the VAB). As I am the only foreigner, I still have the No1 badge. At 5 a.m., a young employee of the Kennedy Space Center takes me to the bus where we board, for once, without being controlled by the police with sniffer dogs. What happiness!

In front of Artemis, we are not as amazed as the sight of a beautiful girl. Nevertheless, we have rarely been so long in awe of the stature of such a vehicle. This creates an intimate relationship

1h27 of Shooting

The bus goes along the road parallel to the one used by the crawler (the tracked tractor that carries Artemis), then turns left and right again, then straight on to the foot of the rocket. An unusual path, but one that I have had the opportunity to take several times during the visit to the launch tower where we climbed to the top, then during the visit to the flame trenches and other adventures.

There, we have to deposit our material well in front of the rocket, respectfully aligned and obedient as it should be. It’s still dark at 5:31 a.m., but the sun is coming up fast in Florida. There is so much humidity that it gets between the protective lens and my camera lens which is quite annoying. The mosquitoes spotted us and do not hesitate to attack us, especially when we have to concentrate on our adjustments. At 5h56, the first luminous rays make their appearance, but at 6h21 a light sheet of fog comes to land in front of the rocket. Fortunately, we could get used to take pictures before. Obviously, such a 321-foot-high rocket, the biggest ever seen since Saturn 5, we are not as amazed as in front of a beautiful girl. Nevertheless, we have rarely been so long in awe of the stature of the vehicle. It still creates an intimate relationship.

At 6:48 am, the sky is already all lit up and here we are, heading back to the VAB, happy to have lived these 1h27 minutes of exclusive shooting.

Artemis remontre son nez ce lundi de Pentecôte

[Cape Canaveral, June 3, 2022. rke. English below] – La fusée lunaire Artemis (SLS) sort de son hangar (VAB) pour la 2e fois – une procédure importante, mais usuelle – ce lundi de Pentecôte 6 juin 2022 à 0h01 (locale), 06h01 (suisse). Sous nos yeux et nos objectifs, tout proches. 

Derrière moi, le pas de tir 39B que je connais bien, d’où sera arrivée, mais seulement arrivée, la fusée lunaire Artemis. On la verra, de très près, mais on n’osera pas la toucher. – Behind me, the launch pad 39B that I know well, from where the Artemis lunar rocket will arrive, but only arrive. We will see it, very close, but we will not dare to touch it.

Ben, dans mon malheur, cela a toujours été ainsi, comme on dit en bon vieux français, je « retombe sur mes pattes », comme un chat. Je traduis pour les Américains du coin, enfin pour les autres aussi, il s’agit de dire que j’arrive toujours à me sortir de mes ennuis, souvent très bien. C’est encore le cas cette fois, puisque, suite à la panne de ma de voiture du 30 mai 2022 où j’ai loupé l’avion, j’ai reçu le jour même de nouvelles accréditations :

Derrière moi, le fameux bâtiment VAB (160 m de haut) dans lequel sortira Artemis. On l’attend.
  1. La sortie de son hangar (VAB), lundi 6 juin 2022 à 0h01 (locale), 06h01 (suisse), de la nouvelle grosse fusée de la NASA, SLS Artemis 1. (J’en parle ci-après)
  2. Lancement de la mission Nielsat (satellite géostationnaire égyptien) du pas de tir SLC-40, mercredi 8 juin 2022 à 17h03 (locale), 23h03 (suisse)
  3. Lancement de la mission cargo (camion de l’espace) de SpaceX CRS SpX-25 du pas de tir historique LC-39A avec une fusée Falcon 9 (Block 5), vendredi 10 juin 2022 à 10h22 (locale), 16h22 (suisse)

Semaine du 6 au 12 novembre 2022 très chargée

À nouveau 3 importantes activités en une semaine et, ce qui met Cap Canaveral et son centre spatial en effervescence. Dès lors, pour Artemis+SpaceX CRS SpX-25, je me suis hâté d’aller chercher sur place mon premier badge vert foncé de la NASA, le second, celui de la mission viendra quelques heures avant. Autant dire d’emblée que je suis comblé, et, croyez-le, je souhaiterais que tous les fans de l’espace, et il y en de nombreux dans le Jura, le Jura bernois, en Suisse romande et en Suisse alémanique (Est de la Suisse), puissent être aussi à ma place.

En plus, preuve que tout le monde spatial est en verve, la NASA invite les médias à son siège à Washington, mardi 7 juin 2022 à 8h45 (locale), 14h45 (suisse), à une conférence de presse avec les astronautes de l’équipage SpaceX Dragon Crew-2, celui avec l’astronaute français Thomas Pesquet, qui aux USA a gagné en notoriété, comme Claude Nicollier, notre astronaute helvétique l’avait fait en son temps lors de ses 4 missions spatiales, dont la dernière pour la réparation du télescope Hubble (l’engin était devenu myope), en décembre 1999. Que le temps passe !

Vous pensez bien que je ne peux m’y rendre en si peu de temps (un jour aller-retour), surtout que le prix de l’essence vient de réaugmenter à 4,75 dollars le gallon (1,25 franc suisse le litre)

À propos des nouveaux scaphandres

En plus, l’Administration américaine a dévoilé ce 1er juin 2022 qu’elle va déléguer le développement des nouveaux scaphandres, qui datent d’une quarantaine d’années, aux entreprises Collins Aerospace et une autre plus connue, Axiome Space. Ces combinaisons seront plus souples, plus protectrices des micrométéorites et des poussières lunaires et seront utilisées aussi bien sur la Lune que sur les stations spatiales pour des sorties dans l’espace. Rien à voir avec les combis utilisées par SpaceX seulement pour rester à l’intérieur des cabines spatiales, ni celles, de couleur bleu foncé de la NASA avec Boeing Starliner, très souples, très souples. 

  • J’ai remis à jour ma liste de trips : j’en suis à mon 36e lancement sur site ! Cliquez ici

Du vécu !
Ci-après mes différents trips sur place sur l’évolution d’Orion à d’Artemis (F+E)

Artemis Shows its Nose This Monday

[Cape Canaveral, June 3, 2022] – The Artemis lunar rocket (SLS) is coming out of its hangar (VAB) for the second time – an important but usual procedure – this Whit Monday (Holiday in Switzerland), June 6, 2022, at 12:01 a.m. Under our eyes or our lenses, very close.

Well, in my misfortune, it has always been like that, as we say in good old French, I « land on my feet », like a cat. I translate for the Americans around here, well for the others too, it is to say that I always manage to get out of my troubles, often very well. It is still the case this time, since, following the breakdown of my car on May 30, 2022, when I missed the plane, I received the same day new accreditation:

  1. The exit from its hangar (VAB), Monday, June 6, 2022, at 12:01 a.m. of the big new rocket of NASA, SLS Artemis 1. (I talk about it below)
  2. Launch of the Nielsat mission (Egyptian geostationary satellite) from launch pad SLC-40, Wednesday, June 8, 2022, at 17:03 (local), 23:03 (Swiss)
  3. Launch of the SpaceX CRS SpX-25 cargo mission (space truck) from the historic LC-39A launch pad with a Falcon 9 (Block 5) rocket, Friday, June 10, 2022, at 10:22 a.m. (local), 4:22 p.m. (Swiss)

Busy week of November 6-12, 2022

Vue de l’intérieur du News Center du KSC ù l’on voit le PAD 39B où sera installée Artemis. View from inside the KSC News Center showing PAD 39B where Artemis will be installed.

Again 3 important activities in one week, which puts Cape Canaveral and its space center in effervescence. So, for Artemis+SpaceX CRS SpX-25, I hurried to get my first dark green NASA badge, the second one, the one of the missions will come a few hours before. I can say right away that I am very happy, and believe me, I wish that all the space fans, and there are many of them in the Jura, the Bernese Jura, in the French-speaking part of Switzerland and in the German-speaking part of Switzerland (East of Switzerland), could also be in my place.

Moreover, as a proof that the whole space world is in a frenzy, NASA invites the media at its headquarters in Washington, Tuesday, June 7, 2022, at 8:45 a.m. (local), 2:45 p.m. (Swiss), to a press conference with the astronauts of the SpaceX Dragon Crew-2, the one with the French astronaut Thomas Pesquet, who has gained notoriety in the USA, as Claude Nicollier, our Swiss astronaut had done in his time during his 4-space missions, including the last one for the repair of the Hubble telescope (the spacecraft had become myopic), in December 1999. How time flies!

You can imagine that I can’t get there in such a short time (one-day round trip), especially since the price of gasoline has just increased to 4.75 dollars a gallon (1.25 Swiss francs a liter)

Regarding the new suits

In addition, the U.S. Administration announced on June 1, 2022, that it will delegate the development of the new suits, which are about 40 years old, to the companies Collins Aerospace and another better known, Axiome Space.. These suits will be more flexible, more protective of micrometeorites and lunar dust and will be used on the Moon as well as on space stations for spacewalks. Nothing to do with the suits used by SpaceX only to stay inside the space cabins, nor the dark blue ones used by NASA with Boeing Starliner, very soft. 

  • I’ve updated my trip list: I’m on my 36th site launch! Click here

Rouler aux USA lors du Memorial Day : je loupe l’avion !

[Cape Canaveral, May 31, 2022. rke. English below] – Entre le souci de réaliser un test Covid-19 antigénique avant de prendre l’avion – loupé ! – et une panne en voiture le jour férié du Memoral Day du 30 mai 2022, voici mes péripéties américaines.

Non, ce n’est pas ma voiture. No, this is not my car.

La journée du lundi 30 mai 2022 est fériée aux USA et vous savez pourquoi, je suppose ? En raison de la commémoration célébrée chaque année le dernier lundi du mois de mai. Elle rend hommage aux membres des Forces armées des États-Unis morts au combat toutes guerres confondues. Ce jour ne doit pas être confondu avec le Veterans Day qui rend hommage aux anciens combattants. Encore faut-il être au courant. Or donc, me voilà à paqueter tout mon matériel pour rentrer au pays. Dans ma valise que j’ai eu de la peine à fermer, en raison d’un petit mandat d’achat en provenance de l’Association spatiale suisse (SRV), je bourre le reste de mes affaires. Il faut dire que j’en ai du matériel avec tout l’équipement photo dont j’ai besoin. Content de pouvoir partir, quand même, je m’embarque dans ma Ford/Edge de 35’000 miles au compteur. Petit rappel : suite à mon arrivée le 16 mai 2002 à Miami, et mes problèmes de route (lire ma news précédente : cliquez ici), la bagnole a fait un bruit bizarre : dès 60 miles à l’heure, le moteur ronronne comme un gros lion enragé. J’en avais d’ailleurs déjà parlé à ma fille Laura. Bon, comme elle a confiance en son papa, elle s’est sûrement dit : il n’y a pas de soucis.

Test-covid aux USA : on reste dans la bagnole

Durant 4 h de route, je m’habitue à ce bruit bizarre. Mais, une fois sur place, dès que je roule en dessous de ces fameux 60 miles/heure, la voiture devient douce comme une chatte, sans ronronner. Dès lors, je me dis qu’elle va tenir durant mes 14 jours sur place. Ce qui est le cas. Or donc, je pars insouciant, en ce 30 mai 2022, sachant qu’il me faut passer à la pharmacie Walgreens qui m’a donné rendez-vous le jour d’avant pour rendre sur place ce 30 mai à la rue 5475 MURRELL RD de Rockledge, un peu plus loin que Cocoa. Pourquoi ? ben, parce qu’en bon citoyen helvétique obéissant, je veux passer (et je dois) réaliser un test antigénique Covid-19, 24 heures avant mon vol. Je me rends à ladite pharmacie. C’est cool. Je n’ai pas besoin d’entrer à l’intérieur du magasin, je dois en fait passer dans un portique, vous savez, un comme ceux des MacDo lorsqu’on va chercher un cheeseburger. Or, que là, c’est un bâton qu’on m’offre dans une boîte avancée à travers une vitre. Étant pile à l’heure, j’attends impatiemment la dame (on n’ose plus dire demoiselle) qui me prie poliment d’aller à l’autre pharmacie de service, vu que c’est férié, à la rue 5369 MURRELL RD, l’autre Walgreens. Ce que je m’exécute sagement. Cela peut arriver ! Je m’énerve quand même un peu… Mais, arrivé à la rue proprement dite, une pancarte indique que la pharmacie ne procède pas à des tests Covid. Du coup, je tourne en rond. De rage, je prends la direction de Miami avec beaucoup de retard, mais quand même à temps.

Et là, les ennuis commencent. Le ronronnent de ma lionne d’auto se fait toujours plus fort, le moteur commence à s’emballer, vous savez un peu comme ces chevaux qui galopent trop vite. Ben, finalement, avec 3 vaccins, je ne sais pas si je suis négatif ! On verra plus tard.

Mon moteur a fait Pschiiiiiitttttt

Sur une autoroute à 6 pistes, j’ai juste le temps de me rabattre sur une sortie et j’atteins une station-service où je réussis à me parquer. Et le moteur fait Pschiiiiiitttttt. Le temps d’appeler mon loueur et de me faire dépanner, j’ai dû attendre une bonne heure jusqu’à voir arriver une dépanneuse. Ben oui, c’est férié et surtout, c’est le Memorial Day. Le temps de relouer une autre auto, je pense arriver quand même à l’heure à Miami pour redonner la voiture de remplacement. Hélas, c’est trop tard. L’avion de Swiss LX65 a décollé !

En Amérique, tout un chacun est toujours ravi de nous aider. C’est bienveillant et ça rassure.

« Vous ne voulez pas essayer l’auto électrique ? »

Que faire dans ces cas-là ? 1. Ne pas s’énerver. 2. Relouer une autre voiture et repartir d’où je viens, donc Orlando, puis retrouver un hôtel. Il y a de quoi perdre le Nord. Mais, en Amérique, la population ferait n’importe quoi pour nous aider et, finalement, je ne me sens pas tellement inquiet. Je reloue une auto, chez National, et le gars me guide sur mon choix, me dit :

  • Vous ne voulez pas essayer une voiture électrique, par hasard ?
  • Ce ne serait pas de refus. Mais où sont les bornes de recharge ?
  • C’est vrai, on n’en a pas énormément en Floride
  • Alors, je préfère assurer le coup avec de l’énergie fossile, non pas que je sois forcément un fan absolu de ce moyen, mais, ma foi, pas trop le choix
  • Bon, alors choisissez une auto dans cette lignée…

Finalement, comble de l’ironie, la seule voiture encore intéressante est une… Ford, et en plus une Edge. Bon, j’espère que cette bagnole-là tiendra le coup. Elle a 5’000 miles au compteur et semble toute neuve. Seulement, voilà. Sur les voitures modernes, il n’y a presque plus de boutons, juste un écran plat posé à la verticale au milieu de l’habitacle. Chose qui ne me déplaît pas et je m’y accoutume très vite. Je pars de Miami, rassuré, et je remarque que l’auto bénéficie d’une assistance à la conduite au freinage en cas d’approche du véhicule avant. C’est connu chez nous, en Suisse, mais déjà très utilisé aux USA. Je me plais à employer ce système, mais au bout d’une heure, je remarque que l’assistance s’est débloquée. J’ai beau essayer le moyen de remédier à ce problème. Rien n’y fait. Tant pis, je m’y ferai, comme l’autre Ford Edge à soucis.  

Et je tombe sur la chambre 13

Je reviens donc à mon hôtel habituel de Titusville, Extended Stay America, et, avant mon arrivée, je tombe sur un bouchon en raison d’un accident, dont vous voyez la photo ci-contre. Une heure d’attente de plus. Finalement, fatigué quand même (10h de route, aller-retour) je reviens au point de départ, même hôtel (un 3 étoiles avantageux), pratique, car il y a une cuisinette, et on me donne la chambre No 313. Oh chouette, je me presse de m’y rendre et au bout de 5 minutes je constate que le store est cassé. C’était la No 13 ! Finalement, on m’a refilé une autre chambre d’où je vous écris…

Mémorables péripéties d’un « Memorial Day » d’un petit Suisse (un peu Pierre Richard) au pays de l’Oncle SAM. À bientôt sur ce blog.

Driving in the USA on Memorial Day: I miss the plane!

[Cape Canaveral, May 31, 2022. rke] – Between the worry of doing a Covid-19 antigen test before taking the plane – missed! – and a car breakdown on the Memorial Day holiday of May 30, 2022, here are my American adventures.

Qui fait le dépanneur électrique : la voiture ou le camion ? Who does the electrical troubleshooting: the car or the truck?

Monday, May 30, 2022 is a holiday in the USA and you know why, I guess? Because of the commemoration celebrated every year on the last Monday in May. It honors the fallen members of the United States Armed Forces in all wars. This day should not be confused with Veterans Day, which honors veterans. Again, it is important to be aware of this.t. So here I am, packing all my gear to go back home. In my suitcase, which I had trouble closing because of a small purchase order from the Swiss Space Association (SRV), I stuff the rest of my stuff. I have to say that I have a lot of material with all the photo equipment I need. Happy to be able to leave, I embark on my Ford/Edge with 35’000 miles on the clock. Reminder: after my arrival in Miami on May 16, 2002, and my road problems (read my previous news: click here), the car made a strange noise: from 60 miles per hour, the engine purred like a big angry lion. I had already talked about it to my daughter Laura. Well, as she trusts her daddy, she probably thought there is no problem.

Test COVID in the USA: we stay in the car

During 4 hours of road, I get used to this strange noise. But, once there, as soon as I drive under these famous 60 mph, the car becomes soft like a cat, without purring. From then on, I tell myself that it will last during my 14 days there. Which is the case. So, I leave carefree, on this May 30, 2022, knowing that I have to go to the Walgreens pharmacy which gave me an appointment the day before to go to the 5475 MURRELL RD of Rockledge, a little further than Cocoa. Why? Well, because as a good obedient Swiss citizen, I want to (and I must) take a Covid-19 antigen test, 24 hours before my flight. I go to the said pharmacy. That’s cool. I don’t have to go inside the store, I actually have to go through a portal, you know, one like the ones at MacDo when you go to get a cheeseburger. But here, it’s a stick that I’m offered in an advanced box through a glass window. Being right on time, I wait impatiently for the lady (one does not dare any more to say lady) who politely asks me to go to the other pharmacy of service, considering that it is holiday, at the street 5369 MURRELL RD, the other Walgreens. Which I wisely do. It can happen! I still get a little nervous… But, when I get to the street itself, a sign indicates that the pharmacy does not do Covid tests. So, I turn around. In rage, I take the direction of Miami with a lot of delay, but still in time.

And there, the trouble begins. The purr of my car lioness is getting louder and louder, the engine starts to run away, you know a bit like those horses that gallop too fast. Well, finally, with 3 vaccines, I don’t know if I am negative! We’ll see later.

My engine went Pschiiiiiitttttt

On a 6-lane highway, I have just enough time to take an exit and I reach a gas station where I manage to park. And the engine goes Pschiiiiiitttttt. The time to call my rental company and to get help, I had to wait a good hour until a tow truck arrived. Yes, it’s a holiday and above all, it’s Memorial Day. The time to rent another car, I think I’ll arrive in Miami on time to give back the replacement car. Unfortunately, it’s too late. The Swiss LX65 plane has taken off! 

In America, everyone is always happy to help. It’s kind and reassuring.

« Don’t you want to try the electric car? »

What to do in such cases? 1. Don’t get upset. 2. Rent another car and go back to where I came from, i.e., Orlando, then find a hotel. It’s enough to make you lose your mind. But, in America, people would do anything to help us and, finally, I don’t feel so worried. I rent a car again, at National, and the guy who guides me on my choice, tells me:

  • You don’t want to try an electric car, by chance?
  • It wouldn’t be a bad idea. But where are the charging stations?
  • It’s true, we don’t have many in Florida
  • So, I prefer to make sure I’m on fossil fuels, not that I’m necessarily a fan of this kind of energy, but, well, in these circumstances, I might as well make sure I’m on the right track
  • OK, choose a car in this line…

Finally, the only interesting car left is a… Ford and an Edge at that. Well, I hope this car will last. It has 5’000 miles on the odometer and looks brand new. But here’s the thing. On modern cars, there are almost no buttons anymore, just a flat screen placed vertically in the middle of the cabin. I don’t mind this and I get used to it very quickly. I leave Miami, reassured, and I notice that the car benefits from a driving assistance when braking in case of approaching vehicle. This is known in Switzerland, but already widely used in the USA. I like to use this system, but after an hour, I notice that the assistance is unblocked. I tried to find a way to solve this problem. Nothing works. Too bad, I’ll get used to it, just like the other Ford Edge with worries.  

And I Find Room 13

So, I come back to my usual hotel in Titusville, Extended Stay America, and, before I arrive, I run into a traffic jam due to an accident, of which you can see the picture on the right. One more hour of waiting. Finally, tired anyway (10 hours’ drive, round trip) I come back to the starting point, same hotel (a cheap 3 stars), convenient, because there is a kitchenette, and they give me room No 313. Oh great, I hurry to get there and after 5 minutes I notice that the blind is broken. It was room #13! Finally, I was given another room from where I am writing you…

Memorable adventures of a « Memorial Day » of a little Swiss (a little Pierre Richard, a French comedian who makes blunders) in the country of Uncle SAM. See you soon on this blog.

Consommer aux USA : dur, dur, les prix 

[Cap Canaveral, May 27, 2022. rke. English below] – La tuerie du Texas a occulté le départ et l’arrivée des fusées. Les Américains restent préoccupés par le prix de l’essence, énorme, pour eux, à 4,59 dollars le gallon (1,21 franc le litre)

Maintenant que la capsule Starliner de 11 m3, de Boeing, a réussi son arrimage à la Station spatiale internationale (ISS), le 20 mai 2022 à 18h28 (locale), 2h28 le 21 mai (suisse), puis son atterrissage le 25 mai à 18h47 (locale), 0h47 le 26 mai, Boeing peut être rassurée quant à son avenir pour transporter des astronautes.

Ici, à Cap Canaveral, l’événement est passé plus ou moins inaperçu, la tragédie du Texas à Uvalde, le massacre de 19 enfants et 2 professeurs, occulte l’événement spatial. Mais aucune personne de mon entourage ne m’a causé une fois ou l’autre de ce qui s’est passé là-bas. L’Amérique est tellement vaste que tout un chacun vaque plutôt à ses préoccupations. 

  • Prix de l’essence aux USA : 0,76 centime suisse le litre (0,91 dollar) en 2011 ! : cliquez ici
  • Cette chenille brûle 600 litres (158 gallons) à l’heure pour 2’000 CV. Devinez de quoi il s’agit : cliquez ici
Les légumes et fruits frais, vraiment frais. Fresh vegetables and fruits, really fresh.

Le prix des journaux monte en flèche

L’essence va de 4,43 dollars à 4,59 dollars le gallon (1,21 le litre) de normale et c’est beaucoup. N’empêche que les routes entre les États (Interstate) ne désemplissent pas. La sacro-sainte bagnole est toujours plus que jamais indispensable. D’ailleurs, comme de coutume, peu de personnes se baladent dans les rues, sauf sur les grandes places de marché, tel Walmart, où il les entrées sont parfois bouchonnées. La hausse des prix fait aussi partie des soucis des consommateurs. Le prix d’un journal (Orlando Sentinel) a monté a monté à 3,5 dollars (3,4 francs suisses), celui du Walt Streeet Journal Week-end (mince) à 6 dollars. Voici quelques prix que j’ai ressortis de mes tickets, sachant qu’il s’agit du supermarché Publix, mon préféré, car il y a toujours quelqu’un au bout de la caisse pour mettre les commissions dans les sacs. 

  • 1 laitue fraîche = 2,99 dollars
  • 8 Oz (355 ml), eau Aquafina, 8 bouteilles = 2,50 dollars
  • 8 Oz (355 ml), Jus d’orange (Most Pulp), 3,33 dollars
  • 1Oz (28 gammes), Gruyère suisse = 4,99 dollars
  • 7 Oz (198 grammes), lamelles de fromage, Baby Swiss Cheese = 3 dollars
  • 0,69 lb (312 grammes), bananes = 1,26 dollars
  • 2,99 lb (1,35 kg), pêches = 2,87 dollars

Ce que j’apprécie particulièrement ici, ce sont les légumes frais, surtout les radis. Les salades sont bonnes, sans doute traitées aux nitrates. Le pain est toujours en caoutchouc. Je choisis souvent le Bread Pump Round, 4,19 dollars. Beurk, je m’y fais. Je regrette les bonnes tresses au beurre de Movelier (Nord de la Suisse), de l’association Broquet-Leuenberger. Allez faire un tour sur : cliquez ici

En Amérique, n’y venez que pour y découvrir le pays. Fini les emplettes vite faites !

En bref, si vous voulez venir ou revenir aux États-Unis pour espérer manger plus avantageusement que chez nous en Suisse, n’y comptez plus. L’habillement n’a pas encore trop été touché par la hausse des prix, surtout les vestons. Je n’ai pas eu le temps de faire une étude de marché à ce sujet, d’ailleurs je déteste faire les magasins, mais sachez que la tendance est à la hausse.

Fini les départs au pays de l’Oncle Sam juste pour s’acheter des habits. Tant mieux pour l’environnement. En revanche, si vous voulez y aller pour découvrir les multiples facettes touristiques du pays, n’hésitez pas. L’accueil des Américains n’a pas changé. Enfin, surtout lorsqu’on y laisse des dollars… (hihihi). Mais, oui, nous en Suisse aussi on aime bien les deniers.

Shopping in the US: Oh my God, the prices!

[Cape Canaveral, May 27, 2022. rke] – The Texas massacre overshadowed the arrival and departure of the rockets. Americans are still concerned about the price of gasoline, which for them is a whopping $4.59 a gallon ($1.21 a liter)

Now that Boeing’s 11 m3 Starliner capsule has successfully docked with the International Space Station (ISS) on May 20, 2022, at 6:28 p.m. (local), 2:28 a.m. on May 21 (Swiss), and then landed on May 25 at 6:47 p.m. (local), 12:47 a.m. on May 26, Boeing can rest assured that it will be able to transport astronauts.

Here in Cape Canaveral, the event went more or less unnoticed, the Texas tragedy in Uvalde, the massacre of 19 children and 2 teachers, overshadowed the space event. But no one I know has ever talked to me about what happened there. America is so vast that everyone goes about their business instead. 

– Gasoline prices in the USA: 0.76 Swiss centimes per liter ($0.91) in 2011! Click here

– This caterpillar burns 600 liters (158 gallons) per hour for 2’000 HP. Guess what it is : click here

Newspaper Prices Soar

Gasoline is going from $4.43 to $4.59 per gallon (1.21 per liter) normal and that’s a lot. Nevertheless, the interstate highways are not getting any less crowded. The sacrosanct car is still more than ever indispensable. Besides, as usual, few people are walking in the streets, except in the big marketplaces, like Walmart, where the entrances are sometimes blocked. Rising prices are also a concern for consumers. The price of a newspaper (Orlando Sentinel) has risen to $3.5 (3.4 Swiss francs), the Walt Streeet Journal Weekend (thin) to $6. Here are some prices I pulled out of my tickets, knowing that this is the Publix supermarket, my favorite, because there is always someone at the end of the checkout line to put the groceries in the bags. 

o 1 fresh lettuce = $2.99

o 8 Oz (355 ml) Aquafina water, 8 bottles = $2.50

o 8 Oz (355 ml), orange juice (Most Pulp), $3.33

o 1 Oz (28 grams), Swiss Gruyere = $4.99

o 7 Oz (198 grams), Baby Swiss Cheese strips = $3.00

o 0.69 lb (312 grams), bananas = $1.26

o 2.99 lbs (1.35 kg), peaches = $2.87

What I particularly like here are the fresh vegetables, especially the radishes. The salads are good, probably treated with nitrates. The bread is always rubber. I often choose the Bread Pump Round, $4.19. Yuck, I’m getting used to it. I miss the good butter braids from Movelier (Northern Switzerland), from the Broquet-Leuenberger association. Have a look at: click here

In America, come only to discover the country. No more quick shopping!

In short, if you want to come or come back to the United States and hope to eat better than in Switzerland, don’t count on it. Clothing has not yet been affected too much by the price increase, especially jackets. I haven’t had the time to do a market study on this subject, and I hate shopping, but you should know that the trend is upward.

No more trips to Uncle Sam’s country just to buy clothes. So much the better for the environment. On the other hand, if you want to go there to discover the multiple tourist facets of the country, do not hesitate. The welcome of the Americans has not changed. Well, especially when you leave dollars there… (hihihi). But, yes, we in Switzerland also like dollars.

Covoiturage pour un satellite norvégien, capteur de selfies

[Cap Canaveral, May 25, 2022. rke. English below] – En une semaine, du mercredi 18 au mercredi 25 mai, j’assiste à mon 3e lancement de Cap Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk envoie en covoiturage une grappe de 53 mini satellites, dont un, norvégien, créateur de selfies. 

Lancement de Falcon 9 – Transporter-5 le mercredi 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse) – Photo : rke

Quelle journée ce mercredi 25 mai 2022. Alors que la capsule Starliner s’est amarrée solidement vendredi 20 mai à 20h28 (locale), 02h28 (Suisse) alors que les deux véhicules étaient en orbite à environ 250 miles (402 km) au-dessus de la Terre, le module est attendu sur terre ferme,ce même jour, mercredi, dans le désert de sable blanc du White Sands Missile Range dans le Nouveau-Mexique. Cela me rappelle une escapade avec un collègue, Mauricio Ranzi, que nous avions réalisée à cet endroit, non seulement pour visiter ce désert, mais aussi pour voir les installations du Spaceport America, de Virgin Galactic : cliquez ici

Lancement de Space Falcon 9, Transporter 5 le 25 mai 2022 à 14h35 (locale), 20h35 (suisse). Vidéo prise par mon iPhone 13 Pro Max.

Mais, actuellement à Cap Canaveral, il m’est difficile de rejoindre le Nouveau-Mexique en avion, ou en voiture, le même jour que le décollage d’une autre fusée Falcon 9 de SpaceX -Transporter-5, dont le lancement est prévu à 14h27 (locale), 20h27 (Suisse), dont le décollage est prévu sur le pas de tir SLC-40. Il s’agit de la 165e mission de SpaceX la 22e en 2022. Et c’est le 3e lancement en une semaine réalisé à Cap Canaveral. Transporter-5 offre aux opérateurs de petits satellites des missions de régulières et dédiées de covoiturage – la cinquième du genre – pour des charges de classe réduite en dessous de 1 million de dollars par mission, qui comprend jusqu’à 200 kg de charge utile, soit 53 minisatellites que la mission doit envoyer sur orbite polaire.

Le satellite norvégien à selfies

Parmi ceux-ci, SelfieSat-1 est le premier satellite étudiant opérationnel de Norvège, entièrement construit en interne à partir de pièces prêtes à l’emploi. Son bus (châssis) contient un Raspberry Pi qui sert d’ordinateur de charge utile pour le satellite. Une fois déployé, le satellite de 1,8 kg tend un « bâton de selfie » sur lequel est montée la caméra Raspberry Pi. Pointé vers le satellite, sur lequel est monté un écran LCD, l’appareil photo prendra des images de l’écran, du satellite et de la Terre.

SelfieSat-1 qui permet de prendre des selfies de lui-même. Photo : everydayastronaut.com

Parmi d’autres satellites est embarqué un mini engin italien, soit une structure porte-satellite (ION) qui peut en contenir d’autres. C’est la société D-Orbit, basée à Côme qui en est le fournisseur. De nombreuses autres charges utiles volent également sur le Transporteur 5 et servent une grande variété de services. Ces charges utiles comprennent, entre autres, Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5 et CPOD A/B. Mais pas d’engins suisses…

Belle vue depuis le musée Air Force Space & Missile Museum

Pour ce troisième lancement en une semaine, je n’ai pas d’accréditation officielle, comme la précédente avec OFT-2/Starliner ce qui me motive à assister au décollage d’un endroit très dégagé proche du musée Air Force Space & Missile Museum. Rien à voir avec le centre des visiteurs du KSC, mais l’endroit est idéal pour observer des lancements, quoiqu’un peu loi, 12 km, on a suffisamment de vue pour capturer de bonnes images (voir celle-ci-jointe). Et surtout, c’est un lieu assez approché pour voir revenir le 1er étage, ce qui est le cas pour ce lancement. J’en suis en fait à mon 7e atterrissage, si je puis dire, voir l’exemple de l’un d’entre eux que j’ai vécu : cliquez ici.

« Dites, c’est laquelle la fusée ? »

Regards au loin, l’arrivée du 1er étage de Falcon 9

Ce mercredi 25 mai 2022 est un jour dégagé, quoiqu’un peu voilé. La température est supportable à 95 degrés F (35 degrés C). Depuis le musée, il suffit de traverser la route bien gardée qui longe le port pour arriver sur une place en herbe surplombant une lagune de la Banana River.

Trois quarts d’heure auparavant, j’installe donc mon matériel habituel. Je fixe mon Canon R3 avec un objectif (400m) sur le trépied et garde en bandoulière mon vieux boîtier Canon 5D Mark III – Objectif 28-300 (le nouveau, je l’ai laissé en Suisse), pour pouvoir intervenir lorsque la fusée est haut dans le ciel et comme deuxième appareil de secours. On ne sait jamais.

L’horizon, très plat, n’est pas tellement limpide pour voir distinctement la fusée. Mais, même avec ce ciel voilé, on la reconnaît tout de même. Il faut dire que nous sommes en plein après-midi, le soleil tape sur nos têtes et… ce n’est pas l’idéal :

  • « Dites, c’est laquelle la fusée ? Celle de droite, ou de gauche ? » me demande une dame confortablement assise avec sa fille sur une couverture. Je suis debout, affairé à mes réglages.
  • Il n’y en a qu’une, elle est à droite, au fond un peu plus loin que la tour en béton.

La dame est heureuse d’être enfin venue s’installer au bon endroit. Je remarque que j’impressionne plein de gens à mes côtés avec mon attirail. Un fan avec des jumelles (avec 50x de grossissement) s’approche de moi et me demande si j’arrive à bien distinguer la fusée dans mon objection. Je lui montre et il est surpris :

  • Oh, c’est incroyable ça ! Ce qu’on voit près…

Les geeks me scrutent avec méfiance

Avec le reflet du soleil sur l’écran du boîtier, difficile de s’en rendre compte vraiment. Du coup je me sens fier et me ragaillardis. J’aime bien le fait de venir me poser ici. À mes côtés, de jeunes ados vraiment geeks me scrutent du regard et se méfient de mes mouvements. Mais, après une heure d’attente, le moment tant attendu arrive. Entretemps, j’ai réglé mon smartphone (iPhone 13 Pro Max) en mode vidéo que j’ai fixé au sol avec un trépied et que je télécommande avec ma montre connectée. Hélas, je ne peux plus écouter la radio, vu que, si c’est le cas, je débloque le réglage du mobile qui est en mode vidéo.

Je profite d’écouter la radio des geeks qui se sont mis en ligne sur le site de SpaceX sur leur smartphone pour suivre es derniers instants du décollage. Le lancement est repoussé de huit minutes, d’où l’attente devient interminable. Une minute avant, c’est le moment de se fixer aux appareils. Les premières flammes de la fusée sont à peine perceptibles, mais au bout de seconde, Falcon 9 devient de plus en plus limpide au loin. Mercredi 14h35 (locale), 20h35 (Suisse), Transporter-5 décolle.

Lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser

Ça fonce comme un météore sur nos têtes

Il reste à attendre encore environ huit minutes pour qu’on voie le 1er étage redescendre. Comme je le décrivais précédemment sur ce blog lors de mes interventions sur place – je le rappelle, c’est mon 6eatterrissage (cliquez ici) –, le 1er étage de Falcon fonce comme un météore maîtrisé. C’est d’autant plus impressionnant lorsqu’il y en a deux qui nous tombent sur la tête (cliquez ici).

Ce mercredi 25 mai, je passe sur RFJ.

En dessous on a l’impression que le lanceur va nous tomber sur la tête. Et lorsque l’étage arrive presque au sol, à une centaine de mètres, il est si penché qu’on a l’impression qu’il va s’écraser. Mais ce n’est pas le cas, car il se redresse bien droit aux dix derniers mètres seulement. 

En tous cas, c’est l’impression qu’on en a. Autour de moi, le public s’extasie devant cet exploit devenu banal :

  • « Yeuh… Mais c’est extraordinaire », ça, confie-t-elle, béate d’admiration

Une fois l’étage au sol, on pacte nos affaires. Je regagne ma voiture sur le parc d’à côté et rentre à l’hôtel, comblé de la journée. Il ne reste plus qu’à suivre le retour de la capsule Starliner à la télé, vécu de Cap Canaveral, mais ça, c’est une autre histoire.

Space Rideshare for a Norwegian Satellite, Selfie-Taker

[Cape Canaveral, May 25, 2022. rke] – In one week, from Wednesday, May 18 to Wednesday, May 25, I am witnessing my 3rd launch from Cape Canaveral (Starlink-Starliner-Transporter). Musk is sending a cluster of 53 mini-satellites, including a Norwegian selfie maker, in a carpool.

What a day this Wednesday, May 25, 2022. While the Starliner capsule docked securely on Friday, May 20, at 8:28 p.m. (local), 2:28 a.m. (Swiss) while in orbit about 250 miles (402 km) above the Earth, the module is expected to land that same day, Wednesday, in the white sand desert of the White Sands Missile Range in New Mexico. This reminds me of a trip with a colleague, Mauricio Ranzi, that we made to this place, not only to visit this desert, but also to see the facilities of the Spaceport America, from Virgin Galactic: click here

But, currently in Cape Canaveral, it is difficult for me to reach New Mexico by plane, or by car, on the same day as the liftoff of another SpaceX Falcon 9 rocket -Transporter-5, scheduled to launch at 2:27 p.m. (local), 8:27 p.m. (Swiss), which is scheduled to lift off from launch pad SLC-40 This is SpaceX’s 165th mission and 22nd in 2022. And it is the third launch in a week from Cape Canaveral. Transporter-5 offers small-satellite operators regular and dedicated carpool missions – the fifth of its kind – for small-class payloads under $1 million per mission, which includes up to 200 kg of payload, or 53 minisatellites that the mission must send into polar orbit.

The Norwegian Selfie Satellite

Of those satellites, SelfieSat-1 is the first operational student satellite from Norway, built entirely in-house from off-the-shelf parts. Its bus contains a Raspberry Pi which serves as the payload computer for the satellite. The 1.8 kg satellite will, once deployed, extend a “selfie stick” which has a Raspberry Pi camera mounted on the end. Pointed back at the satellite, which has an LCD screen mounted on it, the camera will image the screen, satellite, and Earth.

Among other satellites, an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. And an Italian mini-satellite (ION) is on board, which can contain other satellites. The company D-Orbit, based in Como, is the supplier. Numerous other payloads are also flying on Transporter 5 and serve a wide variety of services. These payloads include but are not limited to Vigoride VR-3, FOSSASAT-2E, Veery FS-1, Shared Sat 3, Planetum-1, Foresail-1, Spaceflight Sherpa-AC1, XONA Alpha, TROOP-3, GHGSat-C3,-C4,-C5, GHOSt-01,-02, STAR VIBE, KUbeSat, VariSat-1, PTD-3/Tyvak-0125, ICEYE US, Centauri 5, and CPOD A/B. But no Swiss satellites…

Nice View From the Air Force Space & Missile Museum

For this third launch in a week, I don’t have an official accreditation, like the previous one with OFT-2/Starliner, which motivates me to attend the takeoff from a very clear place close to the Air Force Space & Missile Museum. Nothing to do with the KSC visitors center, but the place is ideal to observe launches, although a little bit law, 12 km, we have enough view to capture good pictures (see this one attached). And above all, it is a place close enough to see the return of the 1st stage, which is the case for this launch. I’m on my 7th landing, if I may say so, see the example of one I experienced click here.

« Say, which one is the rocket? »

La carte avec les bases de lancement et d’atterrissage. Où il y a l’étoile, c’est où nous sommes. The map with the launch and landing bases. Where the star is, that’s where we are.

This Wednesday, May 25, 2022, is a clear day, albeit a bit hazy. The temperature is bearable at 95 degrees F (35 degrees C). From the museum, just cross the well-guarded road along the harbor to a grassy plaza overlooking a lagoon on the Banana River.

Three quarters of an hour earlier, I set up my usual equipment. I fix my Canon R3 with a lens (400 m) on the tripod and keep my old Canon 5D Mark III – Lens 28-300 (the new one, I left it in Switzerland), to be able to intervene when the rocket is high in the sky and as a second backup camera. One never knows.

The horizon, very flat, is not so clear to see the rocket clearly. But, even with this veiled sky, we recognize it all the same. It is necessary to say that we are in full afternoon, the sun taps on our heads and… it is not the ideal:

–  » Say, it is which the rocket? The one on the right, or the one on the left? » asks a lady sitting comfortably with her daughter on a blanket. I am standing, busy with my adjustments.

– There is only one, it is on the right, at the back a little further than the concrete tower.

The lady is happy to have finally come to the right place. I notice that I am impressing a lot of people beside me with my paraphernalia. A fan with binoculars (with 50x magnification) approaches me and asks if I can distinguish the rocket in my objection. I show him and he is surprised.

– Oh, this is incredible! What you can see close up…

The Geeks Scrutinize Me With Distrust

With the reflection of the sun on the screen of the box, it is difficult to realize it really. So, I feel proud, and I’m rejuvenated. I like the fact that I come to settle here. Beside me, some really geeky young teenagers scrutinize me with their eyes and are suspicious of my movements. But, after an hour of waiting, the long-awaited moment arrives. In the meantime, I set my smartphone (iPhone 13 Pro Max) to video mode, which I fixed to the ground with a tripod and remote control with my connected watch. Alas, I can no longer listen to the radio, since if I do, I unlock the setting of the mobile which is in video mode.

I take the opportunity to listen to the radio of the geeks who are online on the SpaceX website on their smartphone to follow the last moments of the launch. The launch is postponed of eight minutes, from where the waiting becomes interminable. One minute before, it’s time to attach to the devices. The first flames of the rocket are hardly perceptible, but after a second, Falcon 9 becomes more and more limpid in the distance. Wednesday, 2:35 p.m. (local), 8:35 p.m. (Swiss), Transporter-5 blasts off.

When the stage almost reaches the ground, at a hundred meters, it is so tilted that it looks as if it will crash

It files like a meteor on our heads

We still have to wait about eight minutes for the 1st stage to come down. As I described it previously on this blog during my interventions on the spot – I remind it, it is my 6th landing (click here) -, the 1st stage of Falcon rushes like a controlled meteor. It is even more impressive when two of them fall on our heads (click here).

Underneath, it looks like the launcher is about to fall on our heads. And when the stage almost reaches the ground, at about 100 meters, it is so tilted that it looks like it is going to crash. But this is not the case, because it straightens out only in the last ten meters. 

At least, that’s the impression you get. Around me, the audience is ecstatic about this now commonplace feat:

– « Yeuh… But it is extraordinary, » blissful a woman conquered by admiration

Once the floor on the ground, we packed our business. I regain my car on the park of next door and return to the hotel, filled of the day. It does not remain anymore but to follow the return of the capsule Starliner on TV, lived on Cape Canaveral, but that, it is another history.

Blog journalistique de Roland J.Keller – On-Site Reports With Swiss Feeling