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Considération de voyage pour se rendre à Boca Chica

[Brownsville, September 4 2023, rke. English below] – Le bout de chaussures du Texas m’attend à Boca Chica pour explorer la Starbase de Musk. Grosse aventure, sans lui !

Mon trip actuel dans Google Maps. Cliquez sur l’image.

Après mon escapade à Cap Canaveral du 22 août au 1er septembre 2023, avec 2 lancements en plus dans mon escarcelle, ce qui en fera 42 en tout en depuis 1981 [cliquez ici], j’ai mis le cap sur le Texas. Mais cette fois, j’ai choisi de prendre l’option avion, plutôt que la voiture comme ce fut le cas dans mon long périple de 2013, il y a 10 ans déjà, [cliquez ici].

J’ai donc embarqué à l’aéroport d’Orlando et remis ma Ford Escape au Car Return de l’opérateur correct National, sans soucis cette fois. Sauf, un petit prix supplémentaire pour un plein de SUV de 38 francs suisses. Bon, c’est normal. Tout s’est bien passé sur le vol de United Airlines (UA 2399) entre Orlando et Houston. Mon agence de voyages Kuoni de Bienne m’avait réservé un siège avec un peu plus d’espace entre les jambes, la fameuse Economy Plus. Je me suis fait surprendre par le temps de vol : départ de Floride 9h45, arrivée au Texas 11h15, soit 1h30, apparemment. Mais il y a 1h de décalage horaire, ce qui m’a fait plaisir. J’aime bien être en l’air et j’adore arriver plus vite, si vous voyez ce que je veux dire.

Encore une satanée agence de location de voitures : Enterprise !

Une fois au sol texan, j’ai eu hâte de sortir de l’aéroport et là, plus de souci. Pas de contrôle de douane. Me voilà donc à relouer une bagnole et là encore je me suis fait avoir à l’enregistrement où j’ai eu une file d’attente d’une heure pour me dire que j’étais obligé de payer une taxe de réservation de 100 dollars même si j’avais déjà tout réservé par Kuoni. L’agence de location à ne surtout pas choisir : Enterprise. Je n’ai rien pu faire d’autre qu’être obligé de signer des griffes, avec des initiales dans tous les coins. Voir mon autre scandale auto en [cliquant ici]. Autant vous dire que j’en avais une rogne ! À me demander si je n’avais pas mieux fait de rouler mes 2’500 kilomètres d’Orlando vers la capitale texane en transitant par l’Alabama et La Nouvelle-Orléans.

Bref, je me dirige vers la réception d’une auto et suis accompagné par un gars sympa qui me propose de prendre un SUV alors que j’ai choisi et payé une auto de moyenne gamme. J’ai finalement le choix de ne prendre que du moyen gros calibre. Le loueur m’ayant assuré qu’il n’y aurait pas de prix supplémentaire au retour du véhicule. Mon œil ! Hou, mais je vais piquer une crise si c’est le cas.

Repères

Me voilà donc parti pour Boca Chica, le bout de chaussure du Texas, comme j’aime à le dire. Je vise la célèbre Starbase de SpaceX. Non pas forcément pour assister à un décollage, mais pour voir ce qu’il s’y passe en ce moment, me faire une idée et surtout prendre des repères pour de futures venues dans les parages.

  • Première chose à savoir, si vous débarquez à l’aéroport de Houston. Il y a 396 miles pour y parvenir, soit 637 km. À raison de 60 miles à l’heure de moyenne sans compter les bouchons ni les pauses, il quelque 6 heures de route. Ce sont des routes principales où l’on parfois des villes avec des feux. Les plus connues sont la 59/69, puis une longue, longue, longue… la 77. Il n’y a que peu de Interstate (autoroute d’État), mis à part un bout de la I69E et I4. Autant dire qu’il faut prévoir la visite sur deux jours, voire davantage. Ce que j’ai fait en m’arrêtant à Edinburg. À partir de là il ne reste plus qu’environ 1 heure de route jusqu’à Starbase.
  • Deuxième chose : il existe un aéroport international, à Harlingen, le Valley International Airport. Je vous conseille, une fois débarqué aux USA, de faire un vol direct jusque-là. Vous éviterez bien des tracas routiers. Je n’ai pas encore testé cet aéroport, mais c’est ce que je ferai la prochaine fois. C’est à 48 miles de la Starbase.

Voilà pour le moment. Je prévois partir à Starbase ces prochains jours. Je dois me préparer pour la chaleur (moustiques, crèmes, casquette, que j’ai oubliés) et une bonne dose d’aventure ! Allez, je vous raconterai tout ça dans une prochaine News !

Mon trip dans GoogleEarth

My trip on GoogleEarth. Click on image.

Consideration for travelin’ to Boca Chica Starbase

[Brownsville, September 4, 2023, rke] – The tip o’ Texas’ boot’s waitin’ for me down at Boca Chica to scout out Musk’s Starbase. Quite the adventure, even without him!

After my jaunt to Cape Canaveral from August 22 to September 1, 2023, with 2 more launches under my belt (that makes 42 in total since 1981 [click here]), I set my sights on Texas. But this time ’round, I chose to fly rather than drive, like in that long haul back in 2013, a whole 10 years ago, [click here]. So, I hopped on a plane at the Orlando airport, handed back my Ford Escape to the good folks at National’s Car Return, no fuss this time. ‘Cept for a small extra charge of 38 Swiss Francs for filling up that SUV. Fair enough. Flight went smoothly with United Airlines (UA 2399) from Orlando to Houston. My travel agency, Kuoni from Bienne, got me a seat with some extra legroom, that fancy Economy Plus. Flight time threw me off a bit: took off from Florida at 9:45, landed in Texas at 11:15, so just 1h30, right? But there’s a 1-hour time difference, which sure was a nice surprise. I sure do like bein’ up in the sky, and I love gettin’ there quicker if y’all catch my drift.

Another dang car rental agency: Enterprise

Once my boots hit Texan soil, I was rarin’ to get outta the airport. No worries there. No customs to deal with. So, I went ahead to rent another car, and dang it, got a bit swindled at the counter. Had to wait in line for an hour, only to be told I had to pay a 100-dollar booking fee even though I’d booked through Kuoni. The one rental place y’all should steer clear of: Enterprise. Couldn’t do nothin’ but sign their dang paperwork, initials everywhere. [Click here] to read about another car rental mishap of mine. I was madder than a wet hen! Made me wonder if I should’ve just driven them 1,553 miles from Orlando through Alabama and New Orleans to Texas.

Anyway, I headed on over to get my rental, and a friendly fella offered me an SUV even though I’d paid for a mid-size. Ended up getting a medium SUV. He assured me there wouldn’t be any extra fees when I return it. We’ll see ’bout that. I might just blow a gasket if there is.

Landmarks

So, off I went to Boca Chica, Texas’ boot tip, as I like to call it. Set my sights on the famous SpaceX Starbase. Not necessarily to catch a launch, but to get the lay of the land and get familiar for future visits.

  • First thing’s first, if y’all are landin’ at Houston airport, it’s a 396-mile trek to get there, that’s ’bout 637 km. At an average of 60 miles per hour, not countin’ traffic jams or breaks, that’s ’bout 6 hours of drivin’. Main roads, sometimes through towns with traffic lights. The big ones are the 59/69, and then there’s the looong, looong, looong… 77. Not much in the way of Interstates, ‘cept for bits of I69E and I4. Best plans for a two-day trip, or even more. I stopped over in Edinburg. From there, it’s just ’bout an hour’s drive to Starbase.
  • Secondly, there’s an international airport in Harlingen, the Valley International Airport. My advice, once y’all land in the US, is to catch a direct flight there. Save yourself some road trouble. I ain’t tried that airport yet, but that’s my plan next time. It’s only 48 miles from Starbase.

That’s all for now. I’m plannin’ to head to Starbase in the next few days. Gotta prep for the heat (forgot my mosquito repellent, sun cream, and cap) and brace for a heap of adventure! I’ll tell y’all all ’bout it in the next News!

Texas, Edinburg, 4 septembre 2023. – PHOTO ROLAND J. KELLER

Mission possible !

[Miami, August 23, rke, english below] – Un mois aux États-Unis, trois événements majeurs, et une plongée dans l’innovation. De la côte spatiale de la Floride (lancement sur site au pied de Falcon 9) au fin fond du Texas (Starship), en passant par le désert scintillant du Nevada (Fribourgeois en compétition), je repars pour vous apporter les dernières nouvelles de la frontière technologique. Press Trip America !

Les événements se sont accélérés à vitesse grand V. Après avoir obtenu mon accréditation officielle de la NASA et de SpaceX, j’ai dû terminer plusieurs mandats express de la part de mes partenaires médias, Le Quotidien Jurassien pour le Grand Raid et le Championnat jurassien ASCJ de saut (hippisme) ainsi que pour le Championnat de Suisse de trial, la manche e Roches, dans le Jura bernois et le bouclage du magazine mensuel Swiss Engineering RTS de septembre. Bref, la course, qui m’a amené à partir de Zurich, direction Miami non-stop avec la compagnie Swiss. En deux mots comme en un, voici mon trip qui va durer un mois, si tout va bien. Je dis « si », car en août 2022, j’ai loupé l’avion.

J’ai 3 grands événements à couvrir

  • Le décollage de la mission habitée Crew 7 avec un Danois à bord
    Lancement : ce vendredi 25 août, 3h49 heure locale, 09h49, heure suisse.
    Je suis attendu sur le site de presse News Center ce mercredi matin après avoir fait toutes les formalités d’usage, soit 2 badges : l’un par l’état américain (le vert), l’autre pour la mission (le plus joli). À bord, 4 membres d’équipage : L’astronaute de la NASA Jasmin Moghbeli, l’astronaute de l’ESA (Agence spatiale européenne) Andreas Mogensen, l’astronaute de la JAXA (Agence japonaise d’exploration spatiale) Satoshi Furukawa et le cosmonaute de Roscosmos Konstantin Borisov. Ils voleront à bord du vaisseau spatial SpaceX Dragon, baptisé Endurance, qui a déjà transporté les missions SpaceX Crew-3 et Crew-5 de la NASA vers la station spatiale. Il s’agira du premier lancement du booster Falcon 9 que SpaceX a choisi pour cette mission.
    https://blogs.nasa.gov/crew-7
  • Starship : partira, partira pas ?
    Le décollage de la fameuse Starship de SpaceX à Boca Chica (Texas). Là, je ne suis pas accrédité, car on ne sait encore pas quand le lancement a lieu et Elon Musk est plus avare avec les journalistes que la NASA. Je vais dans le coin en tant qu’éclaireur pour vous raconter ce qui se passe là-bas.  
    http://www.spacex.com/vehicles/starship
  • De jeunes Suisses en pilotage à Las Vegas
    L’équipe de l’École professionnelle artisanale et industrielle (EPAI-GIBS) de Fribourg et l’équipe de Liebherr sont qualifiées pour la finale mondiale, du 11 au 14 septembre prochain à Las Vegas. Il s’agit du Grand Prix Hi2 », course où les jeunes présenteront un tout nouveau design de voiture avec un tout nouveau design, en espérant avoir un impact sur la scène mondiale.
    www.h2grandprix.com

 Mission Possible!

[Miami, August 23, rke] – One month in the United States, three major events, and a dive into innovation. From Florida’s space coast (launch on-site at the foot of Falcon 9) to the far reaches of Texas (Starship), through the shimmering desert of Nevada (Fribourgers in competition), I’m back to bring you the latest news from the technological frontier. Press Trip America!  

Events have accelerated at breakneck speed. After obtaining my official accreditation from NASA and SpaceX, I had to complete several express assignments on behalf of my media partners, Le Quotidien Jurassien for the Grand Raid and the ASCJ Jura Championship jump (equestrian) as well as for the Swiss Trial Championship, the e Roches round, in the Bernese Jura and the closing of the monthly magazine Swiss Engineering RTS for September. In short, the race that led me to leave Zurich, heading to Miami non-stop with Swiss Airlines. In two words as in one, here’s my trip that will last a month, if all goes well. I say “if” because in August 2022, I missed the plane.

I have 3 major events to cover

The launch of the manned Crew 7 mission with a Dane on board Launch: this Friday, August 25, 3:49 local time, 09:49 Swiss time. I’m expected at the News Center press site on Wednesday morning after completing all the usual formalities, including two badges: one from the U.S. government (the green one), the other for the mission (the prettiest one). Onboard, 4 crew members: NASA astronaut Jasmin Moghbeli, ESA (European Space Agency) astronaut Andreas Mogensen, JAXA (Japanese Space Exploration Agency) astronaut Satoshi Furukawa, and Roscosmos cosmonaut Konstantin Borisov. They will fly aboard SpaceX’s Dragon spacecraft, named Endurance, which has already carried NASA’s SpaceX Crew-3 and Crew-5 missions to the space station. This will be the first launch of the Falcon 9 booster that SpaceX has chosen for this mission.
https://blogs.nasa.gov/crew-7

Starship: Will it, won’t it? The launch of SpaceX’s famous Starship at Boca Chica (Texas). There, I am not accredited, as the launch date is still unknown, and Elon Musk is stingier with journalists than NASA. I’ll be scouting the area to tell you what’s happening there.
www.spacex.com/vehicles/starship

Young Swiss Pilots in Las Vegas The team from the Professional School of Crafts and Industry (EPAI-GIBS) in Fribourg and the Liebherr team are qualified for the world finals, from September 11 to 14 in Las Vegas. This is the Grand Prix Hi2, a race where young people will present a brand new car design, hoping to make an impact on the world stage.
www.h2grandprix.com

Tout près, la difficile quête d’images d’Artemis

[Cape Canaveral, November 20, 2022, rke, English below] – Photographier une fusée à partir d’un équipement sur le Pas de tir est une chose. Retirer ses appareils à photo du même endroit en est une autre. Surtout pour le lancement d’une fusée comme Artemis. Reportage avant et après le lancement.

L’article de Dan Steiner, rédacteur en chef adjoint du Journal du Jura, paru le 18 novembre 2022 et me concernant. English below.

D’ordinaire, lors d’autres décollages, nous avons l’habitude de poser nos objectifs sur trépied tout autour de l’engin spatial, en principe, à un endroit précis, souvent en face de l’engin spatial. Cette pose se fait généralement une dizaine d’heures avant le décollage, parfois moins. Puis, nous allons récupérer notre matériel seulement quelques heures après le.

Suivez la progression d’Orion en direct : cliquez ici

Piles à plat

Mais cette fois-ci, l’affaire a pris une tout autre dimension. L’enjeu était si important, qu’on a pu poser notre matériel deux jours avant le lancement, ce qui a créé des soucis énergétiques. Nos accus allaient-ils tenir pour ce laps de temps ? Pour me prémunir de ce problème, j’ai chargé les piles de mon boîtier Canon EOS 5D Mark III, jusqu’au dernier moment. En ce qui concerne le capteur-son (Miops-Trigger), j’ai fait pareil en installant une nouvelle pile. J’avais des doutes et je n’étais pas le seul, raison pour laquelle la NASA a donné la possibilité à ceux qui le désiraient de retourner sur le Pas de tir. Or, comme je fais partie du contingent des photographes étrangers, je n’ai pas eu le temps de m’organiser pour me rendre à temps au rendez-vous fixé, étant donné qu’il m’aurait fallu demander une escorte spéciale pour m’y amener. Cela veut dire que mes collègues américains ont pu s’y rendre à leur guise, du fait qu’ils peuvent se déplacer sur le site de presse (en face du VAB), avec leur propre voiture.

On s’accoutume

Cette façon de procéder pour les journalistes étrangers (même pour les Canadiens) n’est pas une initiative de la NASA elle-même, mais du gouvernement américain. Depuis quinze ans que nous, journalistes étrangers, sommes mis à part, nous nous sommes accoutumés à cette consigne. Je veux dire par là que, si j’avais eu la même liberté que les reporters américains, je n’aurais pas loupé le bus des étrangers pour m’amener sur le site de presse, puis un autre bus, sur le Pas de tir.

Bon, d’accord, avec des « si » et des « là », on ne refait pas le monde. Dès lors, je me suis fié à la providence pour que les piles de mon boîtier tiennent le coup. Or, elles n’ont pas tenu le coup ! Lorsque je suis arrivé sur le Pas de tir un jour plus tard, mon appareil était… à plat ! Tout simplement. Inutile de préciser que j’étais déçu, mais je me suis rassuré lorsque j’ai entendu les légers pleurs de mon voisin photographe lorsqu’il s’est aperçu que, lui aussi avait les piles en « off ».

Sécurité oblige

Ce jour-là, jeudi 17 novembre, 15 heures après le lancement, une autre surprise est venue troubler les organisateurs qui nous ont amenés sur le site. L’emplacement No 3, le plus important au pied de la fusée, a dû être fermé à notre passage. Du coup, cela nous a obligés à revenir exprès le lendemain pour récupérer nos équipements. Mais, avant d’y aller, nous avons reçu un mot d’ordre de la NASA, nous interdisant, une fois sur place, de photographier le site (le No 3). On a donc scrupuleusement obéi et sommes allés, deux jours plus tard après le décollage, rechercher le reste de nos outils photographiques. On ne nous a pas précisé le motif réel de cette interdiction, mais il semblerait qu’il s’agissait d’un problème de sécurité à cause d’un échappement de gaz potentiel.

Donc pas de photos de ce genre sur ce blog. Néanmoins, en voici deux en provenance de la NASA qui avait ses appareils à côté des nôtres. Dans le fond, ce n’est pas tant de ne pas avoir réussi des images qui me déçoit, mais ce qui me réjouit, c’est d’avoir été là tout près… d’Artemis.

Nous avons reçu un mot d’ordre de la NASA, nous interdisant, une fois sur place, de photographier le site

Mes photos sur Flickr:

nasa_artemis_1_ksc_041122_181122_©_roland_j_kellerRKE_7599
nasa_artemis_1_ksc_aout_septembre_2022_©_roland_j_kellerRKE_9360
usatrip_juin_2022_©_roland_j_keller_IMG_6684

Up Close, the Difficult Pics Capture of Artemis

[Cape Canaveral, November 20, 2022, rke] – Taking a picture of a rocket from equipment on the launch pad is one thing. Removing your cameras from the same place is another. Especially for the launch of a rocket, like Artemis. Report before and after the launch.

Usually, during other launches, we are used to put our lenses on tripods all around the spacecraft, in principle, at a precise place, often in front of the spacecraft. This pose is usually done about ten hours before takeoff, sometimes less. Then, we will recover our equipment only a few hours after the.

Flat Batteries

But this time, the matter took a completely different dimension. The stakes were so high, we were able to put our equipment down two days before launch, which created energy concerns. Would our batteries last that long? To prevent this problem, I charged the batteries in my Canon EOS 5D Mark III camera until the last moment. As for the sound sensor (Miops-Trigger), I did the same by installing a new battery. I had doubts and I was not the only one, which is why NASA gave the opportunity to those who wished to return to the launch pad. However, as I was part of the foreign photographers’ contingent, I did not have the time to organize myself to get to the rendezvous in time, since I would have had to request a special escort to get me there. This meant that my American colleagues could get there at their leisure, as they could drive to the press site (opposite the VAB) in their own cars.

Getting Used to It

This arrangement for foreign journalists (even Canadians) is not an initiative of NASA itself, but of the American government. In the 15 years that we foreign journalists have been segregated; we have become accustomed to this arrangement. By that I mean that if I had had the same freedom as the American reporters, I would not have missed the foreigners’ bus to take me to the press site, and then another bus to the launch pad.

Well, okay, with “ifs” and “but,” you can’t remake the world. From then on, I trusted to providence that the batteries of my camera would hold out. But they didn’t! When I arrived at the shooting range a day later, my camera was… flat! That’s it. I was disappointed, but I was reassured when I heard the slight cry of my photographer neighbor when he realized that he too had the batteries out.

Security Is a Must

So, Thursday, November 17, 15 hours after the launch, another surprise came to trouble the organizers who brought us to the site. Site No. 3, the most important one at the foot of the rocket, had to be closed to our passage. This meant that we had to come back on purpose the next day to get our equipment. But, before going there, we received an order from NASA, forbidding us, once there, to photograph the site (No. 3). So we scrupulously obeyed and went, two days later after the takeoff, to look for the rest of our photographic tools. We were not told the real reason for this ban, but it seems that it was a safety problem because of a potential gas exhaust.

So, no such pictures on this blog. Nevertheless, here are two from NASA who had their devices next to ours. In the end, it is not so much that I failed in taking pictures that disappoints me, but what makes me happy is to have been there very close… to Artemis.

Article by Dan Steiner, associate editor of the Journal du Jura, published on November 18, 2022, about me.

Captured by a Swissoland lens 

Roland Keller was finally able to see Artemis take off from Florida this week.

A nice, long phew. For NASA, of course, which was finally able to find a suitable launch window for Artemis 1, the rocket of the new eponymous program. But also for Roland Keller, who also had to make several trips to Florida and Cape Canaveral. “It is a great relief, after successive postponements, to know that after 11 years of development, it is finally launched. Plus, it’s gratifying, because this is my 40th on-site launch, 36 of which were accredited.” As a correspondent in the Bernese Jura, especially for “La Semaine,” the child from Pleigne does not hide his pride in being the only Swiss reporter on the shooting range. However, this has happened to him many times, since his very first space shuttle launch, STS1 in this case, on April 12, 1981. April 12, 1981 (see also Le JdJ of September 10).

Looking for a Sponsor

“I have covered seven such launches, including the Challenger explosion on January 28, 1986, Claude Nicollier’s fourth launch to the Hubble telescope on December 20, 1999, and the last flight of the shuttle Atlantis on July 8, 2011,” says the editor of the Swiss Engineering trade associations, “Swiss Technical Review. “If I count, that’s 41 years. Phew, it’s getting old!”

The Artemis program, planned to bring man back to the Moon, is, for this time, uninhabited. The mega-rocket has thus made it possible to launch the Orion spacecraft towards our natural satellite.

Roland Keller, on the other hand, is slowly coming back down to Earth. “Next year, I’m aiming for two important manned launches. First, the ULA/StarLiner, from Boeing, the competitor of SpaceX (editor’s note: Elon Musk). This one should send two astronauts, including a woman, Suni Williams, whom I met recently at Cape Canaveral. Then the liftoff of Danish astronaut Andreas Mogensen, with SpaceX Crew-7.”

And then, who knows, he smiles, maybe “his” space mission – terms used when someone is sent into space – will fall from the sky. “But only thanks to the donation of a generous potential sponsor, to eventually embark on Jeff Bezos’s Blue Origin (450,000 fr.), Virgin Galactic (180,000) or SpaceX (25 million)…

Étincelle lunaire

[Cape Canaveral, November 17, 2022, rke, English below] – Artemis part dans un ciel ocre embrasant l’horizon d’une couleur jaune pâle qui, mélangée à la brume, ressemble à un tableau d’artiste peint à la gouache.

Au premier coup d’œil, tout est perceptible. Au loin, à un peu plus de 3miles ou 5km pile en face de nous, Artemis est bien illuminée par les projecteurs. Et, tout à coup, trois secondes avant qu’elle ne se soulève, je perçois la première étincelle qui allume les moteurs et mon enthousiasme. Je sue de toutes parts. Non pas que ce soit la chaleur proprement dite qui me fasse transpirer, mais l’humidité qui envahit tout le site. Mes deux appareils sont posés à ma droite sur un petit mur, l’autre en main. Le ciel est dégagé, mais brumeux. Pas de vent, pas d’énervement. Sauf que, si, J’ai les mains m’ouates, mes doigts glissent sur l’objectif. Je peine à régler la netteté. Cela me perturbe, mais, tant pis, j’y vais ! Je presse sur le bouton de déclenchement de mon Canon R3. En silence. Fini les cliquetis des clics-clacs.

En direct sur RFJ et sur mon objectif

Je mitraille, mais personne n’entend rien, alors qu’autour de moi les crépitements des autres boitiers des photographes me déconcentrent. J’arrive quand même à photographier et cela semble bon. En même temps je m’emporte, écouteurs aux oreilles, sur mes impressions, en ligne sur la radio suprarégionale suisse RFJ. Je suis en direct, mais m’en rends même compte, tellement je suis excité par le décollage. Artémis s’élève. Je pense à régler la vitesse d’obturation, car la lumière devient plus intense. 3’900 tonnes de poussées sont nécessaires pour soulever cet engin. À +3 secondes, Artemis s’arrache si vite qu’on n’a presque pas le temps de la suivre. Cela me rappelle mes 40 décollages vécus. Bigre, je dois quand même savoir photographier une fusée ? Mais non, c’est toujours une autre rengaine. On a beau avoir de l’expérience. En photo, qui peut dire s’être toujours assuré de son coup ? J’attends avec impatience le grondement assourdissant des moteurs qui viennent finalement couper le silence du site. 

Flou, nette, flou…

Et là, après 20 secondes, cela commence de pétarader. Le ciel ocre s’illumine de toutes parts. Il s’embrase d’une couleur jaune pâle qui, mélangée à la brume, ressemble à un tableau d’artiste peint à la gouache. Ah non, c’est trop dur de fixer la tache lumineuse de la fusée, c’est si flou. J’y arrive à peine. Plus possible d’attraper mon deuxième boîter avec un grand angle. Il est trempé d’humidité. Je veux capter l’horizon. Tant pis, je lève le nez au ciel, la tête penchée à l’extrême pour apercevoir Artemis qui a percé un nuage. On la voit encore peu tout là-haut. Elle file trop vite, si vite que je suis soulagé. On est soulagé. Artemis est partie, enfin !

Pour mon 40e lancement photographique rugissant, la fusée Artemis s’est envolée mercredi 16 novembre 2022 à 1h47 locale, 7h47 suisse, avec 43 minutes de retard dans une fenêtre de lancement de 2 heures

Lunar Spark

[Cape Canaveral, November 17, 2022, rke] – Artemis leaves in an ocher sky setting the horizon ablaze with a pale-yellow color that, mixed with the haze, looks like an artist’s painting done with gouache.

At first glance, everything is perceptible. In the distance, a little more than 3 miles or 5km in front of us, Artemis is well illuminated by the spotlights. And, suddenly, three seconds before she lifts off, I see the first spark that ignites the engines and my enthusiasm. I sweat all over. Not that it is the heat itself that makes me sweat, but the humidity that invades the whole site. My two cameras are on my right on a small wall, the other in my hand. The sky is clear, but misty. No wind, no nerves. Except that, yes, my hands are wet, my fingers slip on the lens. I struggle to adjust the sharpness. It disturbs me, but never mind, I go ahead! I press the release button of my Canon R3. In silence. No more clicks and clacks.

Live on RFJ and on my lens

I shoot, but nobody hears anything, while around me the crackling of other photographers’ cameras distracts me. I still manage to shoot, and it looks good. At the same time, I am getting carried away, headphones in my ears, about my impressions, online on the Swiss supra-regional radio RFJ. I’m live, but I don’t even realize it, I’m so excited about the take-off. Artemis is rising. I think of adjusting the shutter speed, as the light becomes more intense. Three thousand nine hundred tons of thrust is needed to lift this thing. At +3 seconds, Artemis pulls away so fast that there is almost no time to follow it. This reminds me of my 40 takeoffs. I must know how to photograph a rocket, no ? But no, it’s always another story. It’s all very well to have experience. In photography, who can say that he is always sure of his shot? I wait impatiently for the deafening roar of the engines that finally cut the silence of the site. 

Blur, sharp, blur…

And there, after 20 seconds, it starts to backfire. The ocher sky lights up on all sides. It blazes with a pale-yellow color which, mixed with the mist, looks like an artist’s painting painted with gouache. Oh no, it is too hard to fix the luminous spot of the rocket, it is so blurred. I can hardly do it. I can’t catch my second box with a wide-angle lens. It is soaked with moisture. I want to capture the horizon. Too bad, I raise my nose to the sky, my head bent to the extreme to see Artemis who broke through a cloud. We still see her little up there. It goes by too fast, so fast that I am relieved. We are relieved. Artemis is gone, finally!

For my 40th roaring photographic launch, Artemis took off on Wednesday, November 16, 2022, at 1:47 a.m. local time with 43 minutes of delay in a launch window of 2 hours

Artemis nous offre un refuge

[Cape Canaveral, November 15, 2022, rke, English below] – Artemis attend son heure sur son Pas de tir 39B et nous avons un lieu de refuge en cas de pépins. Décollage ce mercredi 16 novembre à 1h04 (locale), 7h04 (suisse). 

Ça grouille de monde. À l’heure où je vous écris ces lignes, 5h20 avant le décollage, tout se passe bien. Bien ? Cela veut dire un réservoir d’hydrogène rempli, celui d’oxygène presque plein. L’ambiance au centre de presse, cela ne se ressent pas sur l’image dans cette News, devient de plus en plus fébrile. On est loin du décollage, mais on a dû venir sur ce fameux site bien avant, de peur d’être bloqué dans la circulation. À 18h du soir, ce mardi 15 novembre, le temps est très humide. Le ciel est couvert d’une épaisse couche de nuages, mais aucun vent. Je me suis approché du bord de la lagune pour pose mes appareils photo, mais je me fais ravager par les moustiques. Je vais prendre un peu de recul sur un léger monticule, non pas pour avoir de la hauteur, mais pour obtenir une meilleure connexion. Car je dois intervenir en direct ce mercredi 16 novembre au journal de 7h du matin sur la radio supra-régionale RFJ, qui, je le signale pour nos amis américains, a la plus grande audience dans le nord de la Suisse. Je suis donc très occupé à préparer tout ça.

Sur nos gardes !

Cependant, sachez, et je l’ai mentionné dans la précédente tentative de décollage, on doit être sur nos gardes en cas de pépin. Artemis est pile-poil en face de nous, à 3 miles (5 km). C’est peu. Pas âmes qui vivent avant. Bon, sauf les oiseaux qui, eux, peuvent se permettre de titiller en vol la fusée. Le message que nous a transmis la NASA est le suivant : « Pendant le lancement d’Artemis I, votre lieu de refuge dans le cas improbable d’une anomalie sera le bâtiment principal du site de presse. Nous demandons à chacun de se trouver à l’intérieur de l’espace qui lui a été assigné dans les 5 minutes suivant l’annonce de la mise à l’abri. La menace sur le site de presse pourrait être le chlorure d’hydrogène et la mise à l’abri devrait durer moins de 30 minutes maximum. »

De l’incertitude à la confiance

Comme l’explique Philippe Henarejos, rédacteur du magazine Ciel & Espace, « après le passage de l’ouragan Nicole, de légers dommages ont été constatés, notamment sur un matériau de jonction aérodynamique entre la tour d’abandon de mission et la capsule Orion. Mais cela ne constitue pas une menace telle que le décollage doive être repoussé. Une autre incertitude concernait une connexion électrique dans le mât ombilical de queue (au bas de la fusée) qui a été abîmée par l’ouragan. Mais rien de grave pour reporter un décollage.

La cause de la fuite d’hydrogène lors de la précédente tentative n’a jamais été clairement identifiée. Par précaution, le joint sur lequel une entaille avait été repérée a été remplacé. Jeremy Parson, responsable du segment sol d’Artemis, a avoué que c’était le remplissage de l’hydrogène qui l’inquiétait le plus. D’après ce qu’on vit en ces heures, pas de quoi s’inquiéter. D’après mon pronostic, Artemis partira ce jour et à l’heure ! Puisque je vous le dis et redis… 

Artemis offers us a safe

[Cape Canaveral, November 15, 2022, rke] – Artemis is waiting for its time on its launch pad 39B and we have a place of refuge in case of glitches. Takeoff this Wednesday, November 16 at 1:04 a.m. (local), 7:04 a.m. (Swiss). 

It’s full of people. At the time of writing, 5h20 before takeoff, everything is going well. Good? That means a full tank of hydrogen and an almost full tank of oxygen. The atmosphere in the press center, that is not felt on the picture in this news, becomes more and more feverish. We are far from the takeoff, but we had to come on this famous site well before, for fear to be blocked in the traffic. At 6 p.m. of the evening, this Tuesday, November 15th, the weather is very wet. The sky is covered with a thick layer of clouds, but no wind. I approached the edge of the lagoon to put my cameras, but I am ravaged by mosquitoes. I’m going to take a step back on a slight mound, not to get some height, but to get a better connection. Because I have to appear live this Wednesday, November 16, on the 7 a.m. news on the supra-regional radio station RFJ, which, I should point out for our American friends, has the largest audience in northern Switzerland. So I’m very busy preparing for this.

On our guard!

However, you should know, and I mentioned this in the previous attempt to take off, that we have to be on our guard in case of a glitch. Artemis is right in front of us, at 3 miles (5 km). That’s not much. No souls living before. Well, except for the birds that can afford to tickle the rocket in flight. The message we got from NASA was: « During the Artemis I launch, your sheltering facility in the unlikely event of an anomaly will be the main press site building. We are asking everyone to be inside their assigned spaces within 5 minutes after an announcement to seek shelter. The threat at the press site could be hydrochloride and sheltering is expected to last less than 30 minutes max. »

From Uncertainty to Hope

As Philippe Henarejos, editor of Ciel & Espace, magazine, explains, “After Hurricane Nicole, slight damage was noted, particularly to an aerodynamic junction material between the mission abort the tower and the Orion capsule. But this did not pose such a threat that liftoff had to be postponed. Another uncertainty involved an electrical connection in the tail umbilical mast (at the bottom of the rocket) that was damaged by the hurricane. But nothing serious to postpone liftoff.

The cause of the hydrogen leak during the previous attempt was never clearly identified. As a precaution, the gasket on which a cut had been found was replaced. Jeremy Parson, Artemis ground segment manager, admitted that he was most concerned about the hydrogen filling. From what we’re experiencing in these hours, nothing to worry about. My prediction is that Artemis will leave today and on time! I’ll say it again…

Artemis s’encorde

[Cape Canaveral, November 13, 2022, rke, English below] – Encordés, des employés de la NASA colmatent avec une bâche le « tuyau à essence » d’hydrogène du réservoir d’Artemis. Problème ?

Derrière-moi, en bas à gauche, en tout, tout petit, les employés de la NASA s’affairent autour du “tuyau d’essence” du réservoir d’Artemis Behind me, bottom left, very, very small, NASA employees are working around the “fuel line” of the Artemis tank.
– Photo taken by : Derek Newsomehttp://www.spacescout.info

Comme à l’accoutumée, nous avons pu nous rendre sur le Pas de tir 39B pour installer nos équipements photo. Inutile que je m’attarde sur ce trip particulier réservé à quelque deux cents photographes afin de capturer le plus près possible, les moments forts du décollage. Inspection de notre matériel par la police du centre spatial, fouille avec un chien, montée dans le bus et cap sur le pas de tir. Sur le chemin d’une dizaine de kilomètres qui mène vers la fusée, nous avons été surpris par le passage d’un étage Falcon 9 récupéré. Impressionnant de voir ce bout de fusée tout noirci. Après cette petite attraction, notre escapade nous a menés sur les 5 points de vue d’Artemis – ce qui est rarissime – dont un tout proche de la fusée, sur le site proprement, puis un autre en face de la fusée sur la route gravillonnée qui la mène au sommet d’une sorte de bosse. Un strapontin qui offre deux sorties de flammes au décollage de l’engin spatial.

Décollage mercredi 16 novembre à 1h04 locale, 7h04 suisse

Pour ma part, j’ai choisi le même endroit que lors de la première tentative de lancement, le 28 août dernier, c’est-à-dire de profil d’Artemis, mais très proche quand même avec un dégagement de palmiers. J’aurais pu aller ailleurs, mais j’ai préféré miser sur l’expérience vécue précédemment. Donc, au même endroit. Inutile de préciser également que j’ai toujours des doutes au sujet de mes réglages d’appareil photo, sachant que le décolla est prévu en pleine nuit, à 1h04 locale, 7h04 suisse, ce mercredi 16 novembre 2022. Je doute que mon boîtier se bloque à la cadence des images et redoute surtout un mauvais tour de la météo, un coup de vent, par exemple.

Le Pas de tir 39B semble être un petit coin de paradis qui écarte les pires conditions météo

Artemis semble en parfait état 

Décidément, le Pas de tir 39B semble être un petit coin de paradis. Un peu bousculée par la tempête Nicole passée dans le coin jeudi dernier 10 novembre 2022, Artemis était entourée de gros cumulus noirs, épargnée par un coin de ciel clair. Comme si ce site évite les pires conditions. Au premier coup d’œil, si proche d’elle, Artemis semble en parfait état. Mais, l’engin est tellement grand, 98 m de haut, qu’on se laisse accaparer par son gigantisme. En me concentrant sur le pied de la fusée, j’ai remarqué une activité du personnel d’entretien qui s’affairait, semble-t-il à poser une bâche sur le dispositif de conduit d’hydrogène, le « tuyau à essence » du véhicule. On pouvait même voir deux employés attachés comme à une corde d’alpinisme, essayant de gravir l’« escabeau » de ce système. Du coup, j’ai eu un doute : y aurait-il eu des casses après la tempête ? Sans m’en faire outre mesure, je fais confiance à la NASA qui, très transparente dans ses envois d’informations, saura nous rassurer. Comme je l’ai dit précédemment et il y a bien longtemps, Artemis partira ce mercredi 16 novembre. Et à l’heure pile, même avec une fenêtre prévue de deux heures. Promis ! D’ailleurs, du côté météo, il y a 90% de chances… de beau.

Artemis Ropes Up

[Cape Canaveral, November 13, 2022, rke,] Roped up, NASA employees plug the hydrogen “fuel line” of the Artemis tank with a tarp. Problem?

As usual, we were able to go to the 39B launch pad to set up our photo equipment. There is no need for me to dwell on this trip reserved for some two hundred photographers in order to capture as close as possible the highlights of the launch. Inspection of our equipment by the space center police, search with a dog, boarding the bus and heading for the launch pad. On the ten-kilometer-long road leading to the rocket, we were surprised by the passage of a recovered Falcon 9 stage. It was impressive to see this blackened piece of rocket. After this small attraction, our escapade led us on the 5 viewpoints of Artemis – which is rare – of which one very close to the rocket, on the site itself, then another in front of the rocket on the graveled road which leads it to the top of a kind of hump. A folding seat which offers two exits of flames to the takeoff of the spacecraft.

Liftoff on Wednesday, November 16 at 1:04 a.m. Local Time

For my part, I chose the same place as during the first launch attempt, last August 28, i.e., in a profile of Artemis, but very close to it with a palm tree clearing. I could have gone somewhere else, but I preferred to rely on the previous experience. So, in the same place. I still have doubts about my camera settings, knowing that the takeoff is scheduled in the middle of the night, at 1:04 a.m. local time, this Wednesday, November 16, 2022. I doubt that my camera will be blocked at the rate of the images, and I am especially afraid of a bad turn of the weather, a gust of wind, for example.

The PAD 39B point seems to be a small corner of paradise that avoids the worst weather conditions

Artemis seems to be in perfect condition

The PAD 39B range seems to be a little corner of paradise. A little shaken by the storm Nicole who passed through the area last Thursday, November 10, 2022, Artemis was surrounded by large black cumulus clouds, spared by a patch of clear sky. As if this site avoids the worst conditions. At first glance, so close to it, Artemis seems in perfect condition. But the machine is so big, 98 m high, that we let ourselves be overwhelmed by its gigantism. Focusing on the foot of the rocket, I noticed some activity of the maintenance staff who were apparently busy putting a tarp over the hydrogen conduit device, the “fuel pump” of the vehicle. Two employees could even be seen attached as if to a mountaineering rope, trying to climb the “stepladder” of this system. This made me wonder if there was any breakage after the storm. Without worrying too much about it, I trust NASA, which is very transparent in its sending of information, to reassure us. As I said before and a long time ago, Artemis will leave this Wednesday, November 16. And right on time, even with a two-hour window. I promise! By the way, as far as the weather is concerned, there is a 90% chance… of good weather.

Artemis a bravé Nicole

[Cape Canaveral, November 11, 2022, rke, English below] – Nicole a passé, a filé et s’est débinée. Très peu ébranlée, la fusée Artemis a tenu le coup par sa robustesse dans un coin de plage privilégié. Décollage attendu mercredi 16 novembre à 1h04 (locale), 7h04 suisse.

Comme je l’avais deviné, dit et espéré, la tempête Nicole, transformée en ouragan de degré I, jeudi soir 10 novembre, n’a pas touché tout à fait le centre spatial. En fait, son œil est passé en dessous de Cap Canaveral, cap sur Melbourne là où je séjourne en ce moment. Voir l’infographie météo ci-dessous de la TV prise par mon collègue reporter Ken Kremer. 

Petite inondation dans ma chambre, au 4e

Le vent et la pluie soufflaient si fort qu’ils ont même réussi à inonder ma chambre au 4e de mon hôtel presque neuf. C’était impressionnant, surtout à 3h du matin, un peu inquiétant, mais surtout beau spectacle. J’adore observer les éléments de la nature lorsqu’ils se déchaînent ainsi. La réceptionniste de l’hôtel n’était même pas paniquée, mais lorsque j’ai vu les portes automatiques de l’hôtel s’ouvrir toutes seules à la force du vent, après une courte panne de courant générale, je n’ai pas trop eu envie de mettre le nez dehors.

Je suis, comme on m’a conseillé, resté confiné durant deux jours dans ma chambre à éponger l’eau avec des linges, puis, dès ce vendredi, j’ai eu hâte de sortir. Contrairement à ce que je pouvais penser, l’après-tempête n’a pas donné le coup de fraîcheur espéré. On a quand même eu 89 degrés F. (32 degrés C.), laissant présager des orages.

Je me suis donc décidé de me rendre cette journée de vendredi 11 novembre sur le « Space Walk of FameTitusville », car c’est un endroit souvent touché lors du passage d’ouragans. Comme dans Titusville, ce lieu n’a pas été endommagé, juste quelques branches de palmiers tombées aux alentours (photo).

C’était mieux de ne pas bouger, même pour Artemis

Sur son pas de tir 39B, Artemis, comme je l’avais imaginé, n’a que très peu, aux premières inspections de la NASA, été touchée. Certes, la fusée aurait eu le temps d’être à nouveau remisée dans son garage, mais elle aurait subi autant de préjudices en bougeant – à cause de sa hauteur, de son poids et de son mouvement – que si elle était restée sur son socle. Ce qui est le cas. Immobile, Artemis, dont les réservoirs ne sont pas remplis, a pu braver Nicole, en supportant plus de 87 mph (140 km/h).

Comme je l’ai déjà dit par ce blog et à mes collègues, la fusée partira mercredi 16 novembre.

Artemis defied Nicole

[Cape Canaveral, November 11, 2022, rke] – Nicole moved on, spun out and ran away. Very little shaken, the Artemis rocket held on by its robustness in a privileged beach area. The take-off was delayed on Wednesday, November 16 at 1:04 a.m. (local), 7:04 a.m. (Swiss).

As I had guessed, said and hoped, the storm Nicole, transformed into a degree I hurricane, Thursday night November 10, did not quite hit the space center. In fact, its eye passed below Cape Canaveral, heading for Melbourne where I am staying right now. See the weather infographic below from the TV taken by my fellow reporter Ken Kremer. 

Small Flood in My Room, on the 4th Floor 

The wind and rain were blowing so hard that they even managed to flood my room on the 4th floor of my almost-new hotel. It was impressive, especially at 3a.m., a bit scary, but mostly a beautiful sight. I love watching the elements of nature when they are unleashed like that. The hotel receptionist wasn’t even panicked, but when I saw the automatic doors of the hotel open by themselves after a short power outage, I didn’t really want to go outside.

I stayed, as advised, confined to my room for two days, mopping up the water with cloths, and then, as of Friday, I was eager to get out. Contrary to what I might have thought, the aftermath of the storm didn’t provide the coolness I had hoped for. It was still 89 degrees F. (32 degrees C.), suggesting thunderstorms.

I decided to go to the Space Walk of Fame Titusville on Friday, November 11, because it is a place that is often hit by hurricanes. As in Titusville, this place was not damaged, just some palm branches fallen around (picture).

It Was Better to Stay Put, Even for Artemis

On its launch pad 39B, Artemis, as I had imagined, was only slightly affected, according to NASA’s first inspections. Sure, the rocket would have had time to be stored back in its garage, but it would have suffered as much damage moving around – because of its height, weight, and motion – as if it had remained on its pad. Which is the case. Standing still, Artemis, with its unfilled tanks, was able to brave Nicole, withstanding over 87 mph (140 km/h).