Archives de catégorie : Boeing

Selfie surprise de Suni & Mike 

[Cap Canaveral, May 30, 2022. rke. English below] – J’ai sympathisé avec un astronaute, Michael (Mike) Fincke, qui a volé deux fois en Soyouz et une fois en navette spatiale ainsi que sa collègue Suni Williams (deux fois en navette et une fois en Soyouz) et qui m’ont demandé d’être pris en selfie.

Comme je le disais dans ma précédente News, la capsule Starliner de 11 m3, de Boeing, a réussi son arrimage à la Station spatiale internationale (ISS), le 20 mai 2022 à 18h28 (locale), 2h28 le 21 mai (suisse), puis son atterrissage le 25 mai à 18h47 (locale), 0h47 le 26 mai, Boeing peut être rassurée quant à son avenir pour transporter des astronautes.

Suni Williams, Roland J. Keller et Mike Finsk. – Photo : Ken Kremer

Après 3 lancements réalisés en une semaine (Starlink-Starliner-Transporter), le centre spatial se prépare au lancement d’une Falcon 9 de SpaceX, laquelle embarque un module de ravitaillement à la Station spatiale internationale (ISS). Ce sera la 167e mission de SpaceX, la 159e d’un Falcon 9. 

Le décollage st prévu le 9 juin et malheureusement je ne pourrai pas rester plus longtemps pour y assister.

Moulante la combinaison des astronautes de Starliner.

Starliner : avec un équipage courant septembre

Le décollage de la capsule Starliner de Boeing avec équipage st programmé courant septembre. Les deux astronautes sont Michael Fincke et Barry Wilmore. Le 18 mai dernier, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de fraterniser, si je puis dire, avec Michael Fincke et sa collègue Sunita (Suni) Williams. « Oh, mais venez, on fait un selfie », m’a-t-elle proposé. Ce que, évidemment, je n’ai pas refusé et surpris de savoir, après coup, que Michael Fincke parle français.

La photo a été prise par l’expérimenté et fidèle reporter du centre spatial, Ken Kremer. Par la suite, on a assisté à la pré-conférence de presse de Starliner, juste avant le décollage. Sur la photo du haut, on me reconnait de dos.

Je boucle ainsi ce périple de 15 jours aux USA (je suis parti le 16 mai) et rentre en Suisse, comblé, espérant pouvoir revenir pour le lancement de la mission lunaire (à vide) SLS prévue fin août, début septembre.

Michael and Suni’s SUN SHINE Surprise Selfie 

[Cape Canaveral, May 30, 2022. rke] – I befriended an astronaut, Michael Fincke, who flew twice in Soyuz and once in the space shuttle as well as his colleague Sunita (Suni) Williams (twice in the shuttle and once in Soyuz) and who asked me to be taken in selfie.

Les drapeaux sont en berne aux USA.

As I said in my previous news, the Starliner capsule of 11 m3, from Boeing, succeeded in its docking to the International Space Station (ISS), on May 20, 2022, at 6:28 p.m. (local), 2:28 a.m. on May 21 (Swiss), then its landing on May 25 at 6:47 p.m. (local), 0:47 a.m. on May 26, Boeing can be reassured as for its future to transport astronauts.

After three launches in one week (Starlink-Starliner-Transporter), the space center is preparing for the launch of a SpaceX Falcon 9, which will carry a resupply module to the International Space Station (ISS). This will be SpaceX’s 167th mission, the 159th for a Falcon 9. 

Liftoff is scheduled for June 9 and unfortunately, I won’t be able to stay longer.

Je profite ici de remercier Jean-Michel Probst de la radio inter-régionale RFJ et international RFJ pour m’avoir donner l’occasion de faire rêver les auditeurs et téléspectateurs.

Starliner : with a crew during September 2022

The Boeing Starliner crewed capsule is scheduled to lift off in September. The two astronauts are Michael Fincke and Barry Wilmore. On May 18, I had the opportunity to fraternize, if I may say so, with Michael Fincke and his colleague Suni Williams. « Oh, but come on, let’s take a selfie, » she offered. What, obviously, I did not refuse and surprised to know, afterwards, that Michael Fincke speaks French.

The photo was taken by the experimented and faithful reporter of the space center, Ken Kremer. Afterwards, we attended the Starliner prelaunch press conference, just before liftoff. On the top picture, I can be recognized from behind.

I thus complete these 15-day trip to the USA (I left on May 16) and return to Switzerland, fulfilled, hoping to be able to come back for the launch of the lunar mission (empty) SLS planned at the end of August, beginning of September.

Accompagnement lunaire et sensations tremblotantes

[Cap Canaveral, May 19, 2022. rke. English below] – À côté de la fusée lunaire de la NASA (SLC), j’assite à mon 34e décollage de fusée. Seul reporter étranger officiellement accrédité sur site, Atlas V de United Launch Alliance (ULA) décolle sous mes yeux le 19 mai 2022 à l’heure pile, 18h54 (locale), vendredi 20 mai à 0h54 (Suisse). Mon récit.

Même les reporters américains les plus aguerris n’ont pas forcément obtenu une autorisation pour monter sur le toit du fameux building historique VAB (Vehicle Assembly Building). De là, on a, évidemment, une vue plongeante sur tout l’horizon à 360 degrés, comme ce fut le cas lors de mes précédents trips : cliquez ici

Normal, car à l’intérieur de ce gros édifice de 160,02 mètres (525 pieds) de hauteur somnole la fusée lunaire SLS (Space Launch Système), autrement dit le système de lancement spatial du 98 m de hauteur qui a dû retourner dans son hangar. Après trois essais de compte à rebours simulé dans les conditions réelles sur son pas de tir SLC 39B, l’engin a eu quelques soucis sur les conduites d’hélium du site de lancement : fuite d’hydrogène sur les caissons d’avitaillement au pied de la fusée, vanne de pressurisation défectueuse sur le deuxième étage de SLS. Somme toute des pépins classiques que les tests avaient pour but de révéler – et en cela c’est une réussite – que les équipes vont pouvoir réparer prochainement.

Un deuxième test crucial

Bref, tout cela pour vous dire que je me sens davantage privilégié. D’une part, je suis le seul reporter étranger accrédité sur ce site, d’autre part, parce la SLS est à mes côtés, à quelques centaines de mètres de nous. Mais là, je ne suis pas le seul, puisque les chaînes de télévision et autres reporters sont à l’affût du lancement. À ma gauche, la (ou le) SLS, au bout de mon objectif : la tour de lancement SLC 41. À vol d’oiseau (en vue directe), on est à 3 miles d’Atlas 5, qui doit lancer la capsule Starliner sur orbite et qui doit, pour un deuxième essai, atteindre la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme commercial Commercial Crew Program. Comme je le mentionnais dans une News précédente, plusieurs anomalies techniques ont retardé jusqu’à présent le premier vol habité. Ce second essai sans équipage doit rassurer le fabricant Boeing et la NASA. Ce second décollage est crucial pour Boeing qui joue son va-tout, mais les équipes ont bossé depuis deux ans et demi sur ce semi-raté. Il ne faut pas oublier que la capsule avait réussi son retour en décembre 2019, malgré qu’elle n’ait pas atteint son objectif. Pour ma part, c’est d’autant plus important que j’ai eu l’occasion d’assister sur place, comme reporter, à l’ensemble de la mission et même voir la deuxième capsule en montage : cliquez ici

My video.

De minute en minute

Dans la Starliner, pas d’astronautes pour cette fois. La tension est toujours à son comble avant un décollage, mais pas autant qu’un vol habité. À 5 minutes du décollage, les reporters et le personnel du centre spatial s’activent et se rendent au lieu le plus adéquat pour avoir une meilleure vue. En fait, ce soir, on distingue la fusée très nettement, car on a le soleil dans le dos. Le ciel est légèrement voilé, mais suffisamment limpide pour suivre la trajectoire de l’engin spatial.

« Je perçois les premières flammes. Elles sont brillantes, quasi étincelantes. Je jette à la fois un coup d’œil dans le viseur, à la fois hors du viseur pour mieux m’imprégner de l’événement, car, avec le téléobjectif, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de champ »

  • Heure H-5 minutes : sans même observer l’immense compte à rebours, une console de 10 mètres de large plantée devant, l’adrénaline nous pousse à nous concentrer aux derniers réglages de nos objectifs
  • Heure H-2 minutes : j’ai posé mon smartphone (iPhone 13 ProMax), sur une petite borne trouvée au hasard, proche de moi. Puis j’ai fixé mon Canon EOS R3 tout neuf (dont je fais le crâneur) avec un téléobjectif de 400 mm (200 mm avec un agrandisseur). Puis je tiens en main mon Canon EOS 5D Mark IV et mon objectif 28-300 mm. Je panique un peu, car je dois m’occuper des trois appareils à la fois. Mais ça va !
  • Heure H-1 minute : les derniers fonctionnaires du centre spatial ont encore juste le temps de sortir de leur bureau à l’extérieur pour se poser in extremis sur le terrain. On stresse, un peu, beaucoup, passionnément… c’est le moment !
  • Heure H-1 seconde. Je perçois les premières flammes. Elles sont brillantes, quasi étincelantes. Je jette à la fois un coup d’œil dans le viseur, à la fois hors du viseur pour mieux m’imprégner de l’événement, car, avec le téléobjectif, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de champ.
  • Heure H-0.00 : Atlas V de United Launch Alliance (ULA) transportant l’engin spatial CST-100 Starliner de Boeing pour l’essai en vol orbital 2 (OFT-2) vers la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme d’équipage commercial de la NASA, a décollé le 19 mai à 18 h 54 EDT du complexe de lancement spatial 41 (SLC) de la station spatiale de Cap Canaveral. À ce jour, ULA a effectué 150 lancements avec un taux de réussite de 100 %. Il s’agit du 93e lancement réussi d’une fusée Atlas V et du 104e lancement depuis le SLC-41
  • Heure H+5 secondes : j’ai déjà réalisé une centaine d’images grâce à un réglage sur 36 images secondes (mode vidéo-photo), laissant mon objectif sur trépied faire le boulot, alors que je tiens an mai l’autre appareil. La fusée est vraiment très limpide au loin et je me rends compte que j’aurais dû monter davantage la vitesse d’obturation. Ce que je n’ai pas le temps de faire. Tant pis, je fais confiance aux appareils et puis, je m’en fiche un peu, car, le plus important pour moi est : d’être là ! Je me rends compte de la chance que j’ai et j’aurais voulu emmener toutes mes connaissances sur place pour leur faire plaisir
  • Heure H+10 secondes : les premiers vrombissement et craquement de l’engin spatial nous parviennent, de plus en plus stridents aux tympans. Le sol ne tremble pas forcément, mais les vrombissements de l’engin spatial secouent nos tripes. Ce n’est pas une navette spatiale qui décolle où là le sol tremble quelque peu.
  • Heure H+20 secondes : Atlas V est déjà si haute, qu’on la perçoit si petite et qu’il n’est plus nécessaire de garder la tête au ciel. Néanmoins, on reste prudent, en mémoire de ce qui s’est passé avec la navette Challenger le 28 janvier 1986 où j’étais sur cette même place unique en son genre.

Starliner est partie rejoindre l’ISS qu’elle a atteinte à la perfection. La couverture de mon 34e lancement sur site est aussi réussie.

Lunar Accompaniment and Trembling Sensations

[Cape Canaveral, May 19, 2022. rke] – Near the NASA lunar rocket (SLC), I attend my 34th rocket liftoff. The only foreign reporter officially accredited on site, Atlas V of United Launch Alliance (ULA) lifts off under my eyes on May 19, 2022 at the exact time, 6:54 p.m. (local), Friday May 20 at 0:54 a.m. (Swiss time). My story.

Even the most seasoned American reporters did not necessarily obtain an authorization to go up on the roof of the famous historic VAB building (Vehicle Assembly Building). From there, we have, obviously, a 360-degree view on the whole horizon, as it was the case during my previous trips: click here

Normal, because inside this big building of 160,02 meters (525 feet) of height sleeps the lunar rocket SLS (Space Launch System), in other words, the space launch system of the 98 m of height which had to return in its hangar. After three simulated countdown tests under real conditions on its SLC 39B launch pad, the spacecraft had some problems with the helium lines at the launch site: hydrogen leakage on the refueling tanks at the foot of the rocket, defective pressurization valve on the SLS second stage. All in all, these are classic glitches that the tests were designed to reveal – and in this respect they have been successful – and that the teams will soon be able to repair.

A Second Crucial Test

In short, all this to tell you that I feel more privileged. On the one hand, I am the only foreign reporter accredited on this site, on the other hand, because the SLS is next to me, a few hundred meters away from us. But I’m not the only one, since TV stations and other reporters are on the lookout for the launch. To my left, the SLS (or the), at the end of my lens: the SLC 41 launch tower. As the crow flies (in direct view), we’re 3 miles from Atlas 5, which is scheduled to launch the Starliner capsule into orbit and, for a second attempt, reach the International Space Station (ISS) as part of the Commercial Crew Program. As I mentioned in a previous News, several technical anomalies have delayed the first manned flight until now. This second unmanned test should reassure the manufacturer Boeing and NASA. This second takeoff is crucial for Boeing which plays its go-ahead, but the teams have been working for two and a half years on this semi-matched. We must not forget that the capsule had succeeded in its return in December 2019, despite not having reached its objective. For my part, it is all the more important that I had the opportunity to attend on the spot, as a reporter, to the whole mission and even see the second capsule in assembly: click here

« I perceive the first flames. They are brilliant, almost sparkling. I look through the viewfinder and out of the viewfinder to get a better idea of the event, because with the telephoto lens, I don’t feel I have enough field of view.”

From Minute to Minute

In the Starliner, no astronauts this time. The tension is always at its highest before liftoff, but not as high as a manned flight. With 5 minutes to go before liftoff, reporters and space center personnel are busy moving to the most suitable location to get a better view. In fact, this evening, the rocket is clearly visible because the sun is behind us. The sky is slightly veiled, but clear enough to follow the trajectory of the spacecraft.

  • Time T-5 minutes: without even observing the immense countdown, a console of 10 meters broad planted in front of, the adrenalin pushes us to concentrate on the last adjustments of our objectives
  • Time T-2 minutes: I put my smartphone (iPhone 13 ProMax), on a small terminal found at random, near me. Then I fixed my brand-new Canon EOS R3 (which I’m showing off) with a 400 mm telephoto lens (200 mm with an enlarger). Then I hold up my Canon EOS 5D Mark IV and my 28-300mm lens. I panic a bit, as I have to deal with all three cameras at once. But that’s okay!
  • Time T-1 minute: the last civil servants of the space center still have just the time to leave their office outside to land in extremis on the ground. We stress, a little, a lot, passionately… it’s time!
  • Time T-1 second. I perceive the first flames. They are brilliant, almost sparkling. I glance through the viewfinder and out of it to get a better idea of the event, because with the telephoto lens, I don’t feel I have enough field
  • Time T-0.00. Liftoff! United Launch Alliance (ULA) Atlas V carrying Boeing’s CST-100 Starliner spacecraft on Orbital Flight Test-2 (OFT-2) to the International Space Station (ISS) as part of NASA’s Commercial Crew Program, lifted off on May 19 at 6:54 p.m. EDT, from Space Launch Complex-41 (SLC) at Cape Canaveral Space Force Station. To date ULA has launched 150 times with 100 percent mission success. This marks the 93rd successful launch of an Atlas V rocket, and the 104th launch from SLC-41
  • Time T+5 seconds: I have already taken a hundred images thanks to a setting of 36 frames per second (video-photo mode), letting my tripod lens do the job, while I may hold the other camera. The rocket is clear in the distance, and I realize that I should have increased the shutter speed. I don’t have the time to do so. Too bad, I trust the cameras and I don’t care a bit, because the most important thing for me is to be there! I realize how lucky I am, and I would have liked to take all my acquaintances there to please them
  • Time T+10 seconds: the first humming and cracking of the spacecraft reach us, more and more strident to the eardrums. The ground does not necessarily shake, but the roars of the spacecraft shake our guts. It is not a space shuttle which takes off or there the ground shakes somewhat.
  • Time T+20 seconds: Atlas V is already so high that we perceive it so small and that it is not necessarily any more to keep the head to the sky. Nevertheless, we remain careful, in memory of what happened with the shuttle Challenger on January 28, 1986, when I was on this same unique place.

Starliner left to join the ISS which it reached perfectly. The coverage of my 34th launch on site is also successful.

Coup de poker pour Boeing : soit ça passe, soit ça casse !

[Cap Canaveral, May 19, 2022. rkeEnglish below] – En voyant ces images, ne croyez pas qu’on passe des vacances. En tant que reporters, nous sommes guidés et dirigés un peu comme des moutons, sécurité oblige. Ce mercredi 18 mai, nous avons eu l’occasion d’assister à la sortie de la fusée ULA-Atlas V / OFT-2.

À l’arrière, le pas de tir SLC 41. la fusée va sortir… Il fait, lourd.

Après deux ans de pandémie, la NASA a encore serré la vis des inscriptions. Une fois que nous sommes sur le Press Site, nous ne pouvons plus nous inscrire pour un transport soit, sur le toit du VAB, aux pieds de la fusée et à ce qu’on appelle le roll-out, qui, comme son nom l’indique consiste à sortir l’engin de son hangar. C’est la sixième fois que j’ai l’occasion de voir cette sortie. Il lui faut ¾ d’heure à la fusée pour parvenir du hangar au pas de tir pour parcourir environ 1 km. Il fait en ce moment 95 degrés F., soit. On assiste à tout le trajet à environ 1 km sur un monticule. De là, on peut voir les autres bases de lancement au loin. On a le soleil et l’Océan Atlantique dans le dos et une brise chaude est à peine ressentie. La fusée a eu ¼ d’heure de retard et elle a montré son nez à 10h15 précises, ce mercredi 18 mai 2022.

Ce lancement est important pour moi car j’ai eu le privilège de couvrir le premier test de cette capsule Starliner (OFT-1) en décembre 2019 : cliquez ici

Essai crucial sans équipage

Petite entrée en matière en ce qui concerne la mission. La Starliner (capsule conique) est le second vaisseau censé amener des astronautes de la NASA à la Station Spatiale Internationale dans le cadre du Commercial Crew Program. Mais plusieurs anomalies techniques ont retardé jusqu’à présent le premier vol habité. En ce mois de mai 2022, un second essai sans équipage doit rassurer le fabricant Boeing et la NASA. C’est un vol crucial. Si ça vole jusqu’au bout, Boeing va redorer son blason, sinon, c’est fichu pour les vols habités. Je leur tiens les pouces, car c’est, en quelque sorte, un peu de la concurrence à SpaceX. Enfin, je n’ose pas trop le dire. Disons que c’est complémentaire. Décollage prévu ce vendredi 20 mai à 0h54 du matin (Suisse), 18h54 (locale). 

  • Pour des infos succinctes, mais très complètes en français, je recommande une petite visite sur le site « Rêves d’Espace » : cliquez ci

Poker game for Boeing: either it passes, or it breaks!

Dorénavant, avant de nous amener à bon port, on appelle nos noms par hauts-parleurs.
From now on, before taking us to our destination, our names are called by loudspeakers
On guette la sortie… Watching for the exit

[Cape Canaveral, May 19, 2022. rke] – When you see these pictures, don’t think we are on vacation. As reporters, we are guided and directed a bit like sheep, security obliges. This Wednesday, we had the opportunity to attend the launch of the ULA-Atlas V / OFT-2 rocket.

La voilà !

After two years of pandemic, NASA has tightened the screw on registration again. Once we are at the Press Site, we can no longer sign up for a transport either, to the roof of the VAB, to the feet of the rocket and to what is called the roll-out, which, as the name implies is to take the craft out of its hangar. This is the sixth time I have had the opportunity to see this exit. It takes ¾ of hours to the rocket to reach the hangar to the launching pad to cover approximately 1 km. It is at this moment 95 degrees F. One attends all the way to approximately 1 km on a mound. From there you can see the other launch pads in the distance. We have the sun and the Atlantic Ocean at our backs and a warm breeze is barely felt. The rocket was ¼ of an hour late and showed its nose at 10:15 a.m. sharp, this Wednesday, May 18, 2022.

It’s an important launch for me because I had the privilege of covering the first test of this Starliner capsule (OFT-1) in December 2019: click here

A short introduction to the mission. The Starliner (conical capsule) is the second spacecraft that is supposed to take NASA astronauts to the International Space Station as part of the Commercial Crew Program. But several technical anomalies have delayed the first manned flight until now. In this month of May 2022, a second unmanned test should reassure the manufacturer Boeing and NASA. It is a crucial flight. If it flies to the end, Boeing will restore its reputation, otherwise, it’s over for manned flights. I’m holding their thumbs, because this is, in a way, a bit of competition to SpaceX. Well, I don’t dare say it. Let’s say it’s complementary. Liftoff scheduled for this Friday, May 20 at 0:54 a.m. (Swiss), 6:54 p.m. (local).

Falcon 9/Starlink – Un décollage express à l’aube

[Cap Canaveral, May 18, 2022. rke. English below] – Deux jours après mon arrivée, le 18 mai 2022, quelle ne fut pas ma surprise. J’ai dû de suite préparer mon équipement photo pour pouvoir prendre mes premiers shoots. Encore épuisé par le voyage, j’ai quand même eu le courage d’assister à un lancement, même à 15 km, en face de la fusée.

Photo du hat. Non, ce n’est pas encore le lancement de Starliner. J’attends celui de SpaceX Starlink.

Mais là, je ne suis pas accrédité, car il s’agit du tir de Falcon9 Starlink de SpaceX. Dans ce cas, j’ai juste eu besoin de me rendre sur un parc de Titusville pour assister au décollage, comme le public. Peu de monde sur place pour une mission qui est devenue une routine. Du complexe 40, la fusée a décollé à l’aurore à 6h59 (locale) après 49 minutes de retard, en emportant 53 satellites internet d’un coup. Du coup, la filme de Musk compte désormais pas moins de 2’500 engins opérationnels en orbite basse. Mes premières images d’ambiance avec celle du haut où j’ai quand même réussi mon coup avec mon tout nouveau boîtier Canon EOS R3 hybride.

Mercredi 18 mai 2022. Lever de soleil sur Titusville. Wednesday, May 18, 2022. Sunrise over Titusville. – Photo : rke

Falcon 9/Starlink – An Express Liftoff at Dawn

La pandémie de la Covid-19 a tué 1 million d’américains. En hommage, des milliers de drapeaux sont entreposés devant instances officielles. – Photo : rke

[Cape Canaveral, May 18, 2022 rke] – Two days after my arrival, on May 18, 2022, what a surprise. I had to get my camera equipment ready to take my first shots. Still exhausted by the trip, I still had the courage to attend a launch, even at 15 km, in front of the rocket.

But there, I am not accredited, because it is the launch of Falcon9 Starlink of SpaceX. In this case, I just needed to go to a park in Titusville to watch the launch, like the public. Few people on hand for a mission that has become routine. From complex 40, the rocket took off at dawn at 6:59 a.m. (local time) after 49 minutes of delay, carrying 53 internet satellites at once. As a result, Musk’s film now counts no less than 2’500 operational devices in low earth orbit. My first pictures of the atmosphere with the one above where I still managed to shoot with my brand new Canon EOS R3 hybrid camera.

Seul reporter étranger accrédité sur site

[Cap Canaveral, May 17, 2022. rke. English below] – Craignant le pire pour obtenir mes badges d’entrée au cœur du pays fusées, en Floride, j’ai eu la bonne surprise d’obtenir le badge No 1 des reporters suisses sur place et même du seul étranger ! Un privilège, mais aussi une gêne. Le deuxième essai de la fusée Atlas V OFT-2 Starliner de Boeing part ce jeudi 19 mai à 6h44 (locale) et vendredi 20 mai à 0h54 (Suisse).

À peine débarqué, ce lundi 16 mai 2022 à l’aéroport de Miami, vers 21h, heure locale, me voilà déjà dans les soucis. Le temps de trouver, je pars de location de voitures, j’embarque dans une Ford Edge puis je prends la direction habituelle de Cap Canaveral (à l’Est d’Orlando). Comme on a eu plus de 3 heures de retard à l’arrivée, je me suis retrouvé dans un bouchon interminable. À partir de cette heure-là, la ville a complètement bloqué la route principale I95 et provoqué une déviation infinie. Du coup, je me rabats sur la Nationale 1 et remonte le long des côtes en passant Palm Beach, Vero Beach et les autres villes entre les feux de circulation souvent rouges.

Après 15h de vol (trois de plus à cause de la panne), et 6 heures de voiture, donc 21h de voyage, j’arrive au petit matin en ayant perdu 1 nuit que l’hôtel m’a quand même facturée.

Le 2e journaliste étranger n’est pas venu : problème d’inscription

Sur place, le temps de décharger mes affaires, je pars chercher mes deux fameux badges. L’un au premier office, la douane de la NASA, en quelque sorte, l’autre au premier bureau de presse, au PIDs, comme ils disent. Enfin une bonne nouvelle. On m’accorde les deux tickets d’entrée au centre de presse principal sur le site avec le badge numéro 1 ! Ouah, je suis le premier arrivé. Ironie de l’histoire, on m’informe que je suis le seul journaliste étranger accrédité sur place.

Eh bien, je ne m’attendais pas à cela. Un autre reporter international aurait dû venir, mais il n’a plus eu l’autorisation en raison d’un problème… de badge. En fait, je ne sais pas lequel.

Je me sens presque gêné, mais, je me dis que c’est un privilège, d’autant plus que ce n’est pas la première que je vienne couvrir une mission en étant le seul étranger.

« Oh, la Suisse ? Quel rêve ! »

Comme d’habitude, la NASA ne fait pas de discrimination en ce qui me concerne. Mais SpaceX, oui, lire mon ancien reportage : cliquez ici.

Parce que je suis helvétique, ça passe bien à la NASA, d’autant plus qu’on a un Bernois comme directeur des missions scientifiques, Thomas Zurbuchen. J’en profite pour lui dire un petit bonjour de la part du p’tit Suisse.

Notre pays fait même rêver la toute jeune présentatrice de la News Room du Kennedy Space Center (KSC) de la préconférence du lancement de la mission OFT-2. « Parmi vos 34 couvertures de décollage, ici au Kennedy Space Centre (KSC), lequel a été le plus marquant ? ». Je dois bien réfléchir… Je lui réponds : « Ce sont le premier et le dernier vol de la navette spatiale ». Sur ce, elle est quand un peu admirative. En fait, j’ai oublié de lui dire que c’est plutôt la navette Challenger, le 28 janvier 1986, que j’ai vue exploser sous mes yeux. La présentatrice n’était probablement pas née. C’est pour cela qu’elle doit avoir été admirative de mes trips. Pas pour mon âge, mais parce que j’ai vécu tout ça, et surtout, que je viens de Suisse !

Only foreign reporter accredited on site

Non, ce n’est pas ma moto. Grande peinture devant le News Center en face du VAB. Avec, au fond, le pas de tir PAD 39B de la future fusée lunaire SLS. – No, that’s not my bike. Large painting in front of the News Center in front of the VAB. With, in the background, the PAD 39B launch pad of the future SLS moon rocket. Photo : rke

[Cape Canaveral, May 17, 2022. rke] – Fearing the worst to get my badges to enter the heart of the rocket country, in Florida, I had the good surprise to get the No. 1 badge of the Swiss reporters on the site and even of the only foreigner! A privilege, but also an embarrassment. The second test of Boeing’s Atlas V OFT-2 Starliner rocket leaves this Thursday, May 19 at 6:44 a.m. (local) and Friday, May 20 at 0:54 a.m. (Swiss).

As soon as I landed, this Monday, May 16, 2022, at the Miami airport, around 9 p.m. local time, I am already in trouble. The time to find, I leave from car rental, I embark in a Ford Edge then I take the usual direction of Cape Canaveral (east of Orlando). As we were more than 3 hours late arriving, I found myself in an endless traffic jam. From that time on, the city completely blocked the main road I95 and caused an endless detour. So, I took the National Highway 1 and drove along the coast passing Palm Beach, Vero Beach and the other cities between the often-red traffic lights.

After 15 hours of flight (three more because of the breakdown), and 6 hours of car, so 21 hours of travel, I arrive in the early morning having lost 1 night that the hotel charged me anyway.

The 2nd foreign journalist didn’t come: registration problem

On the spot, the time to unload my stuff, I go to get my two famous badges. One at the first office, the NASA customs, so to speak, the other at the first press office, the PIDs, as they say. Finally, some good news. I am granted both tickets to the main press center on the site with badge number 1! Wow, I’m the first one there. Ironically, I am informed that I am the only accredited foreign journalist on the site.

Well, I didn’t expect that. Another international reporter was supposed to come, but he didn’t get permission anymore because of a problem with his badge. Actually, I don’t know which one.

I almost feel embarrassed, but I tell myself that it’s a privilege, especially since it’s not the first time I’ve come to cover an assignment as the only foreigner.

« Oh, Switzerland? What a dream! »

As usual, NASA does not discriminate when it comes to me. But SpaceX does, read my old report: click here.

Because I’m Swiss, it goes well at NASA, especially since we have a Bernese as director of scientific missions, Thomas Zurbuchen. I take this opportunity to say hello to him on behalf of the Swiss kid.

Our country even makes the very young presenter of the Newsroom of the Kennedy Space Center (KSC) dream of the pre-launch conference of the OFT-2 mission: « Among your 34 launch covers, here at the Kennedy Space Center (KSC), which one was the most memorable? I have to think hard… I reply, « Those were the first and last space shuttle flights. » With that, she is a bit admiring. In fact, I forgot to tell her that it was the Challenger shuttle, on January 28, 1986, that I saw explode before my eyes. The presenter was probably not born. That’s why she must have admired my trips. Not because of my age, but because I have lived it all, and above all, because I come from Switzerland!

Nuit de Lune américaine à mon arrivée aux USA. – Photo : rke

Zurich – Miami sans masques à l’ère presque post-Covid

Un test antigénique, rapide, très rapide. Photo : rke

[Cap Canaveral, May 16, 2022. rke. English below] – Pour la première fois, j’ai réussi à décrocher un sourire à un douanier suisse en passant dans un portique à rayons X. J’ai apprécié passer un test Covid antigénique et adoré cocher les cases d’un formulaire américain. Cap au pays de l’Oncle Sam pour couvrir mon 34e lancement, celui de la capsule américaine Starliner de Boeing (OFT-2) aux pieds de la fusée Atlas 5.

Retourner aux USA, deux ans et trois mois après la pandémie, quelle angoisse. Petit rappel. Lors de mon premier trip pour le lancement de la sonde européenne Solar Orbiter à Cap Caveral, en février 2019, je suis rentré des USA deux jours avant la fermeture des pays due aux restrictions sanitaires. Quel bol ! Mais l’attente a été longue avant d’y retourner… aux USA. Il a fallu que l’épidémie se résorbe et que les conditions soient moins sévères, comme en ce moment.

C’est une occasion de vous décrire les étapes à franchir pour voyager en avion de nos jours. Les modalités, les avantages et les inconvénients.

Toujours ces vaccins, les trois !

La première démarche consiste à bien se renseigner. Les USA exigent les 3 vaccins Covid. Et toc ! La question est de savoir comment les Américains peuvent-ils contrôler notre PassCovid alors qu’il n’est valable qu’en Suisse. Le fameux QR code helvétique est un labyrinthe inconnu chez l’Oncle Sam. En lieu et place, le Département américain de la santé et des ressources humaines (U.S. Department of Health and Human Ressources) demande de remplir un formulaire de 5 pages baptisé CDC (Centers for Disease Control and Prevention). Lien du CDC : cliquez ici

Si l’on est positif au Covid, on ne part pas de Suisse, car c’est indiqué comme tel sur le formulaire. Donc à quoi sert-il de le signaler aux douaniers US puisqu’on n’y va pas ? C’est la logique américaine…

Mais ce document n’est pas austère. Il y a deux sections à cocher. L’une si le test de 1 jour avant le départ est négatif, ou positif. L’autre si l’on a les 3 vaccins, ou pas. Si c’est positif, dans les deux cas, il y a la possibilité de répondre à des exceptions. Évidemment, c’est un peu biaisé. Si l’on est positif, on ne part pas, donc pas besoin de montrer le formulaire aux douanes. Disons que c’est la logique américaine.

Une fois parvenu au débarquement, pas celui de Normandie, mais de la douane US, il suffit de présenter le CDC. Et gare à celui qui dit qu’il est négatif au lieu de positif ! Mais de toute façon, peu importe puisqu’au Check-in de l’aéroport de départ, il est demandé le certificat Covid de 3 doses. Pas de boost, pas de décollage !

L’antigénique adoré

Deuxième contrainte : le fameux test avant le départ. Soit l’antigénique (24 heures avant) ou le PCR, 72 heures. Le plus simple est de choisir la première variante. Le test peut être réalisé à l’aéroport de Zurich quelques heures avant le départ, mais ce n’est pas forcément la bonne solution. Pour ma part, j’ai préféré passer une nuit avant à l’hôtel et me faire tester à ce moment-là. En principe, il est possible de passer au centre de diagnostics de l’aéroport sans rendez-vous, mais il est quand même conseillé de s’inscrire au préalable, ce qui facilite les démarches une fois sur place. C’est l’entreprise FlyEnder qui s’occupe de ces tests.

Voici le lien FlyEnder : www.enderdiagnostics.com

Je dois reconnaître que la procédure est parfaitement rodée et que le passage au test rapide est… rapide, sans désagrément grâce à un coton-tige pris dans la bouche et à peine entré dans le nez.

Check-in : fini les bornes

Une fois ces deux formulaires en main, le CDC et le test Covid, vient le Check-in. À Zurich, il n’est plus possible, à la sortie du train du hall de gare de l’aéroport, d’enregistrer personnellement ses bagages sur les diverses consoles munies d’écran pour la simple et bonne raison qu’elles ont disparu. Dommage, car on s’y était accoutumé. Néanmoins, cela est possible de déposer ses bagages au desk du tapis roulant pour ceux qui auraient préalablement réalisé le Check-in, en ligne. De là, on est un peu désemparé, car on ne sait pas où aller s’enregistrer. En tous, ce n’est pas mis en évidence. J’ai donc dû me rendre au 1er étage du Terminal 1 pour enfin repérer les comptoirs (pour ne plus dire Desks) d’enregistrement de la compagnie Swiss.

Au départ de Zurich. Photo : rke

Au scanner, plus de souliers

Vient le passage redouté au contrôle des personnes, à la fouille humaine. Depuis la pandémie, qui je le rappelle n’est pas résorbée, je me suis méfié davantage de ce moment. Mais rien n’a changé : défilement des personnes dans une allée en serpentin, dépose de tous les objets corporels dans des bacs en plastique, puis passage au portail-scanner. « Mais non, pas besoin d’enlever les souliers ! » me lance le douanier de l’autre côté de l’entrée. Ah, chouette ! Je les laisse…

Bip, Bip. On me demande de repasser le portail, et Bip, Bip à nouveau. Quelle angoisse. Je me sens gêné pour les autres passagers et mes affaires qui défilent à l’infini du tapis roulant. Et encore Bip, Bip ! Cette fois, je suis fichu. On va me garder à Zurich. Mais non, je plaisante !

Dès lors, le douanier regarde mes chaussures et ne demande, en Suisse allemand :

  • Vous avez quoi comme souliers ?
  • Ben, des normaux, lui dis-je ?
  • N’avez-vous pas par hasard une paire avec un embout de sécurité en métal ?
  • Heu, ah oui, il me semble. Marchez dessus, vous verrez bien !

Le douanier s’exécute et pose son pied sur le bout du mien et, effectivement, je ne pensais plus que j’avais des chaussures de sécurité. Du coup, j’ai réussi à faire sourire un douanier !

Le tampon bleu américain

Reste encore à passer au contrôle des passeports où, comme de coutume, le service de sécurité américain doit timbrer le billet d’avion d’un tampon bleu. C’est juste avant l’entrée du portique d’embarquement. Et là encore, je réussis à décrocher un sourire de l’hôtesse qui m’a souhaité un agréable voyage. Bizarre, car d’habitude, c’est la méfiance qui prédomine.

Ah, encore une chose. Plus de masques dans l’aéroport ni dans les avions, sauf pour les irréductibles.

Au bout du compte, le début de ce voyage est plus agréable que la période d’avant Covid. Comme quoi, la pandémie a eu du bon. On dirait que tout un chacun est devenu plus conciliant et les contrôleurs plus empathiques. Bigre, ferait-il bon voyager à nouveau ?

À l’arrivée à Miami. Photo : rke

Le comble…

Pour le fin mot de l’histoire, notre vol Swiss LX64 (Boeing 777-300) a atterri à Miami avec trois heures de retard, dû à un problème technique à un moteur au décollage de Zurich. Le comble : le douanier ne m’a même pas demandé ma feuille Covid CDC !

Mais allez, passez ! Me voilà en Amérique.

Zurich – Miami without masks in the almost post-Covid era

From Zurich, a beautiful Emirates A380. Photo : rke

[Cape Canaveral, May 16, 2022] – For the first time, I managed to get a smile out of a Swiss customs officer as I passed through an X-ray portal. I enjoyed taking a Covid antigen test and loved checking off the boxes on an American form. Heading to Uncle Sam’s country to cover my 34th launch, that of Boeing’s American Starliner capsule (OFT-2) at the feet of the Atlas 5 rocket.

Going back to the USA, two years and three months after the pandemic, what anguish. A little reminder. On my first trip to the launch of the European Solar Orbiter probe at Cape Caveral in February 2019, I returned from the US two days before the countries shutdown due to health restrictions. What a stroke of luck! But it was a long wait to get back… to the US. It took the outbreak to subside and the conditions to be less severe, as they are right now.

This is an opportunity to describe to you the steps to take to travel by plane nowadays. The modalities, the advantages and the disadvantages.

Always those vaccines, all three!

The first step is to be well informed. The USA requires the 3 Covid vaccines. And that’s it! The question is how the Americans can control our Covid Pass when it is only valid in Switzerland. The famous Swiss QR code is an unknown labyrinth in Uncle Sam. Instead, the U.S. Department of Health and Human Resources asks you to fill out a 5-page form called CDC (Centers for Disease Control and Prevention).

But this document is not austere. There are two sections to check off. One if the test of 1 day before departure is negative or positive. The other one if you have the 3 vaccines, or not. If it is positive, in both cases, there is the possibility to answer exceptions. Obviously, it is a bit biased. If you are positive, you don’t leave, so you don’t have to show the form to customs. Let’s say that’s the American logic.

Once you arrive at the landing, not the one in Normandy, but at the US customs, you just have to show the CDC. And beware of the one who says it is negative instead of positive! But anyway, it doesn’t matter because at the check-in of the departure airport, the Covid certificate of 3 doses is required. No boost, no take-off!

The Beloved Antigen

On arrival in Miami with more than 3 hours of delay. Photo : rke

Second constraint: the famous test before departure. Either the antigenic (24 hours before) or the PCR, 72 hours. The easiest way is to choose the first variant. The test can be done at the airport in Zurich a few hours before departure, but this is not necessarily the best solution. For my part, I preferred to spend one night in a hotel before and to be tested at that time. In principle, it is possible to go to the diagnostic center at the airport without an appointment, but it is still advisable to register beforehand, which makes it easier once you are there. The company FlyEnder is in charge of these tests.

I have to admit that the procedure is perfectly worked out and that the passage to the quick test is… fast, without any inconvenience thanks to a cotton swab taken in the mouth and barely entered the nose.

Check-in: no more terminals

Once these two forms in hand, the CDC and the Covid test, comes the check-in. In Zurich, it is no longer possible to personally check in your luggage at the various consoles with screens when you leave the train at the airport station, for the simple reason that they have disappeared. It’s a pity, because we were used to it. Nevertheless, it is possible to drop off your luggage at the conveyor belt desk for those who have previously checked in online. From there, we are a bit confused, because we don’t know where to check in. In all, it is not highlighted. So I had to go to the 1st floor of Terminal 1 to finally find the check-in counters (not to say desks) of the Swiss company.

At the Scanner, No More Shoes

Then came the dreaded human search. Since the pandemic, which I remind you is not over, I have been more wary of this moment. But nothing has changed: people are paraded down a serpentine aisle, all body objects are deposited in plastic bins, and then they pass through the portal scanner. « But no, you don’t have to take off your shoes », says the customs officer on the other side of the entrance. Oh, great! I leave them…

Beep, beep. They ask me to go back through the gate, and Beep, Beep again. What anguish. I feel embarrassed for the other passengers and my things that scroll to the infinity of the conveyor belt. And again Beep, beep! This time, I’m done for. They’re going to keep me in Zurich. But no, I’m kidding!

From then on, the customs officer looks at my shoes and asks, in Swiss German:

⁃ What kind of shoes do you have?

⁃ Well, normal ones, I tell him?

⁃ Do you by any chance have a pair with a metal safety toe cap?

⁃ Uh, ah yes, I think so. Step on it, you’ll see!

The customs officer complies and puts his foot on the toe of mine and indeed, I didn’t think I had safety shoes anymore. As a result, I managed to make a customs officer smile!

The American Blue Stamp

I still have to go through passport control where, as usual, the American security service has to stamp the plane ticket with a blue stamp. It is just before the entrance of the boarding gate. And there again, I managed to get a smile from the stewardess who wished me a pleasant trip. Strange, because usually, it’s mistrust that prevails.

Ah, one more thing. No more masks in the airport or on the planes, except for the diehards.

In the end, the beginning of this trip is more pleasant than the period before Covid. So the pandemic has had its benefits. It seems that everyone has become more accommodating and the controllers more empathetic. Boy, would it be nice to travel again?

The last straw…

To make a long story short, our Swiss flight LX64 (Boeing 777-300) landed in Miami three hours late, due to a technical problem with an engine on takeoff from Zurich. To top it all off, the customs officer didn’t even ask me for my Covid CDC sheet!

But come on, pass! Here I am in America.