Soucis de shoots d’Artemis

[Cape Canaveral, August 27, 2022, rke, english below] – J’angoisse pour des soucis de réglages photos sur le site d’Artemis, mais je me réjouis de visiter, ce dimanche 28 août 2022, les antres du building où sont montées les futures capsules d’Orion… habitables.

J’installe ma caméra ici.

Quelque deux cents photographes avons le privilège de poser notre équipement photo autour d’Artemis, ce samedi 27 août 2022. Ce jour-là nous est réservé à l’extérieur du pas de tir, la pose de nos équipements photo. 

À quelque deux cents mètres, La fusée est tellement imposante qu’on a presque l’impression de la toucher. Pour nous, la NASA avait prévu 4 sites, on n’en a eu droit qu’à 3, ce qui est déjà énorme. Je peux être heureux de pouvoir fixer un seul trépied sur l’un de ces endroits-là, mais quand je vois mes collègues américains débarquer avec quatre, voire 6 appareils photo sous les bras, il faut dire que je suis un peu jaloux. Résidents américains, ils peuvent aisément emmener tout le matériel dont ils ont envie, eux. Pas nous, qui venons d’outre-Atlantique, question de poids à transporter dans les airs. Il faut dire que je suis comblé d’être le seul Helvète en ce moment sur place, mais mon gros souci est de pouvoir réussir mes images, comme je l’avais fait en avril 2018 le lancement de CRS-14 avec l’expérience du CSEM.

L’image bloque

Malheureusement, par la suite, j’ai loupé mes photos lors de quatre autres lancements. Problème : mon boîtier se bloquait à chaque fois à la première image et je ne sais pas pourquoi, même avec des réglages identiques. Du coup, je me suis équipé cette fois avec un Canon 5D Mark 3, sachant que je prends des risques, puisque, si par malheur la fusée explose, mon appareil s’envolera avec et l’assurance ne couvre pas les dégâts, dans ce cas-là. Pour la petite histoire, nous fixons sur nos appareils (où l’on accroche le flash d’habitude) un petit boîtier, MIOPS, un trigger, plus précisément, qui permet de déclencher les images aux sons. Encore faut-il en régler la sensibilité correctement.

J’ai posé mon attirail sur le deuxième site (sur les trois prévus), comme on le voit sur la photo ci-contre. Je pense que mon choix est le bon. De toute façon, là ou ailleurs, l’important est de réussir les images.

Douche orageuse sur le site

Ce samedi 27 août après-midi, un surprenant orage est venu doucher le centre spatial, ce qui m’angoisse encore davantage. Je doute qu’avec un sac en plastique posé sur mon appareil photo suffira à retenir la pluie qui s’est abattue d’un coup sur le site. D’autant plus que mon trépied, malgré qu’il soit solide, est placé en hauteur, ce qui le déstabilise un peu. Cela m’angoisse. Je préfère ne m’as y penser. On verra lundi, après le décollage, si la fusée s’envole. Rendez-vous compte, on pose nos appareils, déjà deux jours avant le lancement : encore faut-il que les piles tiennent ! Mais ça, c’est valable pour tous-tes les photographes engagé.e.s sur place. Qui vivra verra, comme on dit. Alors, je vis.

Ce dimanche 28 août, la NASA nous invite à visiter le centre opérationnel d’Orion, la capsule conique d’Artemis II et III, avec son module de service européen ! Je vais oublier mes soucis de réglages photographiques.

Artemis shooting troubles

[Cape Canaveral, August 27, 2022, rke] – I’m worried about the Artemis site, but I’m looking forward to visit, this Sunday, August 28, 2022, the building where the future Orion capsules are assembled… habitable.

Selfie taken by Ken Kremer : http://www.spaceupclose.com

Some two hundred photographers have the privilege to put our photo equipment around Artemis, this Saturday, August 27, 2022. This day is reserved to us outside the launching pad, the pose of our photo equipment. 

At about two hundred meters, the rocket is so imposing that we almost have the impression to touch it. For us, NASA had planned 4 sites, we were allowed only 3, which is already enormous. I can be happy to be able to fix a single tripod on one of these places, but when I see my American colleagues landing with four, even six cameras under their arms, I must say that I am a little jealous. American residents can easily bring all the equipment they want. Not us, who come from across the Atlantic, because of the weight to carry in the air. It must be said that I am fulfilled to be the only Swiss at this time on the site, but my big concern is to be able to succeed my images, as I had done in April 2018 the launch of CRS-14 with an experiment of the CSEM.

The Image Blocks

Unfortunately, after that, I missed my pictures on four other launches. Problem: my box blocked each time at the first image, and I don’t know why, even with identical settings. So, this time, I equipped myself with a Canon 5D Mark 3, knowing that I take risks, since, if by misfortune the rocket explodes, my camera will fly away with it and the insurance doesn’t cover the damage, in this case. For the record, we attach to our cameras (where we usually hang the flash) a small box, MIOPS, a trigger, to be precise, which allows us to trigger the images with sounds. But we still must set the sensitivity correctly.

I put my equipment on the second site (out of the three planned), as you can see on the picture opposite. I think my choice is the right one. In any case, there or elsewhere, the important thing is to get the images right.

Stormy Shower on the Site

This Saturday afternoon, August 27, a surprising thunderstorm came to shower the space center, which makes me even more anxious. I doubt that a plastic bag on my camera will be enough to hold back the rain that fell suddenly on the site. Especially since my tripod, although it is solid, is placed in height, which destabilizes it a little. This makes me anxious. I prefer not to think about it. We will see Monday, after the takeoff, if the rocket takes off. You can imagine, we already put our devices two days before the launch: the batteries still must hold! But this is valid for all the photographers hired on the site. Who will live will see. So, I live.

This Sunday, August 28, NASA invites us to visit the Orion operations center, the conical capsule of Artemis II and III, with its European service module! I’ll forget my worries about photographic settings.

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