Seul reporter étranger accrédité sur site

[Cap Canaveral, May 17, 2022. rke. English below] – Craignant le pire pour obtenir mes badges d’entrée au cœur du pays fusées, en Floride, j’ai eu la bonne surprise d’obtenir le badge No 1 des reporters suisses sur place et même du seul étranger ! Un privilège, mais aussi une gêne. Le deuxième essai de la fusée Atlas V OFT-2 Starliner de Boeing part ce jeudi 19 mai à 6h44 (locale) et vendredi 20 mai à 0h54 (Suisse).

À peine débarqué, ce lundi 16 mai 2022 à l’aéroport de Miami, vers 21h, heure locale, me voilà déjà dans les soucis. Le temps de trouver, je pars de location de voitures, j’embarque dans une Ford Edge puis je prends la direction habituelle de Cap Canaveral (à l’Est d’Orlando). Comme on a eu plus de 3 heures de retard à l’arrivée, je me suis retrouvé dans un bouchon interminable. À partir de cette heure-là, la ville a complètement bloqué la route principale I95 et provoqué une déviation infinie. Du coup, je me rabats sur la Nationale 1 et remonte le long des côtes en passant Palm Beach, Vero Beach et les autres villes entre les feux de circulation souvent rouges.

Après 15h de vol (trois de plus à cause de la panne), et 6 heures de voiture, donc 21h de voyage, j’arrive au petit matin en ayant perdu 1 nuit que l’hôtel m’a quand même facturée.

Le 2e journaliste étranger n’est pas venu : problème d’inscription

Sur place, le temps de décharger mes affaires, je pars chercher mes deux fameux badges. L’un au premier office, la douane de la NASA, en quelque sorte, l’autre au premier bureau de presse, au PIDs, comme ils disent. Enfin une bonne nouvelle. On m’accorde les deux tickets d’entrée au centre de presse principal sur le site avec le badge numéro 1 ! Ouah, je suis le premier arrivé. Ironie de l’histoire, on m’informe que je suis le seul journaliste étranger accrédité sur place.

Eh bien, je ne m’attendais pas à cela. Un autre reporter international aurait dû venir, mais il n’a plus eu l’autorisation en raison d’un problème… de badge. En fait, je ne sais pas lequel.

Je me sens presque gêné, mais, je me dis que c’est un privilège, d’autant plus que ce n’est pas la première que je vienne couvrir une mission en étant le seul étranger.

« Oh, la Suisse ? Quel rêve ! »

Comme d’habitude, la NASA ne fait pas de discrimination en ce qui me concerne. Mais SpaceX, oui, lire mon ancien reportage : cliquez ici.

Parce que je suis helvétique, ça passe bien à la NASA, d’autant plus qu’on a un Bernois comme directeur des missions scientifiques, Thomas Zurbuchen. J’en profite pour lui dire un petit bonjour de la part du p’tit Suisse.

Notre pays fait même rêver la toute jeune présentatrice de la News Room du Kennedy Space Center (KSC) de la préconférence du lancement de la mission OFT-2. « Parmi vos 34 couvertures de décollage, ici au Kennedy Space Centre (KSC), lequel a été le plus marquant ? ». Je dois bien réfléchir… Je lui réponds : « Ce sont le premier et le dernier vol de la navette spatiale ». Sur ce, elle est quand un peu admirative. En fait, j’ai oublié de lui dire que c’est plutôt la navette Challenger, le 28 janvier 1986, que j’ai vue exploser sous mes yeux. La présentatrice n’était probablement pas née. C’est pour cela qu’elle doit avoir été admirative de mes trips. Pas pour mon âge, mais parce que j’ai vécu tout ça, et surtout, que je viens de Suisse !

Only foreign reporter accredited on site

Non, ce n’est pas ma moto. Grande peinture devant le News Center en face du VAB. Avec, au fond, le pas de tir PAD 39B de la future fusée lunaire SLS. – No, that’s not my bike. Large painting in front of the News Center in front of the VAB. With, in the background, the PAD 39B launch pad of the future SLS moon rocket. Photo : rke

[Cape Canaveral, May 17, 2022. rke] – Fearing the worst to get my badges to enter the heart of the rocket country, in Florida, I had the good surprise to get the No. 1 badge of the Swiss reporters on the site and even of the only foreigner! A privilege, but also an embarrassment. The second test of Boeing’s Atlas V OFT-2 Starliner rocket leaves this Thursday, May 19 at 6:44 a.m. (local) and Friday, May 20 at 0:54 a.m. (Swiss).

As soon as I landed, this Monday, May 16, 2022, at the Miami airport, around 9 p.m. local time, I am already in trouble. The time to find, I leave from car rental, I embark in a Ford Edge then I take the usual direction of Cape Canaveral (east of Orlando). As we were more than 3 hours late arriving, I found myself in an endless traffic jam. From that time on, the city completely blocked the main road I95 and caused an endless detour. So, I took the National Highway 1 and drove along the coast passing Palm Beach, Vero Beach and the other cities between the often-red traffic lights.

After 15 hours of flight (three more because of the breakdown), and 6 hours of car, so 21 hours of travel, I arrive in the early morning having lost 1 night that the hotel charged me anyway.

The 2nd foreign journalist didn’t come: registration problem

On the spot, the time to unload my stuff, I go to get my two famous badges. One at the first office, the NASA customs, so to speak, the other at the first press office, the PIDs, as they say. Finally, some good news. I am granted both tickets to the main press center on the site with badge number 1! Wow, I’m the first one there. Ironically, I am informed that I am the only accredited foreign journalist on the site.

Well, I didn’t expect that. Another international reporter was supposed to come, but he didn’t get permission anymore because of a problem with his badge. Actually, I don’t know which one.

I almost feel embarrassed, but I tell myself that it’s a privilege, especially since it’s not the first time I’ve come to cover an assignment as the only foreigner.

« Oh, Switzerland? What a dream! »

As usual, NASA does not discriminate when it comes to me. But SpaceX does, read my old report: click here.

Because I’m Swiss, it goes well at NASA, especially since we have a Bernese as director of scientific missions, Thomas Zurbuchen. I take this opportunity to say hello to him on behalf of the Swiss kid.

Our country even makes the very young presenter of the Newsroom of the Kennedy Space Center (KSC) dream of the pre-launch conference of the OFT-2 mission: « Among your 34 launch covers, here at the Kennedy Space Center (KSC), which one was the most memorable? I have to think hard… I reply, « Those were the first and last space shuttle flights. » With that, she is a bit admiring. In fact, I forgot to tell her that it was the Challenger shuttle, on January 28, 1986, that I saw explode before my eyes. The presenter was probably not born. That’s why she must have admired my trips. Not because of my age, but because I have lived it all, and above all, because I come from Switzerland!

Nuit de Lune américaine à mon arrivée aux USA. – Photo : rke

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