Falcon 9 : colis express japonais de télécommunication sur orbite

[Cape Canaveral, December 17, 2019, rke. English below] – Photo du haut : SpaceX a lancé sa fusée Falcon 9 avec JCSAT-18/Kacific-1 lundi 16 décembre (19h10, locale, pile à l’heure). Le lancement, le 77e pour un Falcon 9, a vu le satellite de communications commerciales s’élever sur une orbite de transfert géostationnaire (GTO). La fenêtre de lancement était d’une heure et 28 minutes.  – Photo : rke

Falcon 9 on takeoff. – Photo : rke

Mission express pour SpaceX. Je dis express, parce que les lancements sont dorénavant tellement bien rodés, que les fusées décollent au pas cadencé. Ce n’est en tous cas pas une affaire banale, même si, apparemment, les lancements se suivent et se ressemblent. D’ailleurs, le premier étage de la fusée Falcon 9 de ce vol, a déjà volé deux fois, et, ce qui extraordinaire, c’est de le voir filer dans les airs après une troisième utilisation. Ça, c’est aussi un exploit… et pas de la routine.

En deux mots, Falcon 9 a donc lancé à l’heure pile 19h10 locale ce 16 décembre (1h10 en Suisse ce 17 décembre), de Cap Canaveral, un gros satellite de télécommunication de 6,9 tonnes (15’335 pounds) qui, comme son nom l’indique, doit couvrir la région Asie-Pacifique à 36’000 km d’altitude à 150 degrés de longitude Est. 

Pour populations isolées de l’Asie Pacifique

The settings. – Photo : rke

The 4 folded feet of falcon 9. – Photo : rke

Propriété des entreprises Kacific et Sky Perfect JSAT Corp, un opérateur satellite établi basé à Tokyo, cet engin relira les populations isolées télécoms (bande Ka et Ku), dont 600 millions de personnes, mais également pour toutes sortes de services gouvernementaux : écoles hôpitaux, bureaux postaux, postes de police et casernes de pompiers. Express, cela a été aussi l’occasion pour nous reporters, en ce lundi 16 décembre. Comme SpaceX s’est complètement occupé de nous (et pas la NASA), on a eu l’occasion de poser nos caméras à distance seulement 5 heures avant le lancement, ce qui est plutôt rare. Au départ du Samuel C. Phillips Park, on a donc posé nos appareils sur le pas de tir SLC-40 de la base aérienne de l’US Air Force. Un endroit privilégié.

Falcon 9, 30 minutes avant le décollage. – Photo : rke

Et, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas été discriminés en tant que journalistes étrangers. Une heure et demie avant le décollage, on a pu se rendre, tous, avec nos voitures, sur le CCAFS ITL Causeway, pour vois le décollage. De nuit, par temps limpide, on avait une vue très limpide de la fusée. Sauf que, un peu distrait, et trop dans la Lune, je me suis laissé à rêvasser lors de la première seconde de décollage et j’ai oublié de faire clic-clac ! Mais, surpris et paniqué, je me suis rattrapé par la suite. Voilà ce que ça donne (ci-contre).

Photos on Flickr

Le pas de tir SLC-40… – Photo : rke

Difficile de régler les appareils,
le soleil en face. – Selfie

Falcon 9: a Japanese express parcel of telecom is on orbit

SpaceX launched its Falcon 9 rocket with JCSAT-18/Kacific-1 on Monday. The launch, the 77th for the Falcon 9, saw the commercial communications satellite lofted to a geostationary transfer orbit (GTO). The 1-hour 28-minute launch window opened at 7:10 PM EST on December 16, with an on-time liftoff. – Photo : rke

Express mission for SpaceX. I say express, because the launches are now so well run in, that the rockets take off at a steady pace. In any case, this is not a trivial matter, even if, apparently, the launches follow one another and are similar. In fact, the first stage of the Falcon 9 rocket on this flight has already flown twice, and what is extraordinary is to see it fly through the air after a third use. That’s also a feat… and not routine.
In short, Falcon 9 therefore launched on time at exactly 19:10 local time on 16 December from Cape Canaveral, a large 6.9-ton (15,335 pounds) telecommunications satellite that, as its name suggests, will cover the Asia-Pacific region at an altitude of 36,000 km at 150 degrees east longitude.

The Launch & Landing of SpaceX. – Photo : rke

Always faithful, my colleague
Don Hladiuk at the adjustment. – Photo : rke

I’m too much in the moonAnd, for once, we were not discriminated against as foreign journalists. An hour and a half before takeoff, we were all able to go, with our cars, to the CCAFS ITL Causeway to see the takeoff. At night, in clear weather, we had a very clear view of the rocket. Except that, a little distracted, and too much in the moon, I let myself daydream during the first second of takeoff and I forgot to click-clack shoot to do ! But, surprised and panicked, I later caught up. This is what it looks like.

For isolated populations in Asia Pacific

Owned by Kacific and Sky Perfect JSAT Corp, a Tokyo-based satellite operator, this device will connect isolated telecom populations (Ka and Ku band), including 600 million people, but also all kinds of government services: hospitals, post offices, police stations and fire stations.Express, this was also an opportunity for us reporters on Monday, December 16. As SpaceX took full care of us (and not NASA), we had the opportunity to install our cameras remotely only 5 hours before the launch, which is quite rare. When we left Samuel C. Phillips Park, we landed our aircraft on the SLC-40 launch pad at US Air Force Base. A privileged place.

Two hours before launch. – Photo : rke